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Avant les Jeux paralympiques. En savoir plus

Jeux 2024 « Jeux 2024, le tremplin francilien », est le podcast de la Région Île-de-France tourné au cœur des derniers préparatifs des Jeux olympiques et paralympiques. Dans ce 2e épisode, nous partons à la rencontre du triathlète plusieurs fois champion du monde : Dorian Coninx. Licencié à Poissy (78), le sportif de haut niveau soutenu par la Région est qualifié aux Jeux de Paris 2024 et vise la médaille.

« Jeux 2024, le tremplin francilien », est le podcast de la Région Île-de-France tourné au cœur des derniers préparatifs des Jeux olympiques et paralympiques.

Dans ce 2e épisode, nous partons à la rencontre de Dorian Coninx, triathlète plusieurs fois champion du monde, licencié à Poissy (78) et Ambassadeur du sport de la Région Île-de-France. L'athlète se prépare aux Jeux olympiques avec le soutien de la Région grâce au dispositif de soutien aux sportifs de haut niveau : Objectif haute performance 2024.

Écoutez l'épisode : Dorian Coninx, objectif médaille

Journaliste : Vous écoutez « Jeux 2024, le tremplin francilien », un podcast de la région Île de France tourné au cœur des derniers préparatifs des Jeux olympiques et paralympiques. Champions du monde, acteurs culturels, bénévoles, travailleurs de l'ombre, tous sont déjà quotidiennement engagés avec ténacité et enthousiasme dans les prochains Jeux. Et tous ont bénéficié du soutien de la Région à travers leur histoire. Découvrez l'héritage durable des Jeux 2024 pour les Franciliens.  

Dorian Coninx : Depuis l'an passé, la région m'aide financièrement pour soutenir mes projets qui sont en l'occurrence à très court terme les Jeux Olympiques de Paris et plus spécifiquement d'être performant. Je vise la médaille au vu de mes dernières compétitions et au vu du niveau que j'ai montré.  

Journaliste : Être un athlète de haut niveau, cela coûte souvent cher. Beaucoup d'entre eux n'ont pas de sponsors ou de financement. Alors, il faut souvent travailler en plus des heures d'entraînement acharné. Pour conjurer le sort, la Région a décidé d'aider ces héros franciliens du sport en leur accordant une aide intitulée "Objectif Haute Performance 2024". Le but ? Permettre à ces sportifs de haut niveau de réaliser leur projet professionnel et subvenir à leurs besoins du quotidien. Le montant de ces aides régionales varie de 10 000 à 16 000 €. Depuis deux ans, au vu de leurs résultats et de leurs projets, près de 700 sportifs en ont bénéficié. Parmi eux, Dorian Coninx, Isérois de 30 ans, que nous rencontrons dans son club à Poissy, dans les Yvelines. Dorian Coninx a été sacré Champion du monde de Triathlon en 2023.  

Dorian Coninx : Le triathlon en quelques mots, c'est trois sports : natation, vélo, course à pied, toujours dans cet ordre-là. Et c'est des sports qu'on fait en enchainant. C'est à dire qu'on n'a pas de pause après la natation ou après le vélo. C'est une course, on part tous en même temps. Le premier qui est arrivé, il a gagné. Les distances sur le format olympique, c'est 1500 mètres de natation, 40 kilomètres de vélo et dix kilomètres de course à pied. Et ça représente à peu près 1 h 45 d'effort. Pour ça, je m'entraîne environ 30 heures par semaine, ce qui représente autour de 400 kilomètres de vélo, 25/30 kilomètres de natation et 80 kilomètres de course à pied. J'ai aucun jour de repos dans l'année. Dans une carrière de haut niveau, tout tourne autour de l'équilibre et de faire des choix entre "je fais, je fais pas", c'est comme se coucher tôt ou tard. La seule réponse est une fois qu'on a fini la course et qu'on voit notre résultat, on sait si tous les mois d'entraînement et tous les mois de choix qu'on a fait, il était judicieux ou non.  

Journaliste : Pour tenir le rythme et atteindre les sommets. Les sportifs ont souvent des besoins multiples. Mais quels sont-ils, très concrètement ?  

Dorian Coninx : Les besoins en triathlon ils sont assez importants d'un point de vue financier. Par exemple, moi j'ai un coach personnel que je rémunère de ma poche tous les mois. Pareil pour le préparateur mental, pareil pour le préparateur physique, pareil pour la nutritionniste. Donc voilà. Plus, il y a tout un tas de stages, de déplacements pour les compétitions, etc. La Fédération Française de Triathlon en prend une partie. Le club m'aide aussi sur tous les aspects financiers et matériels, etc. Mais en fait, au plus j'ai d'argent, au plus je peux investir pour ma performance. Et en fait, plus on avance dans le niveau, plus les gains qu'on peut aller chercher... Pour donner un exemple très simple, en début d'année, je suis allé dans un tunnel pour calculer l'aérodynamique que j'avais sur mon vélo. C'est quelque chose comme 1 500 € la journée. Donc voilà, ça donne et c'est un exemple parmi tant d'autres de choses que je mets en place pour être le plus performant possible. Et donc l'Île-de-France me soutient depuis l'an passé et c'est une grosse aide qui me permet de me prendre un peu moins la tête et d'avoir plus de facilité à financer toute ma saison.  

