événement Basket, réalité virtuelle, sports, battles de breakdance et une programmation d'artistes 100 % francilien : le premier LABAZ Festival a rassemblé un millier de jeunes pour une journée dont tous se souviendront. Retour sur la 1re édition organisée par la Région à Communale à Saint-Ouen pour conclure ses Assises de la jeunesse.
La jeunesse francilienne avait rendez-vous au LABAZ Festival !
Il est encore tôt dans l'après-midi ce samedi 19 septembre 2026, mais déjà l'air vibre de basses lointaines et de cris qui fusent. Ça joue des coudes devant des paniers de basket, où chaque panier marqué arrache un concert d'acclamations. Un peu plus loin, la foule s'agglutine, mains tendues vers la cible, autour du stand de tir laser venu tout droit de l'univers du pentathlon. À quelques mètres, on tente sa chance au mini-golf entre deux fous rires, ou on s'accroche au rameur jusqu'à en avoir les bras qui tremblent, histoire d'impressionner les copains. Tout cela, c'était au LABAZ Festival by la Région Île-de-France !
Pour cette 1re édition de ce rassemblement dédié à la jeunesse francilienne, le LABAZ Festival avait un pari : prouver qu'un événement pour les jeunes peut offrir plus qu'une scène et des enceintes. Pari tenu.
Et le décor y est pour beaucoup. LABAZ Festival a posé ses valises à la Communale, à Saint-Ouen (93) : un lieu récent, vaste et spectaculaire, qui a offert ses volumes généreux et sa lumière naturelle à travers son immense verrière comme un écrin idéal à l'événement. On y circule sans jamais se marcher dessus, d'une scène de concert à une dizaine de stands, en passant par un espace dédié à l'innovation. Chacun trouvant sa place dans ce grand terrain de jeu.
De quoi donner d'entrée le ton d'une édition qui voit les choses en grand pour un rendez-vous qui vient également clôturer les Assises de la jeunesse organisées par la Région Île-de-France et qui ont débouché sur 5 nouvelles mesures pour mieux accompagner la jeunesse francilienne.
LABAZ Festival : concerts, animations, sport... une journée pour tout tester
Sur le papier déjà, le programme donnait le vertige : basket, mini-golf, taekwondo, rameur, tir laser, stand de customisation de goodies et de sneakers qui n'a pas désempli de la journée…
Sans oublier le Lab, dédié aux innovations de demain avec notamment un petit robot autonome ou la start-up Light Dec, que l’on avait déjà croisée quelques mois plus tôt à VivaTech, ou encore des rencontres avec des auteurs et des personnalités, et même un stand orientation avec des casques de réalité virtuelle avec l'agence Oriane de la Région.
Il y en avait pour tout le monde !
On a joué au basket, on a fait du rameur… on a aussi testé des innovations en réalité virtuelle, notamment celle où on peut faire des dessins avec nos pensées. C'était fou : on réfléchit en fonction de nos émotions, de notre concentration, et ça fait des dessins.
Joséphine, 19 ans
Face à la diversité des activités proposées et au nombre d'animations, certains festivaliers sont même décontenancés. Gabriela, 18 ans, ne cache pas sa surprise : « Je suis venue pour Gambi mais je suis ravie d'être arrivée tôt ! Honnêtement, je suis même étonnée à quel point c'est bien, et du grand nombre de choses à faire. »
Même enthousiasme du côté de Mathilde : « J'aime beaucoup ce festival, il y a des jeux et des stands en pagaille. On peut se mettre en compétition entre potes sur des activités, c'est vraiment marrant. »
Et au LABAZ Festival, transpirer avait un sens tout particulier : chaque défi sportif relevé sur les stands se transformait en don pour l'association M'endors pas de Caroline Darian, la marraine de cette 1re édition. Au total, ce sont 4 000 euros qui ont été récoltés grâce à l'énergie débordante des festivaliers.
Sur scène, des concerts enflammés !
Sur la scène, quand les concerts débutent, l'ambiance passe à la vitesse supérieure. Aux platines, Nataly K a chauffé la foule une bonne partie de l'après-midi, avant que le collectif Expressions Urbaines ne s'empare de la scène pour des battles de breakdance qui ont électrisé le public avant l’arrivée des têtes d’affiche.
Puis vient le tour des artistes franciliens. Et comme leur jeune public du jour, eux aussi représentaient fièrement le département où ils ont grandi : Gambi la star du 94, Jungeli l’étoile montante du 93, Hony Zuka l’artiste polyvalent du 91 et Fallon la princesse du RnBouyon qui a bougé entre le 77, le 91 et le 94 pendant sa jeunesse.
