FoRTE #2: expo de 10 jeunes artistes soutenus par la Région

du samedi 15 mai au dimanche 06 juin 2021

Romainville

Rendez-vous aux nouvelles Réserves du Frac à Romainville vers mi-mai 2021 pour découvrir les œuvres des 10 lauréats plasticiens soutenus par FoRTE #2, l'édition 2019 du Fonds régional pour les talents émergents.

Forte #2

Doté de 1 million d’euros chaque année, le Fonds régional pour les talents émergents (FoRTE) finance à chaque édition les projets de plus de 40 jeunes créateurs dans des domaines très variés : arts visuels, arts de la scène, cinéma, vidéo et musique.

Chaque artiste dont le projet a été retenu reçoit, pour le réaliser, une bourse mensuelle pouvant aller jusqu'à 2.500 euros pendant 10 mois. Par ailleurs, il est accompagné durant tout ce temps par une structure professionnelle, artistique et culturelle qui l'accompagne dans son travail et veille à en assurer la diffusion.

En 2019, dans le cadre de FoRTE#2, 42 projets artistiques dont 10 en arts visuels ont été sélectionnés par un jury de professionnels,

Dates sous réserve

Annulée en 2020, l'expo des lauréats en arts visuels FoRTE#2 est prévue de mi-mai 2021 au 6 juin 2021. Mais les dates restent à confirmer.

Envie de voir les créations des 10 lauréats plasticiens FoRTE#2 ? Rendez-vous à l’exposition qui leur est consacrée, organisée de mi-mai 2021 et jusqu'au jusqu’au 6 juin 2021 (dates sous réserve des nouvelles annonces gouvernementales) aux toutes nouvelles Réserves du Frac (Fonds régional d'art contemporain) Île-de-France à Romainville (93).

Cette exposition gratuite passe librement de la peinture à la vidéo, de la tapisserie aux installations grand format, donnant souvent forme à de nouvelles hybridations. 

Les 10 œuvres des lauréats FoRTE à découvrir

► Hometown, Coming Home

Installation de Benoît Aubard – avec les Instants chavirés, Montreuil (93).

Hometown Coming Home s’affirme, sous ses dehors nostalgiques de boîte à la Marcel Duchamp, comme un implacable réquisitoire mental.

À côté de sérigraphies, cartes, livres, impressions textiles, hommages à Vélizy-Villacoublay, le jeu vidéo, sur une musique qu’il a composée, l'artiste nous convie à une aventure intérieure grinçante.

Benoit Aubard
© Benoît Aubard

 

 ► Le Syndrome du sommier

Installation de design d’Hugo Avigo – avec POUSH, incubateur d’artistes par Manifesto, Clichy-la-Garenne (92).

Le Syndrome du sommier s’attache, comme un rêve numérique éveillé, à un objet impensé de notre existence : le lit. Lieu trouble où se condense une gamme dense de désirs et d’injonctions : du repos au défi, de la renaissance à notre fin ultime.

Parce qu’il permet d’« explorer la palette des sentiments », sculptures, modélisations 3D et bandes sonores sont proposées aux visiteurs.

Hugo Avido
© Hugo Avido

 

 ► But God Isn’t That Good

Sculptures et textiles de Colombe De Naes – avec L’Œil en cascade, Montreuil (93).

But God isn’t That Good s’inspire du projet réputé du photographe de rue Vladimir Milivojevich aka Boogie, It’s All Good, puissant témoignage sur le New York du crime et de la drogue des années 2000.

Le projet évoque cette addiction aux drogues dures et les phénomènes de dépendance.

Un groupe de 13 sculptures textiles réinterprète ainsi ces états extrêmes : dans une gamme allant de pastels rosés duveteux à des bleus nuit stéréoscopiques en passant par l’éclat de l’argent...

Colombe de Naes
© Niko Wu

 

► Zone d’action

Installation multimédia de Léa Guintrand  avec Bonjour Cinéma, Paris (75).

Fraîchement arrivée en Île-de-France, Léa Guintrand projette la réalisation d’un film s’inspirant à la fois des errances multiples de L’Éclipse (1962), de Michelangelo Antonioni, et de la déambulation des personnages dans Le Pont du Nord (1981), de Jacques Rivette, qui réinventent constamment la ville comme un jeu de piste.

L’artiste propose ainsi de parcourir l’Île-de-France à travers un projet de vidéo axée sur le réel urbain par le biais d’une approche de terrain.

Léa Guintrand
© Léa Guintrand

 

 ► La Bohème 

Objet éditorial et patrons imprimés d’Estelle Henriot  avec le Cent-Quatre, Paris (75).

