19 septembre 2019

Particules ultrafines : un nouvel outil de mesure testé par Airparif

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Crédit photo : Getty Images

Airparif, l'organisme qui surveille la qualité de l'air en Île-de-France, et la Région, son premier financeur, lancent la première mesure permanente des particules ultrafines, pour mieux les connaître et mieux comprendre leurs conséquences sur la santé.

La qualité de l'air est une priorité régionale en matière d'environnement et de santé, comme en témoigne le plan « Changeons d'Air » mis en place en 2016 (+ 150% de hausse des crédits d'investissements dédiés à la lutte contre la pollution).

Dans le cadre de la Journée nationale de la qualité de l’air du 17 septembre, Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, Jean-Philippe Dugoin Clément, vice-président chargé de l'Écologie, du Développement durable et de l'Aménagement, ont inauguré le premier appareil de mesure permanente des particules ultrafines installé en Île-de-France.

Actuellement testé dans les locaux d'Airparif, l'organisme qui surveille la qualité de l'air en Île-de-France et dont la Région est partenaire, cet appareil sera ensuite installé dans un lieu de l'agglomération parisienne à définir.

Des particules ultrafines aussi petites qu’une molécule ADN

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Cet appareil de haute technologie, dont la Région a participé à l'achat, pourra pour la première fois mesurer les particules ultrafines, aussi petites qu’une molécule d’ADN.

Une meilleure connaissance de la pollution aux particules ultrafines permettra d’anticiper les enjeux sanitaires liés à ce polluant émergent, de mieux protéger les Franciliens et d’agir pour améliorer la qualité de l'air sur tout le territoire.

Pourquoi mesurer les particules ultrafines ? 

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Aujourd’hui seules les particules plus petites que 10 microns appelées PM10 et que 2,5 microns appelées PM2.5 sont réglementées pour leurs effets sur la santé (respiratoires et cardiovasculaires).

Les recherches sanitaires mettent cependant en avant la nocivité de particules encore plus petites : les particules ultrafines, des polluants émergents.

Pour Valérie Pécresse, présidente de la Région, « il est important de mieux mesurer la qualité de l’air pour savoir si nos normes antipollution sont les bonnes. Il faut être transparent avec les Franciliens. Depuis 10 ans, nous constatons une baisse tendancielle de la pollution alors que pathologies augmentent. C'est bien que nous ne mesurons pas tout ce qu'il faut. Nous soutenons les recherches sur cette question. C'est ainsi que nous ferons évoluer la réglementation ».

Un avis partagé par Jean-Felix Bernard, président d’Airparif : « Si nous ne faisons que de la surveillance réglementaire, nous ne saurons pas sur quoi agir, ajoute-t-il. Pour pouvoir alerter les pouvoir publics, nous avons besoin d'accumuler des connaissances. Avec ce nouvel équipement, nous anticipons les enjeux de demain. »

100.000 Franciliens exposés 

Malgré une tendance à l’amélioration,  Airparif évalue à 100.000 le nombre de Franciliens encore exposés en 2018 à des niveaux de pollution qui ne respectent pas la réglementation. 

Les actions régionales engagées pour lutter contre la pollution de l’air en Île-de-France