Publié le 9 mai 2019
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Cinéma-audiovisuel en Île-de-France, un secteur de premier plan

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Crédit photo : William Dupuy

La Région consacre 22 millions d'euros par an au cinéma-audiovisuel en aidant des productions ciné et TV, des scénaristes, des festivals... Elle contribue ainsi à ce que 50% des tournages français aient lieu en Île-de-France, où ils génèrent plus de 150.000 emplois. Les chiffres clés.

Des aides régionales bonifiées depuis 2017

La réforme de l'aide régionale au cinéma et à l'audiovisuel adoptée en janvier 2017 permet notamment d'accorder aux films à fort impact économique et à rayonnement national et international une aide financière plus importante. ​​​​​​

Un système de bonifications a été mis en place pour les productions engageant :

  • Des dépenses sur des technologies très innovantes (effets visuels, réalité virtuelle, éco-production...),
  • Des dépenses de fabrication exceptionnelles par leur ampleur (tournages en studio, constructions de décors ou de costumes particuliers, post-production son et image, fabrication d’un film d’animation).

C'est le cas par exemple pour L'Empereur de Paris (2018).

Soutenir le cinéma en Île-de-France, c'est un levier de création non seulement d'œuvres mais aussi de nombreux emplois et un vecteur d'influence pour l'attractivité de la Région.

Toutes ces raisons ont poussé la Région à renforcer, en 2017, son aide au cinéma et à l'audiovisuel (voir encadré).

Depuis, le budget consacré au cinéma en Île-de-France a augmenté plusieurs fois : après avoir été porté à 20,5 millions d'euros, il a atteint 22 millions d'euros en 2020.

La Région soutient plus de 150 films, 40 scénaristes et 50 festivals par an

Le soutien régional concerne massivement la production, mais il va aussi de l'écriture à l’exploitation en passant par l’éducation à l’image.

Ainsi, en 2020 :

  • 40 scénaristes ont été aidés dans leur projet d'écriture (pour 500.000 euros au total),
  • 53 films de cinéma et 59 créations pour la télévision (séries, téléfilms unitaires, documentaires, animation) ont été aidés au stade de la production (17 millions d'euros),
  • 45 courts et longs métrages ont été aidés au stade de la finalisation/post-production (1 million d'euros),
  • 50 événements et réseaux cinématographiques franciliens ont été accompagnés.
  • 50.000 lycéens et apprentis franciliens ont suivi une éducation à l’image et ainsi découvert en « initiés » des films classiques, de genre ou d'auteur et rencontrés des professionnels (voir pour Paris et pour le reste de l'Île-de-France).
    Par ailleurs, près de 100 ciné-clubs ont été mis en place dans les lycées d'Île-de-France.

1 euro d'aide régionale génère plus de 16 euros de retombées économiques en Île-de-France. Et cette aide est remboursable dès que la production est rentabilisée.

Un pari gagnant quand on sait que :

  • 1 euro d'aide régionale génère plus de 16 euros de retombées économiques en Île-de-France (l'aide reçue du Fonds de soutien et l'aide après réalisation sont par ailleurs remboursables une fois que la production est rentabilisée),
  • 50% des tournages français ont lieu en Île-de-France,
  • La réalisation à l'étranger de productions françaises baisse régulièrement (la délocalisation représente environ 20% de la production nationale) grâce au Fonds de soutien de la Région Île-de-France et du crédit d’impôt national,
  • La réalisation de productions étrangères en Île-de-France est en hausse grâce au crédit d’impôt national, et soutenue par le Fonds de soutien Cinéma international Île-de-France.
  • L'emploi dans le cinéma et l'audiovisuel en Île-de-France est en hausse.
    Selon les chiffres de l'Observatoire de la production audiovisuelle et cinématographique publiés en mai 2019 et portant sur 2017 : le cinéma et l'audiovisuel emploient plus de 150.000 personnes, dont 19.000 sur un poste permanent.

Plus d'infos sur la situation économique du secteur cinéma-audiovisuel en Île-de-France.

