C’était un samedi Μέρα Σάββατο

Date de l'arrêté

Aubervilliers (93)

dans le cadre de l'opération mon été ma région

Informations pratiques

Lieux
  • La Commune CDN Aubervilliers
    2 Rue Edouard Poisson, 93300 Aubervilliers
    93300 Aubervilliers
Dates et horaires
  • à
  • à
  • à
  • à
Informations

SPECTACLE EN GREC SURTITRÉ

C’était un samedi, en 1944, dans la ville grecque d’Ioannina. L’une des plus anciennes communautés juives du continent européen – ni ashkénaze, ni séfarade, mais « romaniote » – fut massivement déportée par la Wehrmacht dans le camp d’Auschwitz. Dans le sillage de Guerre des paysages, Irène Bonnaud fait de la Grèce l’ombre portée de notre histoire. À la croisée du documentaire, de la musique et de la littérature, ce théâtre de la mémoire puise dans les traditions musicales de l’Épire, comme dans les témoignages des rescapés pour exhumer les rêves enfouis dans le passé et conjurer les cauchemars des vivants. Mais qui d’autre que l’écrivain Dimitris Hadzis, militant communiste et natif d’Ioannina, pour nous rassembler autour de ce récit ? De son recueil de nouvelles La Fin de notre petite ville, et en particulier celle intitulée « Sabethaï Kabilis », le spectacle retient l’entrelacement de deux trajectoires intimes avec la terrible destinée de cette communauté. Dans un contexte vif de lutte des classes, le rapport que Sabethaï Kabilis, notable, scelle avec son presque fils adoptif Joseph Eliyia, prof de français, poète, militant communiste et traducteur de la Torah, symbolise tout autant une relation père-fils impossible qu’un destin collectif. C’était un samedi donne à entendre leurs voix, puisque les deux protagonistes ont réellement existé, ainsi que, dans une chronique écrite par Irène Bonnaud, celles des quelques rares survivantes et survivants déportés. Il nous plonge également dans le souvenir mélancolique d’un monde pratiquement disparu, et la beauté de ses élégies.

de Irène Bonnaud, Joseph Eliyia, Dimitris Hadzis
avec Fotini Banou (jeu, chant)

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