universités Lancé en 2023, le dispositif des Contrat étudiants mentors fêtait son 3e anniversaire le 10 mars 2026 au siège de la Région, à Saint-Ouen (93). Depuis sa création, il a permis à plus de 10 000 étudiants d’être rémunérés tout en ayant un rôle important dans le lien social et l’entraide au sein de leurs campus. À l’occasion de cette soirée en leur honneur, 2 d’entre eux nous ont donné leur vision de leur rôle si particulier.
Réunis dans l’auditorium de la Région, ils sont plusieurs dizaines à s’être déplacés le 10 mars 2026 pour une soirée organisée en leur honneur. Eux, ce sont les étudiants mentors de la Région Île-de-France.
Au programme de l'événement : témoignages et retours d’expérience des étudiants mentors et de leurs référents, mais aussi une large présentation de l’ensemble des dispositifs à destination des jeunes Franciliens.
Plus de 1 000 nouveaux contrats en 2026
Depuis l’année universitaire 2023-2024, au cours de laquelle il fut créé, le dispositif des Contrats étudiants mentors a en effet permis à plus de 10 000 étudiants d’être rémunérés par la Région pour avoir un rôle actif, à la fois pédagogique et social, dans la vie de leur campus.
Cette année encore, ce sont près de 1 100 contrats qui ont été budgétés par la Région Île-de-France, à hauteur de 5,5 millions d’euros, dans 14 établissements d’enseignement supérieur du territoire.
Enola, étudiante en master 2 de Droit à l’université Paris Saclay
« C’est par un mail envoyé par l’administration de ma faculté que j’ai eu connaissance de l’existence des contrats d’étudiant mentor. Pour moi qui ai toujours travaillé en parallèle de mes études, c’était assez pratique de décrocher un job sur le site de ma fac, dans un environnement agréable où l’on se connait tous. Cela me permet de mettre à profit les compétences que l’on a apprises. Je fais 4h par semaine, mais il y a beaucoup de flexibilité si nous avons besoin de changer nos horaires. Contrairement à d’autres types de jobs étudiants à l’extérieur, nos impératifs de cours passent avant tout.
C’est aussi un job où l’on se sent vraiment utile. J’ai de nombreux exemples où de simples conseils ont permis à des étudiants d’avoir de très bons résultats. C’est gratifiant de réaliser que l’on est capable d’enseigner à notre tour ce qu’on nous a appris. Il n’est pas indispensable d’avoir d’excellents résultats pour être un bon tuteur. Personnellement, je n’ai jamais brillé par des notes incroyables. C’est avant tout une question de volonté, de partage, d’empathie. La clef c’est d’avoir envie d’aller vers les gens. »
Un emploi, 5 types de missions
Les contrats d’étudiants mentors garantissent à leur bénéficiaire l’accès à des ressources financières pendant une période de 6 à 10 mois, ainsi que des horaires adaptés pour ne pas pénaliser le bon déroulement leur cursus universitaire.
Pour s’adapter aux profils de chacun, les missions proposées aux étudiants mentors sont variées :
- Tutorat pédagogique à destination d’étudiants inscrits en 1re année d’études supérieures,
- Accueil et accompagnement d’étudiants étrangers,
- Aide au sein des bibliothèques universitaires,
- Actions de sensibilisation et de prévention dans le domaine de la santé,
- Accompagnement des étudiants en situation de handicap.
Shayma, étudiante en 3e année de licence de Géographie à l’université Paris 8
« L’université envoie régulièrement des informations sur notre espace numérique de travail. C’est comme ça que je me suis décidée à déposer ma candidature pour devenir étudiante mentore. Cette année est donc ma 2e année en tant que responsable à la Maison des étudiants où mon rôle est d’aiguiller et d’orienter les étudiants pour tous types de besoins liés à la fac. Cette activité parallèle à mes études me permet d’être au contact avec énormément de monde et d’avoir des échanges au quotidien avec des étudiants, des professeurs et même du personnel de l’université. Cela nous incite à être curieux et chercher énormément d’informations afin d'aider au mieux les autres étudiants. Avec l’expérience, on a tendance à savoir immédiatement vers qui se tourner pour résoudre tous les types de problématiques. Mais il est toujours possible que de temps en temps je puisse répondre que je ne sais pas (rires).
Cette activité m'occupe entre 10 et 15 heures par semaine, avec un emploi du temps adaptable selon mes propres impératifs. C’est plaisant car l’environnement est assez sympa, il n’y a pas de pression. Le seul problème, c’est que lorsqu'on oriente un étudiant pour résoudre un souci, on ne connait pas toujours le fin mot de l’histoire. Même si il y a beaucoup de personnes qui viennent nous remercier une fois que le problème est réglé. »
Un dispositif, 2 objectifs
Depuis sa création, le dispositif des étudiants mentors poursuit 2 grands objectifs :
- Améliorer le pouvoir d’achat des étudiants recrutés en leur proposant une activité rémunérée au salaire minimum, compatible avec les études dans le contexte actuel de précarité étudiante,
- Développer de nouvelles missions au sein des campus franciliens, favoriser le lien social entre les étudiants, et notamment l’accompagnement des étudiants en situation de handicap identifié comme l’une des priorités régionales.
Vous êtes étudiant en Île-de-France et vous êtes motivé pour intégrer un emploi d’étudiant mentor sur votre campus ? N’hésitez pas à vous rapprocher de l’équipe administrative de votre établissement pour consulter la liste des offres qui y sont proposées !