18 septembre 2019

La Région soutient les commerces de proximité

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Crédit photo : Région Île-de-France

Piliers du dynamisme des communes rurales, les commerces de proximité, à travers les commerçants eux-mêmes ou les maires, bénéficient d’un soutien financier dans le cadre du Pacte rural. Explications et témoignages.

Voté en mars 2016, le Pacte rural tient ses objectifs. Les commerces de proximité en sont les premiers bénéficiaires.

2016-2019 : 217 projets soutenus par la Région 

La Région a déjà soutenu 176 projets portés par des commerçants et 41 projets d’aménagement portés par des communes ou des EPCI  (44% pour des commerces de bouche, 28% pour des restaurants, brasseries, bars-tabacs, 28% pour des services) :

  • 71 projets de commerces et 19 d’aménagements communaux en Seine-et-Marne 
  • 43 projets de commerces et 6 d’aménagements communaux dans les Yvelines
  • 42 projets de commerces et 5 d’aménagements communaux en Essonne
  • 1 projet de commerces dans les Hauts-de-Seine
  • 19 projets de commerces et 11 d’aménagements communaux dans le Val d'Oise 

Un investissement régional qui représente 8,5 millions d'euros et un montant moyen par projet de 48.000 euros.

Quelles aides pour les commerces de proximité ? 

Mis en difficulté par les grandes surfaces, les commerces de proximité constituent un élément fondamental pour la vitalité des communes rurales. C’est pourquoi la Région a décidé, à partir du 7 juillet 2016, de mettre en place 2 types d’aides d’investissement :

  • Des aides directes ayant pour objectif le maintien, la création, le développement ou la reprise de commerces de proximité (boulangeries, traiteurs/charcuteries, bars, etc.) dans les territoires ruraux.
     
  • Des aides à la revitalisation commerciale des centres-villes via des projets d’aménagement.

« Cette aide est la bienvenue ! »

Maire de Vétheuil (95), commune de 900 habitants située dans le Vexin, « le plus beau des parcs naturels régionaux », souligne-t-elle, Dominique Herpin-Poulenat a de quoi se réjouir de la nouvelle aide régionale. Sa commune dispose en effet de plusieurs commerces (boulangerie, chocolaterie, restaurant, pizzeria, coiffeur et pharmacie), mais il est difficile de se garer tout près. Ce qui constitue un handicap pour la clientèle des alentours (Saint-Martin-la-Garenne, Vienne, Villers, Dennemont ).

Pour y remédier, la maire a deux projets que la Région pourrait soutenir : « Cette aide est la bienvenue car nous souhaitons aménager dans un environnement paysager 2 parkings, l’un d’une douzaine de places près de la boulangerie, l’autre d’une trentaine de places sur un terrain où se trouve actuellement un ancien foyer rural que nous allons faire démolir. » Ce parking est voué à accueillir les clients du marché qui se tient, près de là, le vendredi matin. Un marché qui pourrait, lui aussi, bénéficier d’une aide régionale : « Il est équipé de prises électriques et de toilettes, mais je pense à la petite marchande de volailles et au vendeur d’huiles et produits italiens. Nous voudrions les abriter de la pluie – ce qui profiterait à leurs clients dans la foulée ! – grâce à l’achat de barnums (NDLR : petits auvents amovibles). »

Développer des commerces de proximité ? C'est possible, grâce aux aides publiques !

Guy Paris, maire de Sagy (95, 1.150 habitants), commune également traversée par le parc du Vexin, sait tout l’intérêt des commerces de proximité, et notamment « le lien social et la convivialité intergénérationnelle » qu’ils renforcent. Entre 2001 et 2013, à une époque où diverses aides publiques le permettaient, ce maire a pu maintenir une boucherie et un café, et créer une boulangerie (sa commune n’en avait plus depuis 30 ans). Selon les cas, en achetant des murs ou un fonds de commerce, à chaque fois pour des locataires-gérants. Sa plus grande réussite ? Le café devenu aussi restaurant, Le Comptoir des petites auges. « J’en suis sidéré, tout le monde y vient : des travailleurs des environs pour y boire un café le matin, des couples, des familles et même la mamie de 80 ans pour y manger à midi. De 15 couverts le midi en février, à l’ouverture, on est passé à 25-30 actuellement. »