25 juin 2019

Lissage des heures de pointe : une expérimentation à l’échelle de Grand Paris Sud

route
Crédit photo : Guillaume Binet - MYOP

La Région lance un nouvelle expérimentation pour décongestionner les réseaux de transports aux heures de pointe. Cette fois, il s'agit de la route, et 16 structures d'Essonne et de Seine-et-Marne sont impliquées.

Après avoir été lancée, déjà à l’initiative de la Région, sur le territoire de Paris-La Défense (92), l’expérimentation du lissage des heures de pointe va s’étendre à l’agglomération Grand Paris Sud ((77-91).

Alors que l’expérimentation sur le territoire de La Défense avait comme cible quasi-unique la désaturation du réseau de transports en commun, la spécificité de ce nouveau territoire permet à cette nouvelle expérimentation de viser la congestion routière, notamment sur l’A6 et la N104 (Francilienne) quotidiennement saturées entre 8h et 9h.

16 structures employant 38.000 salariés

16 structures sont inscrites dans la démarche et ont signé le 26 juin avec la Région la charte d’engagements volontaires :

  • 13 entreprises : AccorInvest, Arianespace, Association VIE, Bergams, Carrefour France, Enedis, la Faculté des Métiers, Genopole, Martin Brower, Safran, TICE, l’université Évry-Val d’Essonne, UPS,
  • 3 administrations : l’Agglomération Grand Paris Sud, le Département de l’Essonne et la Ville d’Évry-Courcouronnes.

Ces structures emploient  un total de plus de 38.000 salariés, dont 11.500 étudiants.

Les signataires s'engagent...

L’objectif premier de cette charte de bonne conduite est que chaque structure signataire puisse réduire de 10% le nombre de ses salariés arrivant en voiture particulière sur la zone concernée à l’heure de pointe du matin, chaque jour ouvré et en particulier le mardi et le jeudi, dans un délai d’un an après la signature de la charte.

La charte vise à répondre à cet objectif via notamment la mise en place :  

Un potentiel de 80.000 salariés 

La saturation des axes routiers sur cette zone concerne au total 24 communes, 225 structures de plus de 100 salariés (entreprises et administrations). Soit un potentiel de 80.000 salariés ciblés par l’expérimentation.

Parmi l’ensemble de ces salariés, 30.000 arrivent en période de pointe. À ce chiffre, il faut ajouter les étudiants de l’université utilisant la même plage horaire. Par ailleurs, plus des 2 tiers des salariés sont seuls dans leur voiture pour leur trajet domicile-travail, soit environ 57.000 personnes...

  • d’horaires décalés en journée pour les salariés ou étudiants, 
  • de 1 à 2 jours de télétravail par semaine, 
  • d’outils de communication à distance, 
  • d’espaces de coworking internes pour les entreprises disposant de plusieurs sites,
  • de mesures en faveur du covoiturage et de l’auto partage.

... La Région aussi

Par ailleurs, la Région Île-de-France s’engage à favoriser la démarche en :

  • accélérant le développement d’espaces de coworking et de télécentres,
  • mettant en place un outil de localisation et de réservation en ligne des espaces de travail partagés,
  • assurant un soutien au développement du covoiturage
  • contribuant au développement des plans de mobilité des entreprises (ou de leurs associations) et des administrations
  • incitant les collectivités à accélérer l’élaboration de Plans locaux de déplacements,
  • accompagnant la mise en place de schémas stratégiques cyclables,
  • pilotant et coordonnant l’évaluation et la quantification des comportements des agents de Grand Paris Sud.

Expérimentation du lissage des heures de pointe