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Avant les Jeux olympiques et paralympiques. En savoir plus

AMBASSADEUR SPORTIF Athlète de haut niveau en para haltérophilie, Rafik Arabat est en pleine préparation pour les qualifications aux Jeux de Paris 2024. Le sportif handisport de 33 ans avec un beau palmarès à son actif vise désormais une médaille paralympique. Témoignage.

Rafik Arabat débute sa carrière de para haltérophile dans un centre de rééducation à Gonesse (95). Repéré à l’adolescence par le Comité français de handisport, Rafik enchaîne ensuite les compétitions et les victoires : champion d’Europe en 2018, vice-champion d’Europe en 2019, champion du monde en 2021, vice-champion d’Europe en 2022...

Il termine 3e au championnat du monde en Égypte en soulevant 190 kg en mars dernier, et s’entraîne aujourd’hui afin de se qualifier pour les Jeux paralympiques cet été.

Rencontre avec l'athlète de haut niveau motivé par la discipline et la rigueur, et soutenu par la Région via le dispositif Objectif Haute Performance 2024.

Objectif Haute performance 2024, pour gagner ensemble

Le dispositif « Objectif haute performance 2024 » a permis d’aider plus de 600 athlètes grâce à un accompagnement financier de 10 000 à 16 000 euros pour leur permettre de concilier vie professionnelle avec leurs objectifs sportifs.

Ces sportifs, se voient attribuer le titre d’« Ambassadeur du sport de la Région Île-de-France » leur permettant, sur la base du volontariat, de promouvoir les valeurs du sport et de favoriser le développement de la pratique sportive auprès des jeunes Franciliens.

Comment en êtes-vous venu à pratiquer la para haltérophilie en haut niveau ?

Rafik Arabat : J’ai débuté dans un centre de rééducation. On m’a proposé petit à petit de faire un peu de musculation, car je marchais avec des appareillages qui étaient contraignants. Donc il fallait muscler le haut du corps. C’est dans ce centre que je me suis initié. Un an et demi plus tard, je reçois un appel du Comité handisport qui me propose à 16 ans de faire ma première compétition en Grèce. C’est comme ça que ça a commencé.

Quelles valeurs voulez-vous faire passer à travers votre sport ?

R.A. : La discipline et la rigueur. Si on a ces 2 bases là, il n’y a pas de raison que l’on n’arrive pas à performer et à un jour arriver au haut niveau. Bien sûr, ça demande des sacrifices et du temps. Je pense que pour y arriver, il faut être patient.

Que diriez-vous aux personnes en situation de handicap qui aimeraient faire de l’haltérophilie ?

R.A. : Je leur dirais de ne pas hésiter à se rapprocher du Comité handisport ou de la Fédération française handisport et venir découvrir cette belle discipline ! 

Quel soutien recevez-vous de la Région ?

R.A. : Alors aujourd’hui, j’ai la chance de bénéficier du dispositif Objectif Haute Performance 2024. Cela me permet dans un premier temps d’être accompagné sur différents projets de mobilité : pouvoir me déplacer plus facilement dans mes différents entraînements ou bien pour mes soins médicaux. Car quand on est un athlète de haut niveau il y a les kinés, les ostéopathes et plein d’autres personnes à voir. Donc c’est vraiment sur un cadre de mobilité et le volet financier qui va m’aider dans le développement de ma pratique. 

Qu’est-ce que cela représenterait pour vous de participer aux Jeux paralympiques à domicile ?

R.A. : Ce serait le plus beau cadeau. Le faire, c’est des années de sacrifices, de travail. Je ne dirais pas que c’est le mériter, mais me suis donné les moyens d’y arriver. Et puis, vu que c’est à domicile, il faut mettre les bouchées doubles. Aujourd’hui, nos familles ont la chance de pouvoir venir nous voir. Il y a aussi cette chance là. Donc j’espère être sélectionné pour pouvoir y participer.

Quel message voudriez-vous faire passer aux Franciliens au sujet des Jeux ?

R.A. : Il ne faut pas hésiter à prendre contact avec la Région sur les différents projets qui peuvent exister à l'occasion de Paris 2024. Que ce soit dans les domaines de l’emploi ou de la formation à travers le sport, ou encore en tant que bénévole. Il y a de belles choses à faire. Ça arrive une fois tous les 100 ans, donc c’est un moment qu’il ne faut pas louper !

Quelles autres disciplines allez-vous regarder pendant les Jeux ?

R.A. : Alors moi, je fais un peu de basket à côté et je fais aussi un peu de natation, donc ce sont les disciplines auxquelles je vais le plus m’intéresser !

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