À l'heure où de nombreuses collectivités réduisent ou abandonnent leurs aides aux communes, la Région Île-de-France fait le choix inverse : investir davantage, et mieux. Avec un milliard d'euros engagés depuis le début du mandat et près de 200 contrats conclus chaque année, la Région fait évoluer sa politique contractuelle autour de six contrats phares et d'une offre simplifiée. L'objectif est clair : donner à chaque maire un outil lisible, accessible et concret pour agir au service des Franciliens.
Une nouvelle génération de contrats pour les communes franciliennes.
Jusqu'à présent, un maire souhaitant rénover un équipement public, végétaliser sa commune et moderniser son éclairage devait naviguer entre une douzaine de dispositifs distincts, avec autant de règles, de calendriers et de dossiers à constituer. Demain, ces projets se regroupent dans un ou deux contrats, avec un seul dossier déposé sur la plateforme Mes Démarches et un seul interlocuteur régional. C'est le changement fondamental que porte cette réforme.
La nouvelle politique territoriale repose désormais sur six contrats phares :
les Contrats d'aménagement régionaux (CAR), consacrés aux opérations de construction, de réhabilitation et de requalification des espaces publics ;
les Contrats ruraux (COR), maintenus à l'identique pour les communes rurales ;
les nouveaux Contrats verts et bleus, dédiés à la transition écologique, à la biodiversité et à l'économie circulaire ;
les nouveaux Contrats énergie, dédiés à la rénovation énergétique et aux énergies renouvelables ;
le Contrat sécurité, afin de poursuivre la rénovation des bâtiments et d'offrir aux équipes municipales des équipements à la hauteur de leurs missions;
le Contrat vélo, dédié au déploiement du Vélo Île-de-France et aux aides régionales à la mobilité cyclable.
Deux nouveaux contrats pour accélérer les transitions écologique et énergétique
L'une des principales évolutions de cette réforme est la création de deux contrats entièrement nouveaux, issus de la fusion de onze dispositifs existants, pour offrir aux collectivités un accompagnement plus cohérent, plus lisible et plus ambitieux.
Les Contrats verts et bleus financeront les projets de renaturation des espaces urbains, de protection de la biodiversité, de restauration des milieux naturels, de développement de l'économie circulaire, de réduction des déchets, d'amélioration de la qualité de l'air et de lutte contre le bruit. Dotés d'un plafond de 500 000 euros sur trois ans, ils constituent le nouvel outil régional pour apporter davantage de nature, de fraîcheur et de résilience dans les communes franciliennes.
Les Contrats énergie, déployés dans le cadre du Plan Énergie 2026-2028 doté de 850 millions d'euros annoncé par la Région en mai 2026, permettront aux communes de financer la rénovation énergétique de leurs bâtiments publics et équipements sportifs, la modernisation de l'éclairage public, le développement de la méthanisation, ainsi que — et c'est une nouveauté — les projets d'énergies renouvelables et de récupération et de géothermie, désormais réintroduits sans condition de taille de commune. Dotés d'un plafond d'un million d'euros sur trois ans, ils visent à protéger durablement les communes et leurs administrés face aux chocs énergétiques.
Près de 200 contrats conclus chaque année : un niveau d'intervention inédit
La Région Île-de-France maintiendra un niveau d'intervention inédit avec un objectif d'au moins 200 contrats conclus chaque année : 80 Contrats ruraux, 50 Contrats d'aménagement régionaux et au minimum 70 Contrats verts et bleus ou Contrats énergie. Il s'agit du plus haut niveau jamais atteint par la politique contractuelle régionale.
À compter du 1er juillet 2026, la Région rouvrira les guichets des Contrats d'aménagement régionaux, des contrats sectoriels ainsi que ceux des nouveaux Contrats verts et bleus et Contrats énergie. Les premiers dossiers pourront être déposés dès l'été et les premiers contrats conclus avant la fin de l'année.
Une réforme pour répondre aux nouveaux défis des collectivités
Cette refonte répond aux préoccupations concrètes des élus locaux : hausse durable des coûts de l'énergie, nécessité d'accélérer la transition écologique, besoin croissant d'ingénierie pour monter les projets et recherche de financements adaptés.
La Région Île-de-France entend notamment mieux accompagner les nouveaux maires élus en 2026 dans la conception et le montage de leurs projets, en particulier dans les territoires confrontés à des difficultés d'ingénierie de plus en plus importantes. L'Agence de la ruralité, créée en 2016, verra son rôle renforcé pour aller encore plus loin dans l'appui aux plus petites communes.
Le Contrat d'aménagement régional intègre par ailleurs le dispositif « Réhabiliter plutôt que construire », qui encourage la transformation et la valorisation de l'existant, en phase avec une logique d'aménagement durable et sobre.
Enfin, le Contrat vélo accompagnera l'accélération du déploiement du Vélo Île-de-France : avec plus de 300 kilomètres déjà réalisés, 30 kilomètres en travaux et un objectif de 750 kilomètres à horizon 2030, la Région entend réduire les dernières coupures cyclables en petite comme en grande couronne, afin qu'aucun Francilien ne soit pénalisé dans ses choix de mobilité.
Une politique territoriale parmi les plus ambitieuses de France
Depuis 2016, la Région Île-de-France a profondément renforcé son soutien aux communes, accompagnant plus de 550 villages franciliens à travers les Contrats ruraux et près de 400 villes grâce aux Contrats d'aménagement régionaux. Avec un milliard d'euros engagés depuis le début du mandat, elle porte l'une des politiques contractuelles les plus ambitieuses de France.
Dans un contexte où de nombreux départements et régions ont été contraints de réduire leurs aides aux communes sous l'effet des contraintes budgétaires, la Région Île-de-France fait le choix de maintenir et de renforcer son engagement, pour poursuivre l'aménagement équilibré du territoire, réduire les fractures territoriales et financer les projets qui améliorent concrètement le quotidien des Franciliens.
Par cette réforme, la Région Île-de-France réaffirme une conviction fondatrice : les maires sont les partenaires privilégiés de l'action publique locale. Ces six contrats phares doivent leur permettre de construire plus facilement et plus efficacement les aménagements, les équipements et les projets de transition dont les Franciliens ont besoin.