Publié le 27 mars 2020
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Covid-19 : protéger les victimes de violences familiales

Crédit photo : iStock - Nicolas McComber

Avec le confinement, les femmes et les enfants victimes de violences domestiques sont très exposés. Des ressources, des dispositifs et des contacts sont maintenus en Île-de-France pour signaler ces violences et protéger les victimes. 

La Région s'engage fortement pour venir en aide aux Franciliens victimes de violences, dans le cadre familial. Logement, accueil, écoute, sécurité... : elle accompagne au quotidien le secteur associatif qui œuvre pour défendre les droits des familles. Tour d'horizon des possibilités de signalements et de protection en Île-de-France pendant le confinement.

Campagne de sensibilisation d'Unicef France et NousToutes

Des ressources pour les enfants, les adolescents 

  • L’association En Avant Toutes propose un tchat aux adolescents, 7j/7 de 10h à 21h, pour parler du couple et des violences,
  • L’Association des Maisons des adolescents a publié une liste des permanences téléphoniques des Maisons des adolescents pour écoute et soutien,
  • Les jeunes victimes harcèlement en ligne, peuvent joindre la plateforme Net Ecoute du lundi au vendredi de 9h à 20h et le samedi de 9h à 18h au 0800 200 000, 
  • Le site de L’Enfant Bleu explique aux ados ce qu’est la maltraitance et ses différentes formes. Il propose aussi une ligne d’écoute : 01.56.56.62 62.

Victime ou témoin d’une situation de violences intra-familiale? 

  • Appelez Allô Enfance en Danger au 119 (numéro national gratuit accessible 24h/24, 7j/7). Un formulaire en ligne est aussi disponible si vous ne pouvez pas appeler.
  • Appelez Femmes Violences Information au 3919 (numéro d’écoute anonyme et gratuit, accessible du lundi au samedi de 9h à 19h),
  • Appelez le 3977 en cas de maltraitance de personnes âgées ou handicapées (du lundi au vendredi de 9h à 19h).
Violences Femmes Info

Femmes en danger, vos contacts d’urgence

  • Si vous êtes en danger au sein de votre foyer, appelez le 17 ou le 112 pour joindre la police ou la gendarmerie,
  • En cas de difficulté à appeler la police ou la gendarmerie en toute confidentialité, utilisez le 114 par SMS pour communiquer par écrit (service gratuit 24h/24 et 7j/7),
  • Vous pouvez signaler toute violence sexiste ou sexuelle sur Internet, grâce à une messagerie instantanée qui vous permet de dialoguer avec la police ou la gendarmerie,
  • Si vous pouvez sortir de chez vous, rendez-vous dans la pharmacie la plus proche, pour alerter de votre situation (trouvez les pharmacies près de chez vous sur notre carte),
  • Pour trouver un hébergement d’urgence, contactez le 115.
  • Des permanences juridiques sont assurées par téléphone par les équipes des centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) d'Île-de-France. Retrouvez ici les contacts par département.
  • Ordonnances de protection : Les tribunaux continuent de traiter les affaires de violences conjugales pendant le confinement. Vous pouvez solliciter une ordonnance de protection pour demander l’éviction de votre conjoint violent.
  • Le Centre Hubertine-Auclert, se mobilise pour faire connaître tous les dispositifs existants pour les femmes en danger en Île-de-France. Retrouvez tous les contacts et lieux d’écoute en Île-de-France.

Violentomètre 

Le Centre Hubertine-Auclert propose un outil simple et utile de prévention pour « mesurer » si une relation amoureuse est basée sur le consentement et non violente : le violentomètreDécouvrez-le et utilisez-le

  • Vous trouverez aussi des ressources auprès du Centre Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles (CRIAVS) d'Île-de-France.

La Région étend son action aux côtés des associations

À la suite d’une réunion avec l’ensemble des associations franciliennes, la Région a pris plusieurs mesures : 

  • Créer une adresse mail afin de recenser les besoins des associations pour l’acquisition de matériel liés à la crise sanitaire en vue de les rembourser sur facture : covid-19-solidarites@iledefrance.fr
  • Poursuivre la distribution des masques de protection aux associations, en particulier pour les personnels dans les centres d’hébergement.
  • Alléger les procédures pour aider financièrement les structures dont la trésorerie est fragilisée,
  • Recenser, avec les associations, les besoins en hébergement. La Région travaille déjà avec la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF) pour augmenter le quota régional de logements mis à disposition des femmes victimes de violences.