FoRTE #4 : expo des jeunes artistes en arts visuels soutenus par la Région

du Dimanche 16 octobre au Dimanche 20 novembre 2022

Romainville

Rendez-vous du 16 octobre au 20 novembre 2022 au Frac de Romainville pour découvrir les 5 œuvres des 8 lauréats 2021 en art visuels (2 solos et 3 duos) du Fonds régional pour les talents émergents. Avant la grande soirée consacrée aux lauréats en cinéma, musique et arts de la scène le 22 novembre 2022 à l'Opéra Bastille.

FoRTE 24h de la création 2022

Doté de 1 million d’euros chaque année, le Fonds régional pour les talents émergents (FoRTE) finance, lors de chaque édition, les projets de plus de 40 jeunes créateurs en arts visuels, arts de la scène, cinéma et audiovisuel et musique.

Chaque artiste dont le projet a été retenu reçoit, pour le réaliser, une bourse mensuelle pouvant aller jusqu'à 2.500 euros pendant 10 mois. Et il est accompagné pendant cette période par une structure professionnelle, artistique et culturelle.

Ensuite, soirée à l'Opéra Bastille le 22 novembre 2022

Le 22 novembre 2022, une grande soirée de restitution du travail des lauréats FoRTE 2021 en cinéma, musique et arts de la scène aura lieu dans l'auditorium de l'Opéra Bastille à Paris (12e) (programme dévoilé début novembre 2022).

Contact informations : forte@iledefrance.fr

En 2021, dans le cadre de la 4e session de FoRTE, 38 projets artistiques avaient été sélectionnés par le jury de professionnels : 

  • 5 projets en arts visuels, 
  • 11 en cinéma et audiovisuel,
  • 10 en musique,
  • 12 en arts de la scène.

5 œuvres des lauréats en arts visuels FoRTE#4

Du 16 octobre au 20 novembre 2022, découvrez les réalisations des artistes lauréats en arts visuels 2021.

Elles sont au nombre de 5 mais leurs auteurs sont 8 : 2 ont créé en solo et 3 en duo.

Pour les admirer, rendez-vous aux Réserves, le lieu d'exposition du Frac Île-de-France situé à Romainville (93).

Vernissage de l'exposition

Peinture à l’huile, machines sonores, paniers en osier, photos et collages : les œuvres reflètent les profils pluridisciplinaires de ces jeunes artistes, plasticien, designer, architecte, ingénieure. À travers les matières et les techniques, leur travail brasse ces enjeux et ces questions qui traversent nos imaginaires et notre société : la mémoire, l’identité, la rencontre des cultures, nos espoirs et nos angoisses.

Aussi bien concernés par les processus de création que par la recherche formelle et théorique, ces artistes proposent une exposition qui forme une représentation vivante et sensible de ce qui anime la jeune création contemporaine.

 

 

► Fin de la pudeur

Compositions et montages visuels de Camille Benarab-Lopez - avec Julio Artist-run Space (75)

Ce dispositif visuel raconte l’histoire familiale de Camille Benarab-Lopez, dont elle ne possède que très peu d’images. Comme beaucoup de communautés pauvres, d’origine paysanne et issues de l’immigration, l’artiste dispose d’une généalogie sans archive. Au décès de sa grand-mère kabyle, elle récupère une boîte avec des photographies et négatifs. Elle y découvre les années de jeunesse de son père passées en banlieue parisienne, de 1958 à 1985. Elle qui habituellement ne produit jamais de photographies, ni dessin, ni peinture, mais s’empare d'images aux sources lointaines pour mieux les absorber et en faire son matériau de création, décide alors de travailler à partir de ces images familiales.

Fin de la pudeur est donc une confrontation originale entre son histoire personnelle et l’utilisation d’images d’autrui.

 

CAMILLE BENARAB LOPEZ
©Camille Benarab Lopez

 ► Ici et ailleurs

Compositions picturales d'Odonchimeg Davaadorj - avec Premier Regard (75)

Cette série de grandes toiles à l’huile est faite à partir d’une recherche iconographique effectuée sur les réseaux sociaux, et notamment Instagram. En appliquant une recherche simple à base de hashtags thématiques en anglais et en français sur l’écoféminisme, le réchauffement climatique ou bien l’écologie, la plasticienne a opéré un choix. Parmi l’infinité d’images qui apparaissaient, elle a ensuite retenu celles qui correspondaient à la thématique. Pour elle, l’incongruité du rapprochement de ces images produit un effet de contraste évident et illustre la diversité d’opinions et de sensibilités sur les enjeux contemporains majeurs.

En utilisant la peinture à l’huile, processus long et minutieux, pour les restituer, l’artiste contrebalance la dynamique de défilement et de remplacement continu qui s’offre à l’œil et joue avec la temporalité en utilisant une technique picturale ancienne.