C’est Hony Zuka qui a ouvert le bal avec un mix des hits du moment. Pour lui, monter sur scène dans ce genre de festival a une saveur particulière :
« À mon époque, j'étais plutôt un spectateur de ce genre de truc, et le faire maintenant, en tant qu'acteur, c'est hyper lourd. J'ai grandi dans le 91, et ce genre d'activité, il y en avait plein quand j'étais petit. Ça s'est perdu pendant un moment, et voir que ça revient, c'est cool », nous confiait l'artiste juste avant son set.
Fallon a ensuite pris le relais et fait encore grimper la température en présentant son RnBouyon, avec même un titre en exclusivité pour le public : « Ils sont grave plein d'énergie. Ils me donnent de l'énergie et je leur rends l'énergie », se réjouissait la jeune artiste après son passage.
Dans la foulée, Jungeli livrait une prestation que beaucoup ont qualifié de mémorable, pleine d'énergie du début à la fin. Au point de provoquer un moment totalement improvisé, quand deux jeunes du public montent sur scène en plein set. « C'était vraiment cardio, et j'aime bien quand c'est cardio. J'ai limite envie de dire que c'était du freestyle, parce que les deux jeunes qui sont montés sur scène, ce n'était pas du tout prévu. Mais ça me fait plaisir ce genre de choses : il y a une connexion, il se passe un truc, et les fans peuvent participer, ça ne coûte rien », racontait-il tout sourire.
Entretien avec...
Jungeli
Juste après son mémorable passage sur la scène du LABAZ Festival, Jungeli, l'une des têtes d'affiche de l'évènement, s'est arrêté pour répondre à nos questions. Rencontre avec l'étoile montante du 93.
Qu'est-ce qui t'a donné envie de participer au LABAZ Festival aujourd'hui ?
Jungeli : On m'a dit qu'il y avait des jeunes, donc de la bonne humeur, donc j'ai voulu faire partie de ça.
Avais-tu déjà participé à ce genre de festival, avec de la musique mais aussi des activités de culture, de sport et d'orientation à la journée ?
Jungeli : Oui, j'ai participé il y a quelques mois à un concept qui ressemblait un peu à ça, beaucoup axé sur la jeunesse et pour ceux qui ne sont pas allés en vacances. Franchement, j'ai kiffé le concept.
S'adresser à la jeunesse à travers ta musique, c'est important pour toi ?
Jungeli : Bien évidemment. En tant qu'artiste, on a un devoir, parce qu'on influence beaucoup de personnes. Les jeunes, c'est généralement des personnes en recherche d'un avenir, d'un objectif. C'est des personnes en pleine construction. Si on peut leur donner à croire, leur montrer que tout est possible, c'est toujours avec plaisir que je le ferai.
Tu sors de scène où tu t'es vraiment donné à fond. Qu'est-ce que ça t'a inspiré ?
Jungeli : C'était vraiment cardio, et j'aime bien quand c'est cardio. Quand je sors de scène et que je transpire, je suis en mode : là j'ai fait un vrai show, là j'ai kiffé, là les gens ont kiffé. C'est là que mon travail est fait.
On a senti une vraie connexion avec le public pendant ton set…
Jungeli : Oui bien sûr, j'ai limite envie de dire que c'était du freestyle. Les deux jeunes qui sont montés sur scène, ce n'était pas du tout prévu. On voit qu'ils sont chauds, dans le mood, alors on se dit : viens, on fait la fête ensemble. Quand je tends le micro à des personnes dans le public pour qu'elles chantent... ce n'est jamais prévu. Mais ça me fait plaisir ce genre de choses : il y a une connexion, il se passe un truc, et les fans peuvent participer, ça ne coûte rien.
Un dernier mot pour la jeunesse francilienne qui te suit ?
Jungeli : Les amis, croyez en vous. Ce n'est pas tout le temps facile, ce n'est pas tout le temps évident, mais il y a toujours la lumière au bout du tunnel. Donc croyons.
Juste après lui, c'est Gambi qui s'offrait au public en guise de clou du spectacle de la soirée. Le rappeur a enchaîné ses plus gros succès devant un public en totale communion, qui connaissait chaque parole par cœur. Un final en apothéose pour un festival appelé à se renouveler !
« Franchement 10/10 pour une première édition ! J'ai surkiffé ma journée, les absents ont raté ! Y'avait plein d'artistes, plein de stands à découvrir, des battles de danse et même de l'éloquence… Fallait être là ! », s’exclamait une festivalière en sortant de Communale.
Rendez-vous l’année prochaine ?