Publié le 25 février 2021

Aide Relance industrie : ERPRO, l’impression 3D au summum

Crédit photo : Erpro Group

Pionnier de l’impression 3D française, ERPRO, dont l’activité a été et reste fortement affectée par la crise sanitaire, parie sur l’avenir en investissant dans l’innovation. Cette entreprise installée dans le Val-d'Oise a bénéficié pour cela de l’aide PM’up Relance industrie, proposée à l'été 2020.

Cyrille Vue

Le 17 mars 2020, et pendant quelques mois, une partie de la production d’ERPRO, spécialiste de l’impression 3D installé à Saint-Leu-la-Forêt (95), est brutalement suspendue. Ce qui contraint Cyrille Vue (photo), le dirigeant, à se séparer d’une dizaine de ses quelque 100 salariés.

Le coup a beau être rude, l’équipe tente d’apporter sa contribution à l’effort des soignants au plus fort de la crise sanitaire. Elle produit gracieusement respirateurs, visières et valves pour l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris et en expédie également à Marseille, en Italie et en Espagne. 

S’appuyer sur l’innovation pour penser l’avenir 

De PM'up Relance industrie à TP'up/PM'up Relance

Proposée aux TPE, PME et ETI industrielles du 24 juillet 2020 au 21 septembre 2020, PM’up Relance industrie visait à accompagner des entreprises franciliennes dans des opérations de relocalisation, d'implantation ou de transformation de site, tout en contribuant à créer ou à maintenir des emplois en Île-de-France.

Depuis mars 2021, découvrez TP'up Relance et PM'up Relance.

La stupeur passée et l’activité reprenant quelques couleurs, Cyrille Vue, qui envisage l’épidémie comme « un accident de parcours » dont lui et son groupe se relèveront « plus forts », mise sur l’innovation.

Ainsi, il projette d’étoffer son parc d’imprimantes 3D avec 5 machines supplémentaires sur son site de Saint-Leu et 1 sur celui de Tremblay-en-France (93).

Ce projet est soutenu par l’aide PM'up Relance industrie de la Région, qui lui permet de conforter sa présence sur ses marchés historiques, de développer le secteur médical et d’envisager à nouveau de recruter.

Une activité transculturelle dans l'industrie

Depuis 1997, le groupe s’est spécialisé dans l’impression 3D. Un procédé de fabrication qui permet de confectionner des objets par superposition de matière, comme une imprimante ajoute de l’encre sur un papier.

Avec le temps et plusieurs rachats d’entreprises spécialisées, ERPRO a également déployé son savoir-faire en matière d’injection plastique et d’usinage (fabrication d’objet par soustraction de matière). 

10 millions de pièces fabriquées chaque année

Affichant 15 millions d’euros de chiffre d’affaires avant l’épidémie, le groupe ERPRO réalise environ 10 millions de pièces et prototypes chaque année pour l’automobile, l’aéronautique, les cosmétiques ou le médical.

« Nous fabriquons aussi bien des calandres de voiture que des prototypes de flacons de parfums et des lunettes connectées pour corriger la dyslexie des enfants », explique Cyrille Vue, avant d'ajouter qu'il se consacre désormais à de nouveaux projets.