Publié le 1 février 2021

Mise en place du GREC francilien, le Groupe régional d’études sur les changements climatiques et leurs impacts environnementaux

La Région Île-de-France lance le GREC francilien, groupe régional d’études porté par des scientifiques de rang mondial spécialistes du climat et de ses impacts environnementaux, en particulier sur la biodiversité. «  GIEC » appliqué à l’échelle de la Région Île-de-France, le rôle du GREC francilien sera d’expliquer scientifiquement les changements climatiques en cours en Île-de-France, d’anticiper les évolutions climatiques à venir au cours du 21è siècle pour l’Île-de-France et d’aider la Région à en tirer les conséquences.

Aucune région n’est épargnée par les impacts du changement climatique et la perte de biodiversité. A l’occasion de la COP Île-de-France en septembre 2020, la Région a adopté 192 mesures pour faire de l’Ile-de-France une région ZAN, ZEN (Zéro artificialisation nette, zéro émission nette) et circulaire à l’horizon 2040.

Pour servir cet objectif, le premier travail scientifique demandé par la Région au GREC francilien  est une analyse, à partir des travaux internationaux de référence existants, du changement climatique en Île-de-France et des risques climatiques encourus par le territoire francilien. L’objectif est de mieux comprendre le changement climatique déjà en cours et ses impacts environnementaux en Ile-de-France, avec une projection jusqu‘en 2100. Ce travail sera aussi l’occasion d’une étude des solutions - y compris technologiques - pour s’adapter à ce changement climatique, aujourd’hui mal connues dans le contexte d’une Région comme l’Île-de-France.

Afin de pouvoir mener à bien ces études jusqu’à l’été 2022, avec l’organisation de conférences grand public si la situation sanitaire le permet, la Région Île-de-France souhaite accompagner financièrement le GREC francilien, et proposera  en avril le vote d’une subvention à la commission permanente du Conseil régional.

Le Conseil scientifique du GREC francilien

  • Luc Abbadie : professeur d’écologie à Sorbonne Université, directeur de l’Institut de la transition environnementale Sorbonne Université (SU-ITE), spécialiste du fonctionnement des écosystèmes des cycles C & N, de la séquestration du carbone dans les sols, et de l’écologie urbaine.
  • Raja Chakir : DR à l’INRAE, spécialiste d’économétrie et de statistiques, des impacts du changement climatique sur l'agriculture et les usages des sols, des interactions climat - biodiversité - usages des sols.
  • Philippe Ciais : chercheur au LSCE, spécialiste des cycles biogéochimiques, du suivi des émissions de GES, effectue du conseil auprès de la mairie de Paris.
  • Isabelle Coll : professeur à l’université Paris-Est Créteil, chercheuse au LISA, chimiste de l'atmosphère, de la qualité de l'air à l’échelle urbaine.
  • Alexandra Courtin : professeur à l’université Paris Saclay, Laboratoire GEOPS, minéralogiste, spécialiste des contaminations métalliques, des forçages anthropiques et climatiques ; a contribué à AcclimaTerra en Nouvelle- Aquitaine.
  • Isabelle Drouet : maître de conférences en philosophie des sciences à Sorbonne Université, spécialiste du raisonnement, de l’évaluation des données, des connaissances partagées ; a travaillé sur la prise de décision au sein du GIEC.
  • Agnès Ducharne : DR CNRS et SU, laboratoire METIS, spécialiste du cycle de l'eau, de modélisation hydrologique à grande échelle, des études d'impacts du changement climatique en France et dans le bassin de la Seine.
  • Florence Habets : DR CNRS, attachée à l’ENS, hydroclimatologue, préside le comité scientifique du bassin Seine Normandie.
  • Aglaé Jézéquel : chercheuse au Laboratoire de Météorologie Dynamique, Ecole Normale Supérieure
  • Jane Lecomte : écologue à l’université Paris Saclay, spécialiste des systèmes anthropisés, des relations humains nature, vice-présidente chargée du développement soutenable à l’université Paris Saclay.
  • Nathalie de Noblet : climatologue, chercheuse au LSCE, co-coordinatrice du LabEx BASC (Biodiversité, Agrosystèmes, Société, Climat) de 2011 à 2019.
  • Chantal Pacteau : DR émérite, biologiste, neuro-scientifique, ingénieur agronome, ex directrice-adjointe (avec Robert Vautard) du GIS Climat environnement société, co-responsable du Urban Climate Change Research Network (UCCRN) Europe.
  • Marie Pinhas : chimiste à l'origine, a travaillé avec Luc Abbadie pour la COP21, responsable de la communication de l'IPSL depuis quatre ans.
  • Jean-Paul Vanderlinden : Professeur à l’UVSQ, CEARC.
  • Robert Vautard : directeur de l’IPSL, directeur de recherche au CNRS.
  • Vincent Viguié : chercheur au CIRED et à l’école des Ponts, économiste de l'environnement, spécialiste de modélisation prospective, des impacts de l'urbanisme sur la vulnérabilité au changement climatique.

Plusieurs chercheurs, notamment étrangers, venant d’autres instituts pourront rejoindre le GREC dans les mois qui viennent.

Le GREC francilien est impulsé par l’Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL) et son directeur Robert Vautard, l’Institut de recherche en sciences du Climat, et l’Institut de la transition environnementale Sorbonne Université (SU-ITE), institut pluridisciplinaire thématique de l’Alliance Sorbonne Université, tous deux implantés sur le Campus de Sorbonne Université.

 

Contact presse :

Eléonore Flacelière  06 64 82 77 04 / eleonore.flaceliere@iledefrance.fr