Publié le 6 octobre 2022

Sécurité : la Région crée une agence des travaux d’intérêt général

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Augmenter significativement le nombre de postes de travaux d’intérêt général en Île-de-France, tel est l’objectif de la Région avec la création de cette agence qui permettra de favoriser la réinsertion des délinquants et de lutter contre la récidive.

Le TIG ou « travail d’intérêt général » est une sanction pénale infligée par la justice à une personne qui a commis une infraction. Alors qu'elle concentre 21% des crimes et délits commis dans l’Hexagone, l'Île-de-France ne compte à ce jour que 1.750 postes de travaux d’intérêt général.

Pour qu'il y ait davantage de places pour accueillir les « tigistes », la Région a imaginé une solution : la création de l’agence régionale des travaux d’intérêt général.

Baptisée « Île-de-France JusTIGe », cette agence a 3 objectifs :

  • Développer le nombre de postes de TIG pour réduire les délais d’exécution des peines,
  • Créer de nouveaux parcours de TIG pour favoriser la réinsertion par la formation,
  • Améliorer la sécurité des Franciliens en luttant contre la récidive.

Augmenter le nombre de places de travaux d’intérêt général

D’ores et déjà, la Région accompagne les collectivités locales bénéficiant d’une subvention « sécurité » afin qu’elles forment au moins 1 tuteur habilité à accueillir des tigistes.

Par ailleurs, elle finance également des projets associatifs impliquant la création de nouveaux postes de TIG.

Ainsi, dès novembre 2022, la Région financera 3 projets en Île-de-France qui permettront d'accueillir 300 tigistes dans différents secteurs d'activité :

  • Traitement des déchets,
  • Entretien des forêts,
  • Restauration collective,
  • Bailleurs sociaux…

Diminuer les délais d’exécution des peines

À l’heure actuelle, le faible nombre de places de TIG en Île-de-France implique mécaniquement des délais d’exécution de peine particulièrement longs, de 14 mois en moyenne.

Pour diminuer ces délais, Île-de-France JusTIGe accompagnera l’administration pénitentiaire francilienne et l’Agence du travail d’intérêt général et de l’insertion professionnelle (Atigip) pour permettre la création de postes pour des tigistes au sein d’associations, d’entreprises de l’économie sociale et solidaire, et de structures publiques franciliennes habilitées à en recevoir.

Un budget de 150.000 euros a été voté pour subventionner les structures susceptibles d'accueillir ces nouveaux postes de TIG.

Un objectif : favoriser la réinsertion

Associant sanction, réparation et insertion, les TIG sont des peines particulièrement efficaces contre la récidive des primo-délinquants lorsqu’elles sont effectuées rapidement.

Plus efficace qu’un rappel à la loi et moins désocialisant qu’une peine de prison, ce type de sanction associe une dimension réparatrice à la peine et associe sanction et formation qualifiante.