Publié le 27 mars 2020
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Covid-19 : protéger les victimes de violences familiales

Avec le confinement, les femmes et les enfants victimes de violences domestiques sont très exposés. Des ressources, des dispositifs et des contacts sont maintenus en Île-de-France pour signaler ces violences et protéger les victimes. 

La Région s'engage fortement pour venir en aide aux Franciliens victimes de violences, dans le cadre familial. Logement, accueil, écoute, sécurité... : elle accompagne au quotidien le secteur associatif qui œuvre pour défendre les droits des familles. Tour d'horizon des possibilités de signalements et de protection en Île-de-France pendant le confinement.

Campagne de sensibilisation d'Unicef France et NousToutes

Des ressources pour les enfants, les adolescents 

  • L’association En Avant Toutes propose un tchat aux adolescents, 7j/7 de 10h à 21h, pour parler du couple et des violences,
  • L’Association des Maisons des adolescents a publié une liste des permanences téléphoniques des Maisons des adolescents pour écoute et soutien,
  • Les jeunes victimes harcèlement en ligne, peuvent joindre la plateforme Net Ecoute du lundi au vendredi de 9h à 20h et le samedi de 9h à 18h au 0800 200 000, 
  • Le site de L’Enfant Bleu explique aux ados ce qu’est la maltraitance et ses différentes formes. Il propose aussi une ligne d’écoute : 01.56.56.62 62.

Victime ou témoin d’une situation de violences intra-familiale? 

  • Appelez Allô Enfance en Danger au 119 (numéro national gratuit accessible 24h/24, 7j/7). Un formulaire en ligne est aussi disponible si vous ne pouvez pas appeler.
  • Appelez Femmes Violences Information au 3919 (numéro d’écoute anonyme et gratuit, accessible du lundi au samedi de 9h à 19h),
  • Appelez le 3977 en cas de maltraitance de personnes âgées ou handicapées (du lundi au vendredi de 9h à 19h).
Violences Femmes Info

Femmes en danger, vos contacts d’urgence

  • Si vous êtes en danger au sein de votre foyer, appelez le 17 ou le 112 pour joindre la police ou la gendarmerie,
  • En cas de difficulté à appeler la police ou la gendarmerie en toute confidentialité, utilisez le 114 par SMS pour communiquer par écrit (service gratuit 24h/24 et 7j/7),
  • Vous pouvez signaler toute violence sexiste ou sexuelle sur Internet, grâce à une messagerie instantanée qui vous permet de dialoguer avec la police ou la gendarmerie,
  • Si vous pouvez sortir de chez vous, rendez-vous dans la pharmacie la plus proche, pour alerter de votre situation (trouvez les pharmacies près de chez vous sur notre carte),
  • Pour trouver un hébergement d’urgence, contactez le 115.
  • Des permanences juridiques sont assurées par téléphone par les équipes des centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) d'Île-de-France. Retrouvez ici les contacts par département.
  • Ordonnances de protection : Les tribunaux continuent de traiter les affaires de violences conjugales pendant le confinement. Vous pouvez solliciter une ordonnance de protection pour demander l’éviction de votre conjoint violent.
  • Le Centre Hubertine-Auclert, se mobilise pour faire connaître tous les dispositifs existants pour les femmes en danger en Île-de-France. Retrouvez tous les contacts et lieux d’écoute en Île-de-France.

Violentomètre 

Le Centre Hubertine-Auclert propose un outil simple et utile de prévention pour « mesurer » si une relation amoureuse est basée sur le consentement et non violente : le violentomètreDécouvrez-le et utilisez-le

  • Vous trouverez aussi des ressources auprès du Centre Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles (CRIAVS) d'Île-de-France.

La Région étend son action aux côtés des associations

À la suite d’une réunion avec l’ensemble des associations franciliennes, la Région a pris plusieurs mesures : 

  • Créer une adresse mail afin de recenser les besoins des associations pour l’acquisition de matériel liés à la crise sanitaire en vue de les rembourser sur facture : covid-19-solidarites@iledefrance.fr
  • Poursuivre la distribution des masques de protection aux associations, en particulier pour les personnels dans les centres d’hébergement.
  • Alléger les procédures pour aider financièrement les structures dont la trésorerie est fragilisée,
  • Recenser, avec les associations, les besoins en hébergement. La Région travaille déjà avec la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF) pour augmenter le quota régional de logements mis à disposition des femmes victimes de violences.