 

ODONCHIMEG DAVAADORJ
©Odonchimeg Davaadorj

 ► 1 hour fake rain forest sounds

Installation sonore et robotique de Juliette Gelli et Aleksandr Kontini – avec le Centre des arts d'Enghien-les-Bains (95) 

Cette installation sonore hybride est réalisée par Juliette Gelli ~ et Aleksandr Kontini, tous 2 sensibilisés aux questions climatiques actuelles mais aussi intrigués par les végétaux de synthèse qui prolifèrent dans nos villes ou sur nos écrans. Décidant d’explorer non pas exactement la Vallée de l’étrange – théorie écrite dans les années 1970 par le roboticien japonais Masahiro Mori, qui observe que l’affinité pour les robots augmente en fonction de leur ressemblance avec l’humain, jusqu’à un certain point – mais une possible Forêt de l’étrange, le duo conçoit une pièce immersive, constituée de machines sonores qui invitent le public à découvrir un espace « naturel » artificiel. Dans la salle, des diodes clignotent en silence. Puis, des mouvements apparaissent : ondulations, rotations, vibrations, amenant avec eux des sons. Les spectateurs, d’abord interpellés par ces étranges chorégraphies mécaniques, sont progressivement transportés dans l’univers d’une forêt tropicale luxuriante.

Cette nature de synthèse se crée à mesure que les machines inspirées de l’art du bruitage s’animent. Jouant sur la notion d’artificialité et de vérité, le duo compose un univers où la robotique semble être au service de l’organique, ou est-ce l’inverse ?

 

 JULIETTE GELLI ALEKSANDR KONTINI
©Juliette-Gelli ~ Aleksandrkontini

► Canal Tropical

Installation de Charles Herrou et Tristan Fermandois - avec La Guinguette Pirate (75)

Canal Tropical est une série d’installations artistiques développées par les « Bleus Paillettes » sur les voies navigables au bord du canal de l’Ourcq. À l’occasion du bicentenaire de la création du canal, Charles Herrou et Tristan Fermandois proposent d’aller à la rencontre des habitants du territoire de l’Est parisien et de les interroger sur leur pratique du canal par le biais d’œuvres contextuelles, donnant lieu à une restitution protéiforme. Cette série d’installations – expérimentations spatiales collectives, composées notamment de grands kakemonos colorés flottant au vent – valorise les patrimoines présents sur les berges du canal de l’Ourcq, à la manière de Christo et Jeanne-Claude.

Le duo propose une relecture du paysage fluvial parisien. La recherche des « Bleus paillettes » porte également sur le recensement des usages formels et informels actuels, et la création d’un répertoire d’usages utopiques du canal. Comment les usagers aimeraient-ils voir évoluer les berges du canal et les voies navigables ? Photographies, dessins, écritures, maquettes, vidéos ou podcasts rendent compte de l’expérience vécue tout au long du processus de création.

CANAL TROPICAL
©Bleus Paillettess

 ► Eritaj Kontré

Design de Dach&Zephir - avec Double séjour (93)

Eritaj Kontré, célébration d’une vannerie créolisée, s’inscrit dans la continuité des réflexions entamées par le duo Dach&Zephir sur l’histoire des Antilles.

Autour des savoir-faire artisanaux français qui s’écrivent entre la France hexagonale et les Antilles françaises (Guadeloupe/Martinique), le duo propose le 3e volet d’une recherche protéiforme. En effet, si les premiers volets s’intéressaient au développement d’une pensée du design aux Antilles, ce nouveau volet propose une pensée créative entre les Antilles françaises et la France à travers la figure de l’artisan vannier.

Alors que le métier se développe en France avec l’osier, la paille ou le rotin, aux Antilles ce sont d’autres matières locales qui se déploient comme le cachibou et l’aroman, la pomme-liane ou encore le bambou. Grâce à des processus de créations ouverts et hybrides, le duo pense une autre histoire de la vannerie « française » mettant en dialogue les héritages et les savoir-faire pluriels qui la constituent.

 

Dach & Zephir
©Dach&Zephir

1 soirée au Centre Pompidou dans le cadre des 24H de la création

Après l'expo des lauréats FoRTE 2021 en arts visuels, place à la soirée des « 24h de la création 2022 ».

Organisé le 10 novembre 2022 au Centre Pompidou à Paris (4e), ce rendez-vous sera l'occasion de dévoiler le travail des 10 lauréats 2021 de la catégorie cinéma.

Plus d'infos à venir.

    Seine-Saint-Denis (93)

    Informations pratiques

    Adresse

    Les Réserves du Frac Île-de-France

    43, Rue de la Commune de Paris
    93230 Romainville
    France

    Accès

    Métro ligne 5 : Bobigny - Pantin - Raymond Queneau

    Tarification

    Gratuit

    FoRTE #4 : expo des jeunes artistes en arts visuels soutenus par la Région