Mercredi 4 novembre 2026 - Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France, a introduit la réunion de la Commission consultative d’élaboration et de suivi (CCES), chargée d’élaborer et de suivre le Plan régional de prévention et de gestion des déchets (PRPGD), et annoncé sa mise en révision, que le Conseil régional actera au premier semestre 2027. Le plan révisé fixera les objectifs de la région à six et douze ans et actualisera ses besoins en installations à l’horizon 2040.

Les 189 membres de la CCES (élus régionaux, collectivités, services de l’État, associations représentants des opérateurs de déchets, des fabricants, des éco-organismes, des transporteurs, etc.) ont examiné l’évaluation du Plan régional de prévention et de gestion des déchets 2019-2031 (PRPGD) d’Île-de-France, document cadre qui a pour objectif de réduire les déchets, de les valoriser et de mettre le cap sur une économie sobre et circulaire. 

Un plan qui porte déjà ses fruits 

Adopté à l’unanimité en novembre 2019 grâce à un travail de co-construction et de concertation porté par la Région, le PRPGD a permis à l'Île-de-France d’engager une dynamique de réduction des déchets et de modernisation de leur traitement.

Depuis 2016, la Région Île-de-France a soutenu plus de 1 000 projets pour près de 95 millions d'euros. 

Les résultats sont là : 

  • La réduction des déchets ménagers et assimilés (DMA) par habitant de 8,2 % entre 2010 et 2024, p. En 2024, le ratio francilien, 434 kg par habitant, est inférieur de 129 kg à la moyenne nationale (563 kg).

  • La baisse de l’enfouissement : les tonnages de déchets admis dans les installations de stockage de déchets non dangereux (ISDND) sont passés de 2,61 millions de tonnes en 2010 à 1,52 million de tonnes en 2024, soit une baisse de plus de 40 %. 

  • La valorisation énergétique : 90 % des déchets ménagers résiduels sont valorisés énergétiquement dans des installations performantes, contribuant à chauffer près d’un million de Franciliens.

  • La valorisation des déchets du BTP : le taux de valorisation matière des déchets du BTP atteint 68 % en 2024, proche de l’objectif européen de 70 %. Il atteint 72 % pour les déchets inertes, qui représentent 90 % des déchets du secteur.

  • La collecte des emballages et des papiers dans le bac jaune progresse et atteint 43 kg par habitant en 2024, au-delà de l’objectif que le plan fixait pour 2025.

Des marges de progrès importantes sur les déchets ménagers

L’enjeu principal des travaux de révision du PRPGD réside dans la progression du tri et de la valorisation des déchets ménagers. La dynamique positive engagée collectivement doit se poursuivre pour tendre vers plus de réemploi, de réparation et de recyclage. 

En effet, le taux de recyclage matière et organique (27 % en 2024) demeure en deçà des objectifs nationaux. Le verre représente un enjeu important, alors que moins de six emballages en verre sur dix sont collectés en Île-de-France, contre près de trois sur quatre en France. 

La collecte séparée des biodéchets, que les collectivités doivent proposer à tous les habitants depuis 2024, représente encore un important potentiel d’amélioration. 

Pour accompagner les collectivités, la Région met sa campagne de tri lancée en avril 2026 à la disposition de toutes les collectivités franciliennes, et elle a créé cette année les contrats vert et bleu, des contrats pluriannuels pouvant atteindre 500 000 euros, financés à 50 % par la Région, avec un axe déchets et économie circulaire. 

La lutte contre les dépôts sauvages

La Région mène une action résolue contre les dépôts sauvages avec plus de 300 projets, soutenus à hauteur de 17 millions d’euros, grâce au Fonds propreté. 

Mais aujourd’hui, chaque caméra, même mobile, exige aujourd’hui une autorisation préfectorale préalable. La Présidente a demandé à l’État de la remplacer par une simple déclaration et de simplifier la procédure permettant de facturer l’enlèvement au contrevenant. 

Derrière les dépôts sauvages, il y a aussi des trafics. Or le trafic de déchets n’est puni en France que de deux ans de prison et de 75 000 euros d’amende hors bande organisée, et les amendes pour dépôt sauvage restent trop faibles pour dissuader. La Présidente a demandé à l’État de relever ces sanctions, comme le prévoit la directive européenne de 2024.


Contact presse
Service presse de la Région Île-de-France – service.presse@iledefrance.fr