Publié le 16 septembre 2020
Mis à jour le

COP Région Île-de-France 2020 : l’essentiel de la seconde journée

Crédit photo : Hugues-Marie Duclos

Après une première journée consacrée à la santé et à l'activité économique, celle du 17 septembre a abordé des thèmes plus proches de la vie quotidienne des Franciliens. 2 signatures d'accords ont en outre rythmé les débats de cette seconde journée de la COP Région Île-de-France. 

La COP de la Région Île-de-France en chiffres :

  • 2 jours de débats
  • 8 tables rondes
  • 56 intervenants
  • 4 grands témoins
  • 4 signatures de charte, convention, et partenariat

La seconde journée de la COP Région Île-de-France, ce 17 septembre 2020, a alterné interventions et tables rondes autour de la thématique « Réinventer notre gestion du temps et de l’espace ».

« Les temps de la vie, travailler autrement »

La première table ronde de la journée a posé un regard nuancé sur le télétravail. Longtemps en retard, la France a en effet dû adopter rapidement – et de manière forcée, comme plusieurs intervenants l'ont rappelé – cette forme de travail pour assurer la continuité de l'activité économique durant le confinement engendré par la crise sanitaire.

Comme l'a formulé Laurence Vanhée, fondatrice d'Happyformance, l'agence de conseil en management qui mise sur le bonheur au travail pour l'efficacité en entreprise : « Notre credo “métro boulot dodo” a totalement volé en éclat. »

Loin d'une vision manichéenne, les membres du panel ont rappelé les nombreux enjeux économiques, sociaux et sociétaux de cette pratique : pour éviter les fractures sociales, l'isolement ou encore les inégalités de genre. Le télétravail doit continuer à être expérimenté et surtout questionné afin de trouver un équilibre souhaitable pour tous et toutes. 

Signature de 2 accords

Une charte pour promouvoir le lissage des heures de pointe a été signée à l’issue du débat, entre la Région, la communauté d’agglomérations de Plaine Commune, Île-de-France Mobilités, la RATP et la SNCF et des entreprises.

Une charte a également été signé par la Région et des directrices et directeurs des ressources humaines posant les principes clés du télétravail. Elle encourage le volontariat, protège le collectif et veille à ne pas renforcer les inégalités de genre, sans toutefois poser de contraintes en termes d’organisation.  

 « Se déplacer autrement »

La seconde table ronde de la matinée a traité des questions liées aux mobilités. Si l'innovation a été au cœur des échanges pour commencer, les questions d'infrastructures et d'usages ont ensuite dominé. Un retour à l'aménagement a été présenté comme la première étape stratégique de toute réflexion sur les mobilités. Cette approche favorise en effet la complémentarité des différents modes de transport, ainsi qu'une véritable coopération des acteurs sur l'ensemble du territoire.

Le débat s’est ensuite tourné vers la cause des femmes, dont l’émancipation est impérative pour lutter contre le réchauffement climatique. Les femmes sont en effet les premières affectées par le dérèglement climatique. Pour autant, les intervenantes ont rappelé que les femmes sont aussi des actrices majeures de la transition écologique, et ne se réduisent pas à un statut de victime.

« La Ville solidaire face au défi des fractures sociales et environnementales »

Une table ronde autour de la « ville solidaire » a marqué la seconde partie de la journée. Les participants ont insisté sur la nécessité d’intégrer dès le départ la question sociale dans les politiques de transition écologique. Pour ce faire, il a été souligné l’importance des discussions avec les acteurs territoriaux, ainsi que de la coopération entre associations, institutions et entreprises pour lutter contre la pauvreté dans un contexte de changement climatique.

Abdelaali el Badaoui, président de Banlieues Santé, a rappelé la nécessité d’inscrire les habitants au cœur des débats et des projets de solidarité urbaine. Parce qu’ils font l’expérience de la pauvreté et qu'ils sont ainsi les plus à même de proposer des solutions pour résoudre les problèmes auxquels ils sont confrontés. 

« Terre et Villes : organiser l'espace en respectant l'Homme et la Nature »

Une dernière table ronde a enfin interrogé plusieurs experts sur la fabrique de la « ville de demain ». Architectes et urbanistes ont tenté de tisser ensemble un lien entre idéaux théoriques, interrogations techniques et réalités de terrain. Pour s'inscrire dans une démarche responsable, certains ont prôné un temps long, favorable à la consultation et l'expérimentation, quand d'autres ont pressé tous les acteurs de secteur à innover face à l'urgence environnementale.