6 mars 2018

Plan anti-bouchons : 250 millions d'euros pour réduire les embouteillages et la pollution

Lancé en mars 2017, le plan anti-bouchons avance. L'ouverture définitive, le 6 mars 2018, du doublement de la RD30 dans les Yvelines marque la 20e opération financée par la Région Île-de-France. En tout, 250 millions d'euros seront investis d'ici 2020 pour résorber 40 points noirs et lutter contre les embouteillages.

Plan anti-bouchons : trois objectifs

Assurer un droit à la mobilité pour tous les Franciliens, à commencer par ceux qui n'ont pas d'autres choix que de prendre leur voiture ou le bus car ils n'ont pas accès aux transports en commun ferrés. C'est l'ambition affichée par le plan anti-bouchons, mis en œuvre en mars 2017 par le Conseil régional. Trois principaux caps ont été fixés : traiter les principaux points de congestion, assurer la qualité de service du réseau routier et développer la route intelligente. Au total, 250 millions d'euros vont être investis d'ici à 2020.

40 points noirs ont été identifiés dont six jugés particulièrement prioritaires : la création d'une voie rapide Meaux-Roissy (77) ; la poursuite de l'avenue du Parisis, entre Sarcelles et Gonesse (95) ; la construction d'un pont sur la Seine à Melun (77) ; la construction d'un franchissement de la Seine entre Athis-Mons et Vigneux (91) ; le doublement de la RD30 entre Plaisir et Élancourt (78) ; et le traitement du pont de Villeneuve-Saint-Georges (94). Les chantiers s'étaleront entre 2018 et 2020. Outre les travaux sur les routes, trois centres de gestion du trafic nouvelle génération vont voir le jour en petite couronne, dans les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis.

73 millions d'euros déjà investis par la Région

L'opération inaugurée le 6 mars 2018 par Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, dans les Yvelines est la 20e financée dans le cadre du plan anti-bouchons. À cette occasion, ce sont 66 millions d'euros qui ont été investis à parité par la Région et le Conseil départemental des Yvelines pour permettre une circulation plus fluide entre Plaisir et Élancourt. À ce jour, 73 millions d'euros des 250 millions d'euros devant être mobilisés, ont déjà été engagés par la Région.

« Embouteillages, ça veut dire stress, fatigue, pollution... Nous avons bâti ce plan anti-bouchons pour changer la route en partenariat avec l'État et les Départements afin d'améliorer la vie quotidienne des Franciliens, qui ne doivent plus rester bloqués chaque jour dans les bouchons », a déclaré Valérie Pécresse.

Les chantiers déjà financés
-Expérimentation d'une voie réservée quai de Bercy.
-Barreau RN3-RN2 (Liaison Meaux-Roissy).
-Liaison RN105-RD606 (Contournement de Melun).
-RD471 : aménagement du carrefour de Belle-Croix et des 4 pavés à Chévry-Cossigny et Ozoir-la-Ferrière.
-Contournement de Coulommiers (études).
-Doublement RD30 à Plaisir et Élancourt.
-RD121 Montesson-Sartrouville.
-Liaison RD30-RD190 (études).
-Liaison Nord/Sud dont barreau manquant RD17/RD74.
-Amélioration de la circulation routière RN7.
-A86 Demi-diffuseur Le Plessis Robinson.
-RD1 Quai de Clichy à Clichy la Garenne et Quai Michelet à Levallois.
-Gerfaut II : poste central de circulation du département de la Seine-Saint-Denis.
-Accessibilité et desserte du pôle d'Orly.
-Franchissement de Seine au nord du Val-de-Marne (études).
-Avenue du Parisis (section est).
-Réaménagement de la patte d'Oie d'Herblay A15/RD14/RD392/RD106.
-Desserte de la plateforme multimodale de Bruyères-sur-Oise, accès sud RD922.
-Fonds pour la route intelligente.

Une lutte contre la pollution et pour l'innovation

En agissant sur la congestion automobile, l'objectif est aussi de réduire les émissions de particules fines et d’améliorer la qualité de l’air, un véhicule pris dans un embouteillage étant plus polluant qu’un véhicule qui roule.

L'innovation sera également au cœur du plan avec la création d'un fonds de près de 60 millions d'euros en faveur de « la route intelligente » pour accompagner les évolutions profondes qui vont bouleverser les usages de la route et l'ensemble des transports.

Selon une étude réalisée en 2014 par la société d'info-trafic américaine Inrix et le Centre for Economics and Business Research, les bouchons coûteraient 46 millions d'euros par jour en France, soit 17 milliards d'euros par an.