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Île-de-France Objectif 2040 La révision du Schéma directeur (SDRIF-E) doit garantir un cadre de vie de qualité aux Franciliens. Pour cela, la Région s’oriente vers une série de grands principes qui guideront l’élaboration de ce document de référence pour l’aménagement de l’Île-de-France. Explications.

En septembre 2022, la Région Île-de-France a lancé la révision de son Schéma directeur (SDRIF-E). Ce document déterminera l’aménagement du territoire pour les 12 millions de Franciliens d’ici à 2040. Cette démarche se fait sur la base d’une large concertation auprès des habitants, des acteurs associatifs et privés et des collectivités de la Région et en mettant l’accent sur les problématiques environnementales.

Le SDRIF-E c’est quoi ?

Le schéma directeur de la Région Île-de-France (SDRIF) est le document de référence pour la l’aménagement de l’Ile-de-France afin d’encadrer la croissance urbaine, l’utilisation de l’espace et de favoriser le rayonnement international de la région. L’objectif est de garantir un cadre de vie de qualité aux Franciliens à l’horizon 2040.

Le choix d’une région plus polycentrique en 2040

En s’appuyant sur le réseau de villes-centres historiques de la Région et les nouvelles polarités émergeantes, le polycentrisme apparaît comme l’organisation régionale la plus adéquate pour concilier les objectifs du SDRIF-E

  • La protection des espaces naturels et agricoles, 
  • Le développement de cadres de vie agréables qui encouragent une diversité de parcours résidentiels pour les Franciliens,
  • Un développement économique équilibré.

Ainsi, en grande couronne, le SDRIF-E renforcera le développement des centres villes urbains et ruraux qui offriront à leurs habitants un accès facilité aux services, à l’emploi, aux commerces, aux loisirs à proximité

Si le SDRIF de 2013 a dessiné l’armature lourde des transports collectifs pour traverser facilement la Région (Grand Paris Express, prolongation du RER E), dont il reste à accompagner la mise en service, l’enjeu principal du SDRIF-E sera d’améliorer les déplacements à l’intérieur même de ces bassins de vie.

Une protection accrue de l’environnement, de la nature et des espaces agricoles

Le SDRIF-E doit permettre de maîtriser de l’urbanisation, afin de limiter l’artificialisation des sols. Ainsi, il participera activement à la protection de la biodiversité, la préservation des sols agricoles, à l’adaptation au changement climatique et à l’amélioration du cadre de vie en limitant les risques d’inondations et d’îlots de chaleur urbains.

Le Zéro artificialisation nette (ZAN) est un objectif fixé par la loi Climat et Résilience adoptée en 2021. Il doit permettre de réduire le rythme d’artificialisation et donnant l’obligation aux Régions d'atteindre en 2050 l’absence de toute artificialisation nette des sols. 

En concertation avec l’État et toutes les collectivités concernées, la Région prévoit d’établir une trajectoire ZAN à l’échelle régionale, avec des enveloppes maximales d’artificialisation qui seront accordées à chaque territoire local, au regard de ses spécificités.

Le SDRIF-E assurera dans la mesure du possible une continuité en tenant compte des projets déjà  engagés qui représenteront une part importante de la consommation foncière de la prochaine décennie. Un effort collectif de réduction de l’urbanisation fera l’objet de discussions approfondies avec toutes les collectivités de la Région au cours des prochains mois.

En cohérence avec la révision du Schéma régional de cohérence écologique, le SDRIF-E, actualisera et renforcera systématiquement les outils de protection des espaces et de la biodiversité : réservoirs de biodiversité, trames vertes et bleues, fronts urbains... 

Le SDRIF-E porte l'engagement politique de la renaturation des villes franciliennes. Compte-tenu des effets positifs qu’apporte la renaturation pour la qualité du cadre de vie, pour le rafraichissement des espaces urbains lors des canicules, et pour la biodiversité, la Région prévoit d’inscrire cet objectif dans le SDRIF-E et de travailler sur des dispositifs d’accompagnement à la renaturation pour les communes.

La transition vers une région à zéro émission nette et circulaire

Afin de s’inscrire dans l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de développement de l’économie circulaire, la Région comptabilisera dans son enveloppe de consommation foncière d’intérêt régional les fonciers nécessaires au développement des énergies renouvelables et de récupération, ainsi qu’à la mise en œuvre d’autres politiques environnementales d’intérêt régional comme le traitement des déchets.  

Concernant les mobilités décarbonées, indispensables pour tenir nos ambitions en matière de réduction de gaz à effets de serre, de la même façon que le SDRIF de 2013 a affiché le Grand Paris Express comme objet phare, le SDRIF-E pourrait inscrire les mobilités vélo comme un transport de masse d’échelle régionale. Le RER Vélo, réseau de voies cyclables permettant de rejoindre Paris de tous côtés de la Région, pourra ainsi être inscrit comme une infrastructure de mobilité structurante au service des Franciliens.

Des logements accessibles dans un cadre de vie urbain plus agréable 

En accord avec la loi du Grand Paris de 2010, le SDRIF-E reprendra l’objectif de production de 70 000 logements par an pour répondre à l’ampleur du mal-logement en Ile-de-France, tout en mobilisant mieux le parc de logements existants pour les Franciliens. La proximité de ces nouveaux logements par rapport aux transports sera privilégiée. Parallèlement à la construction de nouveaux logements, la rénovation thermique massive des logements existants est incontournable au regard de l’objectif Zéro Emission Nette.

Le SDRIF-E encouragera ainsi la densification des territoires, tout en prenant en compte leurs particularités et en protégeant et en renforçant l’accès aux espaces verts. Ainsi, à la densification de l’hypercentre de la région, déjà extrêmement dense, sera préférée la priorité à l’adaptation au changement climatique et à la lutte contre les îlots de chaleur urbains

Une région attractive grâce à la transition de son économie 

Le SDRIF-E sanctuarisera des espaces industriels d’intérêt régional pour permettre sur le long terme le maintien des fonctions industrielles en Ile-de-France, des services urbains et des grandes fonctions support : énergie, déchets, économie circulaire, transports, logistique. Les zones d’activité économique, souvent artificialisées et sous-utilisées devront également être densifiées pour devenir plus attractives et efficaces.

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