Journaliste : Plus jeune, Dorian Coninx était en sport études natation. Puis il a bifurqué un peu par hasard, dit-il, vers le triathlon. Un choix qu'il ne regrette pour rien au monde. Parce que chaque jour, il peut profiter de l'essentiel à ses yeux la nature et le grand air de l'Isère, où il s'entraîne une bonne partie de l'année.  

Dorian Coninx : Je sais pas pourquoi c'est aussi important d'être dehors pour moi, mais ce que je sais, c'est que quand je suis en pleine montagne, au milieu de la nature, je me sens apaisé, je me sens relâché. C’est vraiment quelque chose qui me permet de m'évader. Il n'y a aucun paysage, aucune vue qui me touche, plus qu'un paysage de montagne ou qu'un paysage, du moins, d'extérieur, naturel. J'ai grandi tous mes étés, je les passait chez mes grands-parents, en montagne. J'avais vraiment ce rapport à la nature. L'adaptation a été assez rapide finalement. Déjà par le fait que je nageais bien et j'avais l'habitude de m'entraîner énormément. Et puis, sur mon temps libre avec mon père, on allait faire du VTT tous les weekends. Donc il y avait cette notion de vélo que j'avais déjà. J'ai quand même des capacités assez naturelles sur la course à pied. Donc tout ça mis bout à bout, ça a fait que la transition, elle a été assez rapide. Et moins de deux ans après avoir commencé le triathlon, j'ai eu mon premier titre de champion du monde junior. Donc assez vite, je me suis retrouvé à être en concurrence avec les autres Français pour essayer de me qualifier aux Jeux Olympiques de Rio. Et voilà. Après, je me suis dit je vais arrêter de me poser des questions. D'autant plus qu'il y avait le club de Poissy qui était là pour me soutenir, qui me permettait de financer ma saison, etc. Donc ça m'a aussi libéré de la place on va dire. Psychologiquement, ça m'a donné la possibilité et la motivation pour m'investir à 100 % dans le triathlon.  

Journaliste : A trois mois des Jeux olympiques, le travail est dense. Mais l'est-il plus que d’habitude ? Et à quoi la vie et le quotidien de Dorian Coninx ressemble-t-il actuellement ?  

Dorian Coninx : Nickel.  

Journaliste : Nous lui avons posé la question alors qu'il sortait le matin de notre rencontre, d'un entraînement intense et d'un shooting photo avec ses coéquipiers.  

Photographe : Super sourire. On est pas mal là, hein ? Voilà. Et puis, si tu veux montrer un petit peu le maillot ... montre le maillot, t'es content ! Fais la victoire aussi aaaaahhh.  

Dorian Coninx : Alors, mon quotidien à trois mois des Jeux Olympiques, il est le même que depuis des années maintenant. C'est à dire que, en gros, mes journées sont orientées autour de l'entraînement, c'est à dire que toute la journée je l'ai pour m'entraîner quand je ne suis pas à l'entraînement, et ben je fais des choses qui soit vont m'aider dans l'entraînement pour la récupération, comme manger correctement, dormir, etc.  

Journaliste : Comment on dort ? Qu'est-ce qu'on mange ?  

Dorian Coninx : Alors on essaie de dormir suffisamment pour moi. J'essaie d'avoir au moins huit heures de sommeil. Je fais la sieste tous les jours. Maintenant, si je fais pas ma sieste, c'est même compliqué vers 14 h. Ce n'est pas une très bonne habitude, mais c'est un petit confort. Alors manger, l'avantage, c'est que vu la quantité de dépense énergétique qu'on a, on peut manger globalement tout ce qu'on veut et puis des séances de soins, que ce soit kiné, ostéo, puis après le temps libre que je prends pour moi, c'est pour me changer les idées. Mais il y a toujours cette idée derrière la tête qu'il ne faut pas que ça nuise à ma performance. C'est à dire que je ne peux pas faire quelque chose qui va trop me fatiguer si je suis en plein cycle d'entraînement. Donc c'est spécial, mais en même temps, c'est ultra grisant parce qu'il y a un objectif qui est fort. Chaque compétition qu'on va faire, chaque entraînement qu'on va faire, ça nous procure des émotions, donc des très grosses émotions qui sont pas faciles à aller chercher dans la vie de tous les jours en dehors du sport. Et donc je pense que ça fait aussi partie des raisons pour lesquelles j'aime ce sport et j'aime le sport en général.  

