En 2017, la Région a déclaré « Grande cause régionale » la lutte contre les violences faites aux femmes. Depuis le combat continue. Tour d’horizon des actions concrètes impulsées par la Région pour prévenir les violences envers les femmes et accompagner celles qui en sont victimes.

Harcèlement, violences conjugales, féminicides… la liste des violences subies par les femmes est longue. Prévention, assistance et orientation sont les leviers choisis par la Région pour les combattre. Elle peut compter dans cette lutte sur les actions du Centre Hubertine Auclert. Colloques, événements, publication du guide « Agir efficacement contre les violences faites aux femmes », lancement du site #stopcybersexisme, sont quelques exemples d’actions menées. 

Soutenir les associations qui défendent les femmes 

La Région lance chaque année un appel à projets dédié à la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes, quel que soit leur âge, et en particulier le harcèlement, les violences physiques et sexuelles, les violences intrafamiliales, le mariage forcé, les violences patrimoniales (interdiction de travailler, interdiction de disposer de moyens de paiement, etc.

Ou encore, pour les plus jeunes, l’abandon de scolarité imposé et plus généralement, toutes les violences interdites par la loi ou contraires aux valeurs de la République. 

En 2022, 27 structures ont été soutenues par la Région Île-de-France. Près de 215 000 Franciliennes vont ainsi être directement bénéficiaires des actions portées. 

     

    3919 Violences Femmes Info pour les femmes victimes de violence 

    Accessible 24h/24 et 7j/7 le 3919 est la ligne d’écoute gratuite et anonyme pour les femmes victimes de violences - conjugales, sexuelles, psychologiques, mutilations sexuelles, harcèlement... Les écoutants informent et orientent les victimes vers des dispositifs locaux d'accompagnement et de prise en charge. Le numéro est accessible depuis un poste fixe et un mobile et l’appel ne figure pas sur les factures de téléphone.

    Zoom sur 4 associations soutenues par la Région en 2022 :

    • En avant toutes : pour mettre en place  un chat d'écoute à destination des jeunes femmes victimes de violences et faire de la sensibilisation afin de déconstruire les origines des violences conjugales auprès des jeunes.
    • Elles's Imagine’nt : qui assure une prise en charge psychologique et psychotraumatique des femmes et des enfants co-victimes de violences conjugales à partir de 16 ans.
    • Voix de femmes : afin d'offrir un accompagnement individualisé de jeunes Franciliennes en danger de mariage forcé.
    • Femmes pour le dire Femmes pour agir : pour la création d’un numéro de téléphone et d’un site internet, pour entendre la parole des femmes handicapées victimes de violences, et les accompagner dans leurs démarches de sortie des violences.

    La Région accompagne les femmes victimes de violences conjugales à travers l'organisation : 

    • de permanences juridiques, 
    • d'un soutien psychologique,
    • d'un accompagnement individualisé lors de procédure judiciaires.

    Assurer la sécurité des femmes victimes de violences

    Téléprotection : le dispositif Téléphone grave danger

    Depuis 2017, la Région soutient le dispositif Téléphone grave danger (TGD).

    Aujourd'hui, elle poursuit son action en subventionnant 8 associations référentes dans les 8 départements franciliens, pour un montant de plus de 200.000 euros en 2022.
    Ce dispositif permet à une personne victime de violences de la part de son conjoint, concubin ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité, ou à la victime d’un viol, de se voir attribuer un dispositif de téléprotection lui permettant d’entrer en contact avec un opérateur téléphonique, qui alerte immédiatement les services de police ou de gendarmerie.

    Dans les transports publics

    La Région met la sécurité des voyageurs au centre des priorités sur tout le territoire avec le déploiement de mesures concrètes dans les transports, les gares et les stations franciliennes. 

     

    Podcast : Violences conjugales, et si ça nous concernait ?

    Mécanismes de manipulation, perversion de l’esprit, emprise, enfermement... 7% des Franciliennes déclarent avoir subi des violences conjugales au cours de l’année.

    Dans notre série de podcast « Paroles de Franciliens », découvrez les témoignages de Maria Barbier, psychologue à l'association L'Escale et d'Aurélie Latourès, chargée d'études à l'Observatoire régional des violences faites aux femmes dans l'épisode « Violences conjugales : et si ça nous concernait ? ».

    • 3.000 agents prévention/sûreté sont déployés sur l’ensemble de réseaux de transports franciliens. 
    • 1.000 agents de la sous-direction régionale de la police des transports
    • et 1000 patrouilles de réservistes de la gendarmerie nationale sont déployés sur les réseaux de bus en grande couronne,
    • la RATP et la SNCF forment leurs agents en contact avec les voyageurs à repérer les comportements déviants, prendre en charge, écouter les victimes, reconnaitre leur statut et les orienter vers les services de police.

