9 juin 2016

Le plan régional sur la qualité de l'air dévoilé

bretigny
Crédit photo : Conseil régional Ile-de-France

Suite à la Conférence régionale sur l'air organisée les 11 et 12 avril, Valérie Pécresse a présenté ce 9 juin les grandes lignes du plan régional sur la qualité de l'air. Il sera discuté lors de la prochaine session du Conseil régional, les 16 et 17 juin.

La qualité de l'air : une préoccupation majeure des Franciliens

En avril 2016, Valérie Pécresse annonçait qu'un plan régional pour la qualité de l'air serait présenté avant l'été. C'était chose faite le 9 juin. La présidente de la Région Île-de-France, accompagnée de Chantal Jouanno, vice-présidente chargée de l'écologie et du développement durable, dévoilait les principales propositions d'actions qui étaient débattues lors de la séance plénière du Conseil régional, des 16 et 17 juin. Première cause de mortalité dans le monde d'après l'OMS (Organisation mondiale de la santé), la pollution constitue une préoccupation majeure des Franciliens. Chaque jour, ils sont plus de 1,5 million à être exposés à des niveaux qui ne respectent pas les normes limites françaises.

Désignée en 2015 par la loi NOTRe comme cheffe de file des collectivités territoriales en matière de qualité de l'air, la Région entend jouer pleinement son rôle pour rendre l'atmosphère plus respirable en Île-de-France. En premier lieu, elle a décidé d'augmenter de 150 % les crédits d'investissements dédiés à la lutte contre la pollution, afin de déployer de nouveaux moyens d'actions, notamment en matière de transports pour limiter les émissions de CO2.

« Sans attendre, nous avons décidé de venir en aide aux entrepreneurs et aux artisans qui ont des fourgons et des poids lourds fonctionnant au diesel ou à l’essence et qui veulent les remplacer par un véhicule électrique ou au gaz naturel, indiquait Valérie Pécresse. Nous leur réservons le dispositif TP’up. Cette aide au véhicule propre ne pourra pas être cumulée avec l’aide de la Ville de Paris ni avec les aides de l’État. Elle correspond à 15 % maximum du montant hors taxe du véhicule, hors options et hors bonus de l’État. » Une aide plafonnée à 3.000 euros pour les véhicules utilitaires légers, dont le poids total autorisé en charge (PTAC) est inférieur à 2,5 tonnes, à 6.000 euros pour les fourgons dont le poids total autorisé en charge (PTAC) est compris entre 2,5 tonnes et 3,5 tonnes, et 9.000 euros pour un poids lourd dont le PTAC est supérieur à 3,5 tonnes.
 

Lieux de coworking, écotaxe poids-lourds, développement des énergies renouvelables...

La cheffe de l'exécutif régional souhaite en outre améliorer la mobilité des Franciliens en leur permettant de limiter leurs déplacements contraints. « Nous allons favoriser la création de 1.000 espaces de coworking d'ici à 2021 en particulier en milieu rural. » Une façon de réduire le trafic routier et les bouchons aux heures de pointe. Par ailleurs, il sera défendu le principe d'une écotaxe pour les poids lourds en transit, susceptible de rapporter de 100 à 200 millions d'euros par an pour ensuite financer les mesures nécessaires à la dépollution de l’air.

D’autres actions sont envisagées pour améliorer la qualité de l'air dans les espaces intérieurs (mise en place d'un réseau de conseillers médicaux chargés de délivrer des conseils, etc.), pour diminuer les émissions des polluants atmosphériques liées aux consommations énergétiques dans les bâtiments (mise en place d’un fonds « air-bois » d'1 million d'euros pour aider les Franciliens à changer leurs vieilles chaudières à bois, etc.), impulser l'innovation en matière de qualité de l'air (constitution d'un « Lab Air », avec l’appui d’Airparif, pour structurer les entreprises innovantes dans le domaine de la qualité de l'air, etc.), développer les énergies renouvelables en valorisant notamment le bois des forêts franciliennes.

L'intégralité des propositions est à retrouver en téléchargeant le document en pdf ci-dessous