Journaliste : Nommé "Ambassadeur du sport" par la Région Île-de-France, Dorian Koninck peut partager son amour infini pour la pratique sportive. Comme d'autres champions, eux aussi bénéficiaires de l'aide régionale et également ambassadeurs Dorian Coninx a pour mission de favoriser la découverte du sport, de diffuser ces valeurs tout en luttant contre les discriminations et les violences en interne.  

Dorian Coninx : Alors effectivement, je suis ambassadeur du sport en Ile-de-France. C'est toujours une fierté de pouvoir promouvoir le sport auprès d'un public le plus large possible. J'espère que ça va continuer à se développer. Je pense qu'il y a quand même une culture du sport qui est assez bonne en France et je pense que les Jeux, par exemple, d'avoir les Jeux à la maison, de pouvoir voir toute l'effervescence autour de cet événement qui est ultra important et ultra galvanisant, c'est quelque chose qui va aider à mettre un peu le pied à l'étrier aux jeunes et aux moins jeunes qui ont encore des a priori négatifs sur le sport.  

Inconnu : Allez ! Il y a vraiment un temps de préparation.

Journaliste : Là, ce sont des champions d'escrime qui se sont rendus il y a quelques semaines au lycée Jean de La Fontaine, dans le 16ᵉ arrondissement de Paris, afin d'initier les lycéens à leur pratique.  

Inconnu : Est-ce que c'est bon ?  

Inconnu : Ensuite, on regarde l'appareil vers le haut. Wow ! Prêts ? Allez.  

Journaliste : Dorian Coninx et son équipe de triathlon se sont eux aussi prêtés au jeu.  

Dorian Coninx : Si on me demande de le faire et que ça rentre dans mon calendrier qui est quand même assez chargé, je le fais volontiers. En décembre, quand on est venu ici avec le club, moi et les autres athlètes, on est allé dans les dans les collèges de la ville pour justement parler du triathlon, parler du sport en général, etc. Et c'est toujours un plaisir parce qu'on voit que les jeunes sont intéressés, ils ont plein de questions à poser et tout. Donc voilà, c'est avec plaisir que je fais ça.  

Journaliste : Avant de le quitter, Dorian Coninck nous livre ses impressions sur le parcours olympique de l'épreuve de triathlon. Il connaît bien entendu déjà par cœur.  

Dorian Coninx : On a eu la chance l'an passé de courir sur le parcours des Jeux. En fait, c'était le Test Event, donc la répétition générale de la course du triathlon un an avant. Donc je sais que c'est un parcours qui est incroyable parce qu'on passe que dans des lieux historiques de Paris, en plein centre de Paris. Le départ, il est sous le pont Alexandre III. La transition est sur le pont à vélo. On part dans la rue qui passe devant le Petit Palais Grand Palais. On tourne sur les Champs-Élysées. On fait un demi-tour sur les Champs-Élysées. On traverse sur le pont en face qui est le pont des Invalides, si je me trompe pas. De l'autre côté, on fait un petit tour qui va jusqu'à l'Assemblée nationale et puis on revient par le pont Alexandre III. C'est un tour qui fait cinq kilomètres qu'on va faire huit fois à vélo. À pied, c'est quasiment le même tour mais qui est un peu plus court et qu'on fait quatre fois. Donc voilà, déjà rien que l'endroit, c'est fou. On a aussi la chance d'avoir une très grosse équipe de France. On est trois champions du monde français sur les quatre dernières années. Je pense que ça va vraiment être une belle fête et rien que pour ça, j'ai envie de. J'ai envie d''être au départ.  

Journaliste : Pour soutenir Dorian Coninx, rendez-vous donc cet été près du pont Alexandre III. C'était "Jeux 2024 Le tremplin francilien", un podcast de la Région Île-de-France diffusé une fois par mois jusqu'aux Jeux Olympiques. Merci à Dorian Coninx, aux membres du club Poissy Triathlon et à Boris Grau. Abonnez-vous à l'émission pour ne pas manquer le prochain épisode. Et enfin, vous retrouverez toutes les informations relatives à l'aide "Objectif haute performance" sur le site de la Région Île-de-France. 

Objectif Haute Performance 2024... pour gagner ensemble

Le dispositif « Objectif haute performance 2024 » a permis d’aider près de 700 athlètes grâce à un accompagnement financier de 10 000 à 16 000 euros pour leur permettre de concilier vie professionnelle avec leurs entraînements.

Ces sportifs, soutenus dans le cadre du dispositif « Objectif Haute Performance 2024 » se voient attribuer le titre d’« Ambassadeur du sport de la Région Île-de-France » leur permettant, sur la base du volontariat et en fonction de leur disponibilité, de promouvoir les valeurs du sport et de favoriser le développement de la pratique sportive auprès des jeunes Franciliens.

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