Publié le 29 avril 2019

Coralie, Étudiante-Ambassadrice de l'Île-de-France au Brésil

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Crédit photo : Région Île-de-France

Après avoir été réunis en janvier 2019, les 118 premiers Étudiants-Ambassadeurs retenus par la Région sont partis aux 4 coins du globe. Leur mission : donner envie de venir étudier en Île-de-France. Parmi eux, Coralie Poyet, en école vétérinaire au Brésil.

Coralie, 25 ans, est passionnée d’animaux depuis toujours. Petits, grands, à poils, à plumes… tous captivent son attention. C’est donc très naturellement qu’elle a voulu devenir vétérinaire praticien, et qu'elle s’est tournée pour cela vers l’École vétérinaire de Maisons-Alfort (ENVA).

Quand elle a su que cette institution, que la Région Île-de-France a soutenue pour des aménagements tels que la construction d’un hôpital vétérinaire ou la rénovation de bâtiments, propose de partir en coopération au Brésil, Coralie s'est empressée de se porter candidate.

Cette mobilité étudiante a pour cadre le programme Brafagri (Brésil-France-Agriculture), qui porte sur des coopérations France-Brésil en matière d’agriculture et de soins animaliers.

Les Trophées des Étudiants-Ambassadeurs de l’Île-de-France

Lancé en octobre 2018 par la Région, les Trophées des Étudiants-Ambassadeurs de l’Île-de-France » proposent à des étudiants franciliens en mobilité internationale en 2019 de valoriser l’enseignement et la recherche de la Région grâce à des projets originaux. À la clé, des récompenses jusqu’à 3 000 euros.

« Le projet Brafagri était fait pour moi, je voulais faire complètement autre chose et découvrir les médecines de pointe développées au Brésil », explique Coralie.

Son école lui a ensuite proposé de participer au programme de la Région « Étudiants-Ambassadeurs de l'Île-de-France », qui l'a tout autant emballée.

La jeune femme révèle avoir pensé son voyage différemment dès lors. « Cette participation aux Étudiants-Ambassadeurs a donné encore plus de sens à mon projet Brafagri. Maintenant, je souhaite faire part de mes connaissances pour inciter les Brésiliens à venir en Île-de-France. »

Un voyage plein de découvertes

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Arrivée à l’université vétérinaire de Botocatu (Brésil) avec une camarade de promotion en février 2019, Coralie découvre les techniques de soin propres aux écoles vétérinaires du pays : « C’est très différent. Ici, chaque vétérinaire est spécialisé dans un domaine. En France, au contraire, on doit pouvoir tout faire et être capable de soigner tous les animaux. Être ici me permet de me perfectionner dans chaque spécialité. »

La jeune étudiante effectue en effet beaucoup de « pratique » dans chacun des établissements qu’elle fréquente, que ce soit des soins, des suivis de reproduction et de gestation, etc. « Je ne reste jamais plus de 2 semaines de stage au même endroit, ce qui me permet de ne jamais m’ennuyer », confie-t-elle.

Ce voyage est aussi un moyen pour Coralie de s’intéresser à une nouvelle culture et d'apprendre une nouvelle langue. Elle consacre tous ses week-ends à des sorties entre amis, des escapades aux chutes d’eau de Botocatu et même au carnaval de São Paulo.

Son rôle d’Étudiante-Ambassadrice

Tout au long de son voyage, la jeune femme constate l’intérêt des étrangers pour l’Île-de-France : « Il est important pour moi de leur montrer toutes les possibilités qui s’ouvrent à eux s’ils viennent étudier chez nous. L’apprentissage du français, les écoles de renommée internationale, le cadre d’études, la gastronomie… Mais ce qui les séduit davantage, c’est les cours de pratique en école vétérinaire. »

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En effet, les Brésiliens n’ont droit dans leurs cursus qu’à 2 mois de stage pratique, contre 2 ans pour les Français. Un enjeu important quand on souhaite se lancer dans la vie professionnelle. « J’essaie de faire connaître ce programme auprès des étudiants brésiliens car il peut être très utile pour eux. »

Coralie garde aussi contact avec les autres Étudiants-Ambassadeurs à travers une newsletter mensuelle, dans laquelle chacun partage l’avancée de son projet. « On ne se parle pas très souvent car on est tous très impliqués. Mais j’ai prévu de les recontacter pour peut-être se voir quand je serai au nord du Brésil », indique-t-elle, sourire aux lèvres. L'occasion peut-être aussi d’échanger sur ces premiers mois de stage à l’étranger…