Jeudi 25 juin 2026 - Malgré une confiscation de près de 90 millions d’euros de ses recettes par l’État, la Région Île-de-France confirme la solidité de sa gestion financière qui lui donne une capacité à agir au service des Franciliens. Présenté au vote du Conseil régional le 25 juin prochain, ce budget supplémentaire marque notamment le lancement d’une nouvelle politique territoriale dotée de près de 50 millions d’euros supplémentaires afin d’accompagner les communes franciliennes dans leurs projets de transition écologique, énergétique et de sécurité.
Alors que les finances des collectivités territoriales sont de plus en plus fragilisées par les décisions de l’État, les premiers mois de l’année 2026 confirment la pression qui pèse sur les recettes régionales. Pour la seule Région Île-de-France, l’impact des mesures décidées par l’État est estimé à près de 90 millions d’euros, après déjà près de 100 millions d’euros prélevés en 2025. La baisse de 88 % du fonds de soutien à l’apprentissage en constitue l’illustration la plus spectaculaire. Cette décision fragilise directement un levier essentiel de l’emploi des jeunes, les entreprises et plusieurs centres de formation d’apprentis franciliens.
Cette situation est d’autant plus difficilement compréhensible que l’Île-de-France demeure la première contributrice aux mécanismes de solidarité entre Régions avec près d’un milliard d’euros prélevés chaque année sur ses recettes. Région capitale, elle assume également des charges de centralité exceptionnelles tout en devant répondre à des besoins considérables en matière de transports, d’éducation, de sécurité, de logement ou encore de formation. Pourtant, le mode de répartition des fractions de TVA entre les Régions reste particulièrement défavorable à l’Île-de-France, qui perçoit près de 100 euros de moins par habitant que les autres Régions. L’Île-de-France ne peut durablement rester la variable d’ajustement des impasses budgétaires de l’État.
Malgré ce contexte, la Région démontre une nouvelle fois la pertinence de la stratégie de gestion mise en œuvre depuis 2016. Cette gestion rigoureuse lui permet de préserver ses capacités d’investissement pour l’avenir en dépit des contraintes financières imposées par l’Etat. Alors que beaucoup auraient choisi d’augmenter leur endettement pour faire face à la baisse des recettes, la Région fait le choix de la responsabilité. Le budget supplémentaire consacre ainsi l’essentiel des recettes nouvelles constatées depuis le début de l’année à la réduction de l’emprunt.
Cette gestion rigoureuse permet aujourd’hui de dégager de nouveaux moyens pour financer des projets concrets dans tous les territoires franciliens. Le budget supplémentaire lance ainsi une nouvelle politique territoriale qui bénéficiera de près de 50 millions d’euros supplémentaires. Cette ambition nouvelle repose sur une idée simple : permettre à chaque Francilien de trouver près de chez lui des services publics de qualité, un cadre de vie plus agréable et davantage d’opportunités, tout en donnant aux communes les moyens d’investir malgré la réduction de leurs propres marges de manœuvre. C’est le sens de l’objectif porté par la Région de faire de l’Île-de-France la « Région des 20 minutes ».
Pour accompagner cette ambition, la Région renforce d’abord les Contrats d’aménagements régionaux avec 19 millions d’euros supplémentaires afin de permettre la reprise de nombreux projets portés par les communes et les intercommunalités. Deux nouveaux outils seront également proposés aux collectivités franciliennes.
Le premier, le contrat « énergie », aidera les communes à rénover leurs bâtiments publics pour en améliorer l’efficacité énergétique, moderniser leur éclairage public, développer les énergies renouvelables, dont la production de chaleur ou froid renouvelables par géothermie, et créer ou étendre des réseaux de chaleur ou de froid. Le second, le contrat « vert et bleu », accompagnera les projets de végétalisation, de préservation de la biodiversité, d’économie circulaire, de santé environnementale et d’adaptation au changement climatique. À eux seuls, ces deux nouveaux contrats bénéficieront de 20 millions d’euros supplémentaires.
Parce que la sécurité reste l’une des premières préoccupations des Franciliens, la Région poursuit également son engagement en faveur de la protection du quotidien. Le budget supplémentaire prévoit ainsi 6,24 millions d’euros supplémentaires pour accompagner les collectivités dans leurs projets de sécurisation des équipements publics, de vidéoprotection ou encore d’équipement des forces de sécurité.
La Région renforce également son action en faveur de la santé et de la formation. Elle mobilise notamment 4 millions d’euros pour accompagner la création à l’Institut Tarnier d’un pôle d’excellence consacré à la santé des femmes, associant recherche, formation et innovation. Elle poursuit parallèlement ses investissements dans les formations sanitaires et sociales afin d’améliorer les conditions d’études des futurs professionnels de santé et de financer les places supplémentaires en instituts de formation en soins infirmiers.
Afin de préparer l’avenir, la Région accélère également la transformation numérique des lycées franciliens avec 8 millions d’euros supplémentaires destinés aux équipements numériques et au déploiement du très haut débit. Elle confirme enfin son ambition économique et scientifique en renforçant son soutien au territoire de Paris-Saclay, qui bénéficiera de 8,3 millions d’euros supplémentaires pour poursuivre son développement et conforter son rayonnement international dans les domaines de la recherche et de l’innovation.
Cette stratégie de gestion responsable est d'ailleurs confirmée par le Compte financier unique 2025, présenté lors de cette même séance plénière. Malgré une baisse de 2,7 % de ses recettes hors emprunt par rapport à 2024, principalement liée aux ponctions de l'État, la Région est parvenue à préserver des équilibres financiers solides grâce à la maîtrise de ses dépenses et à un pilotage rigoureux. Elle affiche ainsi un taux d'épargne brute de 29,9 % et une capacité de désendettement ramenée à 5,8 années, tout en maintenant un niveau d'investissement supérieur à 2,1 milliards d'euros au service des priorités des Franciliens.
Cette solidité financière permet aujourd'hui à la Région de réduire son autorisation d'emprunt de 54,6 millions d'euros par rapport au budget primitif 2026, tout en poursuivant ses investissements au service des Franciliens.
La Région Île-de-France boucle un exercice 2025 solide : une gestion rigoureuse malgré les ponctions de l’État
Le Conseil régional a également adopté le Compte financier unique (CFU) 2025. Malgré une baisse de 2,7 % de ses recettes hors emprunt par rapport à 2024, principalement liée aux décisions de l’État, la Région Île-de-France confirme la solidité de sa trajectoire financière grâce à une maîtrise rigoureuse de ses dépenses et à un pilotage budgétaire exemplaire.
Avec plus de 2,1 milliards d’euros d’investissements réalisés en 2025, soit le deuxième niveau le plus élevé de son histoire, la Région a poursuivi le financement de ses priorités : transports, lycées, sécurité, transition écologique, santé et soutien aux territoires. Elle affiche un taux d’épargne brute de 29,9 %, en progression par rapport à 2024, ainsi qu’une capacité de désendettement ramenée à 5,8 années, contre 6,1 années un an plus tôt, traduisant le renforcement de ses équilibres financiers malgré un contexte particulièrement contraint.
Cette gestion responsable permet à la Région de poursuivre ses investissements tout en réduisant son recours à l’emprunt. L’autorisation d’emprunt inscrite au budget primitif 2026 est ainsi diminuée de 54,6 millions d’euros, démontrant qu’une gestion exigeante des finances publiques permet de préserver les capacités d’action de la collectivité au service des Franciliens.
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