Publié le 26 février 2020

Pacte agricole francilien : point d’étape 2020

Crédit photo : iStock-hopsalka

Diversification, structuration en filières, transition écologique et énergétique... La Région Île-de-France aide l’agriculture à répondre aux enjeux de demain avec tous les dispositifs de son Pacte agricole. 2 ans après sa mise en place, de nombreuses avancées ont eu lieu. Tour d’horizon. 

Les 4 objectifs du Pacte agricole 

  • Tripler en 5 ans les surfaces cultivées en agriculture biologique (pour atteindre 45.000 ha en 2022),
  • Installer 200 nouveaux agriculteurs par an,
  • Augmenter la part des exploitations diversifiées de 10% à 25% d’ici la fin de la mandature,
  • Accroître le nombre d’exploitations élevant des animaux de 10% à 15%.

Aider les agriculteurs franciliens à relever les défis environnementaux et économiques auxquels ils sont confrontés, telle est l’ambition du Pacte agricole 2018-2030, doté de 150 millions d’euros pour la période 2018-2022.

En 2019, de nombreuses actions ont été mises en œuvre, grâce à des fonds régionaux, pour faire de la relation entre les 12 millions de Franciliens et les agriculteurs un échange gagnant-gagnant. 

Accélérer la diversification des exploitations

Dans les filières d’élevage : 38 projets de constructions-rénovations, d’amélioration de l’autonomie alimentaire et des conditions de travail ont été financés grâce à 2,6 millions d’euros d’aides régionales. 

Dans les filières végétales : 99 projets de constructions-rénovations et d’aménagements de bâtiments de stockage, de conditionnement ou encore 21 serres et tunnels maraîchers ont été soutenus grâce à 3,7 millions d’euros d’aides régionales.

En 2019, l’aide à la diversification a concerné 140 projets mobilisant 2,5 millions d’euros d’aides régionales pour :

  • 50 installations de panneaux photovoltaïques sur les toits de bâtiments agricoles,
  • 55 ateliers de transformation des produits et espaces de vente à la ferme créés,
  • 35 acquisitions d’agroéquipements.

Soutenir la structuration des filières agricoles franciliennes

logo-Produit en IDF

En créant la marque « Produit en Île-de-France », la Région valorise ses productions agricoles et agroalimentaires avec une identité francilienne affirmée. Plusieurs marques ont été créées en 2018 et 2019 : 

  • L’Agneau des bergers d’Île-de-France
    Produite localement, grâce à un modèle social et environnemental vertueux, la viande d’agneau francilien possède son label depuis 2018.
  • Nos Bovins d’Île-de-France
    Les éleveurs bovins franciliens ont lancé leur marque régionale en 2018.
  • Les Aviculteurs d’Île-de-France
    Les éleveurs de volailles franciliens ont officialisé la création de leur association en 2019.
  • La baguette des Franciliens
    Lancée en 2019 et produite avec du blé des agriculteurs franciliens, transformée par des meuniers franciliens et fabriquée par des boulangers franciliens.

Les contrats de filières

Depuis septembre 2019, dans le cadre des « contrats de filières », la Région Île-de-France accompagne la structuration de deux filières :

Le Contrat de filière industrie gro-alimentaire : animé par l’Association régionale des industries agro-alimentaires (ARIA), qui regroupe l’Institut de formation régional des industries agro-alimentaires (IFRIA) et l'organisme régional Île-de-France Terre de saveurs, il met l’accent sur le lien avec l’amont agricole, la mise en réseau des acteurs...

Le Contrat de filière horticulture-pépinière : animé par la Chambre d’agriculture d’Île-de-France et Île-de-France Terre de saveurs, il lance notamment  des expérimentations de nouvelles gammes et réalise un travail de communication sur le « végétal local ».

D’autres actions sont en cours : 

  • Un nouveau contrat de filière autour des champignons est en projet,
  • La filière « venaison francilienne » travaille sur sa marque,
  • La filière brassicole est en cours de structuration,
  • Une démarche en vue de l’obtention de l’indication géographique protégée (IGP) pour le vin produit en Île-de-France est engagée.

Accompagner la transition écologique et énergétique

L’aide aux investissements environnementaux permet aux agriculteurs de s’équiper en agroéquipements, principalement des machines de lutte contre les adventices (mauvaises herbes) : 225 projets ont été soutenus par la Région pour plus de 2 millions d'euros.

Et depuis 2018, le nombre de méthaniseurs agricoles mis en service a été multiplié par 4. Le budget 2020, d’un montant de 10 millions d’euros, double par rapport à 2019 pour accompagner ce développement.

Lutter contre le grignotage des terres agricoles

En Île-de-France, même si la consommation des terres agricoles a diminué, passant de 1.800 ha dans les années 2000 à 500 ha en 2019, l’étalement urbain reste une menace pour ces espaces productifs.

Dans ce contexte d’objectif zéro artificialisation nette (ZAN), la Région a lancé un Plan friches, en 2019, afin d’éviter de gaspiller de riches terres agricoles en les livrant à l’urbanisation. Ce plan propose d’aider les collectivités à valoriser des zones à l’abandon sur leur territoire à travers un appel à manifestation d’intérêt.

Favoriser le « Mangeons francilien »

Annoncé lors des 1res Assises de l’alimentation francilienne, en 2019, le Plan régional de l’alimentation francilienne sera présenté lors d’une séance plénière du Conseil régional avant l’été 2020.

Favoriser des relations de bon voisinage entre les agriculteurs et les Franciliens

La Région a lancé en 2019 un appel à projets collectifs, « Parler d’agriculture aux Franciliens », avec un triple objectif :

  • Affirmer l’identité agricole de la Région Île-de-France,
  • Mettre en place une communication anti-agribashing,
  • Susciter des vocations  auprès du grand public.

Agriculteurs d’Île-de-France et Les Champs des Possibles sont les 2 lauréats de cet appel à projets.

Les agriculteurs à la rencontre des consommateurs franciliens

Pour encourager les agriculteurs à ouvrir leur exploitation et aller à la rencontre des scolaires pour parler de leur métier et des pratiques agricoles, la Région va créer un dispositif doté de 2 millions d’euros.