DAEU Depuis 10 ans, la Région Île-de-France accompagne les candidats au DAEU à travers un soutien financier aux universités et une aide individuelle. Ce dispositif, qui s’adresse à des publics aux parcours souvent atypiques, constitue un levier majeur de mobilité sociale et de reprise d’études. À l’occasion de l’anniversaire du dispositif, la Région a mis à l’honneur les lauréats, les équipes pédagogiques et tous les acteurs engagés lors d’une soirée organisée en son siège, le 18 juin 2026.

Même sans baccalauréat, il est encore possible de se lancer dans l’enseignement supérieur. Grâce au Diplôme d’accès aux études universitaires (DAEU) et au soutien de la Région Île-de-France, des milliers de Franciliens retrouvent chaque année le chemin des études et s’ouvrent de nouvelles perspectives professionnelles.

Réunis le 18 juin dernier au siège de la Région, à Saint-Ouen (93), de nombreux bénéficiaires du dispositif ainsi que des membres des équipes pédagogiques qui les accompagnent sont venus témoigner de cet élément déclencheur qui a profondément transformé leurs vies professionnelles et leurs perspectives d’emploi. Au programme, prises de paroles et témoignages inspirants pour les nouveaux bénéficiaires qui pourront débuter des études supérieures sans passer par la case baccalauréat.

Crédit photo : © Anthony Voisin - Région Île-de-France

Un diplôme pour une seconde chance

Le DAEU s’adresse aux personnes ayant quitté le système scolaire sans obtenir le baccalauréat. Diplôme national, il ouvre les mêmes droits que ce dernier : poursuite d’études supérieures, accès aux concours, ou encore évolution professionnelle.

Concrètement, 2 voies distinctes sont proposées :

  • Le DAEU A, orienté vers les lettres, les sciences humaines, le droit ou la gestion.
  • Le DAEU B, tourné vers les sciences, la santé ou les activités physiques.

Au-delà de l’aspect académique, cette formation constitue une véritable seconde chance. Elle permet à des adultes souvent éloignés du système éducatif de reprendre confiance en eux, grâce à une pédagogie adaptée et à un accompagnement renforcé.

Durant le parcours du DAEU il y a forcément des moments de doute. Mais ce diplôme est une porte qui permet d’en ouvrir d’autres. Peut-être qu’on trouve cette énergie qu’on ne trouverait pas si on avait eu un parcours plus classique. L’important c’est d’avoir envie d’apprendre et de progresser. Tout le monde peut réussir si il s’investit.

Une aide concrète de la Région

Depuis 2015, la Région Île-de-France a mis en place un soutien structuré autour de 2 leviers complémentaires :

Ce soutien concerne les 12 universités franciliennes proposant le DAEU et s’inscrit dans le SRESRI 2023-2028, le nouveau Schéma régional de l’Enseignement supérieur,  de la Recherche et l’Innovation.


Un dispositif accessible à des profils variés

Le DAEU attire un public diversifié, reflet de parcours de vie variés :

  • 43 % des inscrits ont moins de 25 ans,
  • 32 % ont entre 26 et 35 ans,
  • 62 % sont des femmes,
  • 47 % exercent une activité salariée en parallèle,
  • 36 % sont demandeurs d’emploi.

Cette diversité témoigne de la capacité du dispositif à répondre aux besoins de publics en reprise d’études, souvent contraints de concilier formation, emploi et vie personnelle.

Crédit photo : © Anthony Voisin - Région Île-de-France

Le taux de réussite du DAEU est assez important car on est là pour suivre les candidats, faire du tutorat. Si l’aide de la Région n’existait pas, on n’aurait pas le droit à une seconde chance dans ce pays.

10 ans d’engagement régional pour la réussite des Franciliens

Depuis 2017, la Région Île-de-France a consacré 15 millions d’euros au DAEU :

  • 6 millions d’euros pour les aides individuelles,
  • Près de 9 millions d’euros pour le financement des formations universitaires.

Un engagement constant qui a permis de structurer l’offre de formation et de sécuriser les parcours des étudiants.

En termes de bilan, les résultats de ces 10 premières années confirment l’efficacité du dispositif :

  • 6 005 étudiants ont bénéficié de l’aide régionale depuis 2017,
  • 13 357 apprenants ont suivi un DAEU sur la période,
  • 71 % réussissent dès la première année,
  • 22 % valident partiellement et poursuivent.

Après l’obtention du diplôme, les parcours se poursuivent majoritairement dans l’enseignement supérieur :

  • 49 % intègrent une licence,
  • 14 % un BTS/BUT,
  • 10 % un DUT,
  • 9 % une formation en soins infirmiers.

Des chiffres qui illustrent le rôle de tremplin du DAEU vers des études qualifiantes.

Pour les bénéficiaires, l’impact du DAEU dépasse la seule réussite académique. En effet, il prend souvent également des allures de déclic sur le plan personnel en favorisant une reprise de confiance tout autant qu’un accès à de nouvelles opportunités. Certaines initiatives illustrent aussi sa dimension sociale, comme les formations proposées en milieu pénitentiaire pour favoriser la réinsertion.

C’est un ami qui m’a parlé du DAEU alors que je travaillais dans la restauration. Je ne suis pas né en France et quand je suis arrivé je ne parlais même pas la langue. Alors j’ai d’abord eu de gros doutes, mais je me suis investi à fond et aujourd’hui je suis professeur d’histoire.

Un dispositif intégré à une stratégie plus large

Le soutien au DAEU s’inscrit dans une politique globale de la Région en faveur de l’égalité des chances, aux côtés d’autres dispositifs :

L’objectif est clair : permettre à chaque Francilien, quel que soit son parcours, d’accéder à l’enseignement supérieur.

Plus qu’une formation, le DAEU apparaît aujourd’hui comme un outil majeur d’ascenseur social au cœur des politiques régionales en faveur de la jeunesse et de la formation tout au long de la vie.

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