(Observatoire de la production audiovisuelle et cinématographique - mai 2019)

57 films soutenus par la Région couronnés par les César entre 2001 et 2021

César 2021
4 des 7 films Région primés aux César 2021 : «Les Choses qu’on dit…», «Adolescentes», «La Bonne Épouse», «Adieu les cons»,

Depuis la création du Fonds de soutien Cinéma de la Région Île-de-France en 2001, 57 films bénéficiaires de cette aide ou de l'aide régionale après réalisation ont été primés aux César.

Liste par ordre chronologique : Bon Voyage de Jean-Paul Rappeneau (2003), Pas sur la bouche d’Alain Resnais (2003), Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet (2004), De battre mon cœur s’est arrêté de Jacques Audiard (2005), Gabrielle de Patrice Chéreau (2005), Le Promeneur du Champ de Mars de Robert Guédiguian (2005), Les Amitiés maléfiques d’Emmanuel Bourdieu (2006), Ne le dis à personne de Guillaume Canet (2006), Fauteuils d’orchestre de Danielle Thomson (2006), Persepolis de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud (2007), Un secret de Claude Miller (2007), Les Témoins d’André Téchiné (2007), Entre les murs de Laurent Cantet (2008), Séraphine de Martin Provost (2008), Les Plages d’Agnès d’Agnès Varda (2008), Un prophète de Jacques Audiard (2009), La Journée de la jupe de Jean-Paul Lilienfeld (2009), Le Concert de Radu Mihaileanu (2009), « L’Enfer » d’Henri-Georges Clouzot de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea (2009), Gainsbourg (vie héroïque) de Joann Sfar (2010), Le Nom des gens de Michel Leclerc (2010), Logorama du collectif H5 (2009, sortie en salles avec d’autres courts métrages en 2011), Tous au Larzac de Christian Rouaud (2011), L’Apollonide, souvenirs de la maison close de Bertrand Bonello (2011), Amour de Michael Haneke (2012), Les Adieux à la reine de Benoît Jacquot (2012), Louise Wimmer de Cyril Mennegun (2012), Ernest et Célestine de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier (2012), Les Invisibles de Sebastien Lifshitz (2012), Saint Laurent de Bertrand Bonello (2014), Minuscule – La vallée des fourmis perdues de Thomas Szabo et Hélène Giraud (2014), Diplomatie de Volker Schlöndorff (2014), Hippocrate de Thomas Lilti (2014), Le Sel de la terre de Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado (2014), La Loi du marché de Stéphane Brizé (2015), Divines d'Houda Benyamina (2016), Chocolat de Roschdy Zem (2016), 120 Battements par minute de Robin Campillo (2017), Au revoir là-haut d'Albert Dupontel (2017), Barbara de Mathieu Amalric (2017), Le Grand Méchant Renard et autres contes de Benjamin Renner et Patrick Imbert (2017), Dilili à Paris de Michel Ocelot (2018), Mademoiselle de Joncquières d'Emmanuel Mouret (2018), La Belle Époque de Nicolas Bedos (2019), Grâce à Dieu de François Ozon (2019), J'accuse de Roman Polanski (2019), J'ai perdu mon corps de Jérémy Clapin (2019), de Yolande Zauberman (2019), Les Misérables de Ladj Ly (2019), Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma (2019), Adieu les cons d'Albert Dupontel (2020), Adolescentes de Sébastien Lifshitz (2020), La Bonne Épouse de Martin Provost (2020), Les Choses qu'on dit, les Choses qu'on fait d'Emmanuel Mouret (2020), Mignonnes de Maimouna Doucouré (2020), La Nuit venue de Frédéric Farrucci (2020), Un fils de Mehdi Barsaoui (2020).

La Région associée à 3 Palmes d'or

Une vingtaine de films soutenus par la Région ont été distingués à Cannes jusqu'à présent, dont 3 qui ont obtenu la Palme d'or :

  • Dheepan, de Jacques Audiard, en 2015.
  • Amour, de Michael Haneke, en 2012.
  • Entre les murs, de Laurent Cantet, en 2008.
3 Palmes d'or

Les salles de cinéma en Île-de-France

L’Île-de-France compte 1.147 écrans répartis dans 311 cinémas dont 150 classés art et essai.