La Bohème voit Estelle Henriot devenir son propre algorithme : analysant sa vie par tranches de 5 minutes sur 6 mois, elle se fait le miroir de la captation numérique des données, engendrant une réflexion sur le « romantisme fictif de la création ».

De quoi est faite l’étoffe des jours de l’artiste ? Comment représenter le temps ?

Estelle Henriot a l’idée d’un vaste patron chatoyant, tableau de données de ses activités classifiées par codes couleurs, transfiguré en « tableau de peinture ».

Estelle Henriot
© Estelle Henriot

 

 ► Blackscreen Issues, Sleeping Displays

Installation multimédia de Carine Klonowski  avec Glassbox - Paris (75).

Blackscreen Issues, Sleeping Displays est une plongée plastique, théorique et littéraire dans l’écran noir. Carin Klonowski entre en interaction avec des objets technologiques, artefacts synthétiques devenus obsolètes et/ou inopérants.

Économiseurs d’écran, moniteurs éteints, smartphones brisés, cristaux liquides, sont autant d’entités qu’elle convoque, manipule et anime, analogiquement et poétiquement, afin d’en révéler les ultimes soupirs. 

Carin Klonowski
© Carin Klonowski

 

 ► Unlock Yourself

Performance multimédia avec vêtements de Naïa Combary  avec Bright Light, Big Cities, Paris (75).

Unlock Yourself, cycle de recherche se présentant comme une « utopie radicale », questionne la construction identitaire féminine et les notions de visibilité dans les mondes réel et virtuel.

Il se compose de : Life is Simple (travail d’édition), Le Sens de l’équilibre, (performance), Les Règles du jeu. Peau, Cheveux, Ongles (pièce de théâtre).

À l’image d’un manuel d’entraide, l’ouvrage Life is Simple veut proposer une résolution des contradictions minant l’élaboration du « moi ».

Naïa Combary
© Naïa Combary

 

 ► Jardin privé

Installation de sculptures, parures et ornements par Marie-Claire Messouma Manlanbien – avec La Cité Internationale des Arts, Paris (75).

Jardin privé, projet poétique interculturel, questionne la parure comme enjeu d’expression d’un nouveau féminin, au point de jonction de multiples cultures.

L’artiste entreprend de mettre en relation toutes les ressources du langage, de la musicalité, de la danse, des cultures du monde, pour conter, magnifier, fabriquer des formes nouvelles.

Elle élabore au fil de son œuvre une recherche singulière de l’universel et du féminin, érudite, précieuse et libre.

Marie-Claire Messouma Manlanbien
© Marie-Claire Messouma Manlanbien

 

 ► Jardin sec

Installation performative de Cynthia Lefebvre – avec des Instants Chavirés, Montreuil (93).

Jardin sec matérialise la réflexion de l’artiste sur la notion japonaise d'« objets de vide », où se réalise son intérêt tant pour les gestes que pour les objets.

L’installation ménage un espace à multiples entrées, qui reprend autant l'organisation en tatamis des espaces domestiques japonais qu'il évoque un plateau de kabuki.

L’œuvre fait apparaître et disparaître selon le principe des vases communicants une série d’objets et sculptures bichromatiques (plâtre, céramique, tissu…).

Cynthia Lefebvre
© ADAGP Paris/Mao Tao

 

 ► Ma chambre ressemble au mensonge

Installation de Jisoo Yoo - avec Diamètre 15, Pantin (93).

Ma chambre ressemble au mensonge est une installation-performance autour des thèmes familiers de la maison et de la chambre, envisagées comme lieux de premières frontières : spatiales, mais aussi affectives, sociales, temporelles.

Les mises en scène enfantines ou peuplées de monstres donnent lieu à une échappée poétique, politique et critique.

Le symbole de stabilité et de protection que représente la chambre devient instable, fragile, en constante métamorphose dans une spectaculaire maquette en polychlorure de vinyle transparent de taille réelle.

Jisoo Yoo
© Jisoo Yoo

 

Seine-Saint-Denis (93)

Informations pratiques

Adresse

Les Réserves du Frac Île-de-France

43, rue de la Commune de Paris
93230 Romainville
France

Horaires d’ouverture
Ouverture au public : en attente des nouvelles annonces gouvernementales concernant la réouverture des lieux culturels (du mercredi au dimanche de 14h à 19h).

Accès

Métro 5 (Bobigny - Pantin - Raymond-Queneau)

Tarification

Gratuit