Patrimoine Durant la guerre de 1870-71, deux batailles décisives entre les troupes françaises et prussiennes eurent lieu au Bourget. En mémoire de ces événements, trois monuments y ont été édifiés. Découvrez-les.

Durant la guerre de 1870-1871, le territoire du Bourget, situé entre les fortifications de Paris et le fort d’Aubervilliers, sur l’une des voies stratégiques menant à la capitale (la route de Flandres, actuelle RN 2) fut le théâtre de deux affrontements entre les troupes françaises et prussiennes : la première (28-30 octobre 1870) puis la seconde bataille (21 décembre 1870) du Bourget, qui firent de nombreuses victimes dans les deux camps.
En mémoire de ces funestes événements, trois monuments furent construits en divers lieux de la commune.

Monument commémoratif de la guerre de 1870-1871, au Bourget (93) - Crédit photo : © Philippe Ayrault, Région Île-de-France
Monument commémoratif de la guerre de 1870-1871, au Bourget (93) - Crédit photo : © Philippe Ayrault, Région Île-de-France
Monument commémoratif de la guerre de 1870-1871, au Bourget (93) - Crédit photo : © Philippe Ayrault, Région Île-de-France
Monument commémoratif de la guerre de 1870-1871, au Bourget (93) - Crédit photo : © Philippe Ayrault, Région Île-de-France
Monument commémoratif de la guerre de 1870-1871, au Bourget (93) - Crédit photo : © Philippe Ayrault, Région Île-de-France
Monument commémoratif de la guerre de 1870-1871, au Bourget (93) - Crédit photo : © Philippe Ayrault, Région Île-de-France

Le premier est une chapelle funéraire édifiée grâce à des souscriptions privées, qui surmonte un ossuaire abritant les corps de 69 soldats français et 64 allemands. Décoré de couronnes de chêne et de laurier, de croix d’honneur, de trophées d’armes et de drapeaux, cet édifice se distingue surtout par les deux hauts-reliefs placés dans son caveau. Signés par les sculpteurs Choquart et Denis, ils représentent l’intérieur de la cour du 24, route de Flandres, où fut tué le commandant Barroche et la barricade défendue par le commandant Brasseur et ses hommes.

Le second monument est une pyramide érigée en l’honneur des victimes allemandes, dont les gardes-grenadiers du régiment de l’impératrice Elisabeth.

Enfin, le dernier est un monument orné d’une épée brisée, élevé à la mémoire des combattants de 1870 par l’architecte Marcel Deslignières.

Ces trois édicules sont référencés sur la base « À nos grands hommes » créée par le musée d’Orsay pour documenter tout le travail de statuaire public inventorié en France de la Renaissance à 1945. Dans une partie de la Seine-Saint-Denis très touchée par « l’Année terrible », ils sont le témoignage d’un conflit dont la mémoire se perd peu à peu, alors qu’il fut pourtant un moment majeur de l’histoire francilienne.