27 juin 2017

Smart Industrie : projeter les PME franciliennes vers l'industrie du futur

 Bronzavia-PMup
Crédit photo : Alfred Cromback / Picturetank

Pour faire entrer les PME franciliennes dans l'industrie du futur, la Région va investir 300 millions d'euros. Objectif : accélérer la transition numérique de son industrie, qui emploie près de 460.000 personnes, soit 8 % des emplois en Île-de-France.

Une nouvelle stratégie pour faire entrer les PME franciliennes dans l'industrie du futur

« Il n'y a pas d'économie prospère sans une industrie forte. »  Votée en séance plénière par les élus régionaux ce 6 juillet, la nouvelle stratégie industrielle de la Région a été présentée par Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, le 26 juin au cours d'une grande soirée de lancement qui a réuni de nombreux acteurs économiques.

Forte de 45.000 entreprises industrielles, l'Île-de-France est une grande région industrielle et technologique. Elle occupe ainsi le 1er rang européen en matière d'aéronautique et le 2e dans le secteur automobile. La révolution numérique et l'ampleur de la créativité et de l'innovation franciliennes offrent des perspectives nouvelles à l'industrie, notamment en ce qui concerne la transition des PME et ETI d'Île-de-France vers l'industrie du futur.

300 millions d'euros pour 3 enjeux clés

Pour accompagner ses PME, la Région va mobiliser 300 millions d'euros au cours des cinq prochaines années avec le concours des fonds européens autour de 3 enjeux clés :

  • Projeter les entreprises industrielles vers l'industrie du futur et former aux besoins de demain
    • Pour y parvenir près de 180 millions d'euros seront consacrés à la modernisation de 500 entreprises. Un accompagnement individuel d'amélioration de leur performance industrielle qui passe notamment par le cofinancement de mesures de diagnostic et d'audit et la mobilisation des aides régionales telles que  PM'Up ou TP'Up. La région entend ainsi permettre à des PME dites intermédiaires de franchir un cap.
    • Pour accompagner les nouveaux besoins de main-d'œuvre, 125 millions d'euros seront consacrés à la formation et 10 000 demandeurs d'emplois seront formés aux métiers de l'industrie.
    • L'émergence des campus des métiers pour les principales filières industrielles: automobile, aéronautique et agroalimentaire, sera accélérée.
       
  • Attirer et favoriser le maitien des activités industrielles en Île-de-France
    • En finançant les grands lieux d'innovation comme l'Additive Factory Hub, porté par le Centre technique des industries mécaniques (CETIM) à Paris-Saclay (91) à hauteur de 2,5 millions d'euros, et La Fabrique Numérique, plateforme technologique à Nanterre (92) à hauteur de 250.000 d'euros. La création d'un hub digital international à Saclay (DIGITEC) sera également soutenue à Saclay.
    • En poursuivant le déploiement du très haut débit. Objectif : un raccordement de toute les entreprises franciliennes d'ici à 2020.
    • En créant une cartographie en open data de l'offre foncière et immobilière en Île-de-France. Objectif : répondre rapidement aux besoins des industriels.
        
  • Dynamiser l'industrie auprès des jeunes et à l'international
    • 25.000 apprentis seront formés aux métiers industriels en cinq ans, soit une hausse de 20 % des apprentis.
    • Le soutien aux CFA tournés vers les métiers de l'industrie sera accentué pour inciter les jeunes à s'y former.
    • Une communauté d'acteurs devra être développée autour d'une identité et d'une bannière communes. Le futur salon « Smart Industrie », nouvel événement grand public dédié à l'industrie du futur, y contribuera.


        
Safety Line grandit en Île-de-France
En cinq ans, la petite start-up parisienne fondée par Pierre Jouniaux s'est déjà taillée une solide réputation. Safety Line est spécialisée dans le recueil de données Data pour l'aviation. « Nous récupérons des données inutilisées. Nous les analysons pour ensuite les revendre à des compagnies ou à des aéroports afin de les aider à optimiser leurs process », explique le jeune patron. Safety Line a ainsi mis au point un profil de montée de vol qui permet d'économiser jusqu'à 10 % de carburant. Pour les aéroports, les analyses de la start-up permettent d'optimiser le trafic. Fondée en 2012, Safety Line a bénéficié du dispositif d'aide régionale PM'up à hauteur de 200.000 euros. « C'est un soutien important évidemment mais, au-delà de ça, je ne me voyais pas ailleurs qu'en Île-de-France, qui nous permet de bénéficier d'un environnement favorable pour nous développer. Ici, il y a tous les ingrédients : les aéroports mais aussi les des entreprises, des grandes écoles et le pôle de compétitivité Astech. Nous ne nous fixons pas de limites », conclut Pierre Jouniaux, qui emploie aujourd'hui 20 salariés.