    • La généralisation du numéro unique 3117
      ► 31177 par SMS,
      ► La version application Alerte 3117, à télécharger sur App Store et Google Play 

    qui permettent d’alerter les équipes de la RATP et de la SNCF 7/7 jours et 24/24 heures pour signaler rapidement un danger se déroulant à bord d’un train ou dans une gare,

    • un bouton d’urgence depuis l’application de recherche d’itinéraire Vianavigo, à télécharger sur App Store et Google Play,
    • le soutien au programme StandUp : une opération internationale de formation, lancée par L’Oréal Paris, l’ONG Hollaback ! et la Fondation des Femmes pour sensibiliser et former le plus grand nombre à intervenir en toute sécurité lorsque qu’il est victime ou témoin de harcèlement sexuel dans les lieux publics.

    C'est  une démarche engagée sur les lignes de bus de nuit de grande couronne, à partir de 22h pour que les femmes se sentent plus en sécurité en se rapprochant de leur destination. Il suffit d'indiquer à l'avance au conducteur le lieu où l'on souhaite descendre, entre 2 arrêts, pour qu'il puisse s'arrêter et stationner sans danger.

    • 80.000 caméras fixes et embarquées sont déployées sur le réseau de transports en commun francilien.
    • Des expérimentations sont aussi lancées pour des caméras-piétons embarquées et de la vidéo intelligente. 

    Une meilleure coordination de la sûreté : le CCOS (Centre de coordination opérationnelle de sûreté)

    Inauguré cette année, le Centre de coordination opérationnelle de sûreté (CCOS) est financé par par la Région à hauteur de 8,5 millions d’euros et placé sous l’autorité du Préfet de police. Ce centre rassemble la Préfecture de Police, la Gendarmerie nationale et les correspondants des opérateurs de transport (SNCF et RATP notamment) sur un même site.
    Ce centre unique en Europe a pour objectif d’améliorer le traitement en temps réel des faits de sûreté mais aussi, en amont, de mieux organiser les missions sur le terrain des différentes équipes et de mieux couvrir l’ensemble du réseau de transport.

    Formation des forces de sécurité à l’accueil des femmes victimes de violences

    Le projet de formation des forces de sécurité  - Police, Gendarmerie, polices municipales - à l’accueil, au recueil de la parole et à l’orientation des femmes victimes de violences conjugales en Île-de-France s’est concrétisé en 2022. 

    Financé intégralement par la Région et coordonné par le Centre Hubertine Auclert, il a permis la tenue de 157 formations entre mai 2021 et mai 2022, dans les 8 départements franciliens. Au total, 1.609 personnes ont été formées durant cette période par 20 associations partenaires spécialisées dans l’accompagnement des femmes victimes de violences conjugales.

    Sensibiliser les jeunes 

    • La campagne « Tu m’aimes, tu me respectes » a été pensée pour prévenir les violences dans les premières relations chez les adolescents. Elle est diffusée via les réseaux sociaux et l’envoi de kits d’information dans les lycées. 
    • Le Centre Hubertine Auclert a aussi développé un outil simple : le « Violentomètre », destiné aux jeunes femmes pour déterminer si leur relation amoureuse est basée sur le consentement et ne comporte pas de violences.
    • Le « Parcours citoyen, liberté, égalité, laïcité », sensibilise quant à lui les lycéens et lycéennes aux violences sexistes, sexuelles et aux cyberviolences via des débats. 

    Un accompagnement durable 

    Le soutien régional aux femmes victimes de violences ne s’arrête pas leur prise en charge juridique et psychologique. Des actions pérennes d’accompagnement sont menées.

    La Région permet le relogement des femmes victimes de violence de 2 manières :  

    • en leur réservant une 100 logements sociaux par an de son propre contingent. La Fédération Nationale Solidarité Femmes dispose d’une subvention de 40.000 euros par an pour piloter ces relogements,
    • Un partenariat avec Action Logement permet de mettre à disposition 500 logements supplémentaires

    Grâce aux « Ticket-loisirs », la Région propose des séjours sur les îles de loisirs franciliennes, aux femmes dans des situations précaires, Une action qui leur donne accès aux vacances, aux loisirs à l’initiation sportive, avec un encadrement social et psychologique. C'est aussi la possibilité de s’éloigner de leur lieu de vie habituel, de découvrir un environnement nouveau et apaisé. 

    En 2022, plus de 80 Franciliennes ont bénéficié de ces séjours de répit.

    Tickets-loisirs

    En 2020, 204 personnes ont bénéficié de 4.695 tickets loisirs, soit 28.170 euros de contribution régionale.

    Confinement : une écoute et une vigilance accrues 

    Durant la crise sanitaire, la Région s'est mobilisée pour maintenir l'activité des associations et proposer des solutions d'urgence aux femmes en danger :

    • Une cellule d’urgence régionale a été créée pour recenser et traiter les demandes des associations sociales.
    • Les procédures de versement de subventions ont été allégées.
    • 50.000 masques distribués aux acteurs associatifs.
    • Le Centre Hubertine Auclert s'est fortement mobilisé et la Région a demandé un traitement prioritaire des contentieux pour violences conjugales.
    • 44 logements mis à disposition des femmes victimes de violences avec la Fédération Nationale Solidarité Femmes.
    • Des chambres et des séjours de répit ont également été proposés à des femmes seules ou avec enfants, en rupture familiale, dans les îles de loisirs de la région. 

    Pour aller plus loin