FoRTE #3 : expo de 8 jeunes artistes soutenus par la Région

du Samedi 04 au Samedi 18 décembre 2021

Romainville

Rendez-vous du 4 au 18 décembre 2021 à la Chaufferie-Fondation Fiminco, à Romainville, pour voir les œuvres de 8 artistes plasticiens lauréats de FoRTE #3, l'édition 2020 du Fonds régional pour les talents émergents. 

forte 24h de la création

Doté de 1 million d’euros chaque année, le Fonds régional pour les talents émergents (FoRTE) finance à chaque édition les projets de plus de 40 jeunes créateurs dans des domaines très variés : arts visuels, arts de la scène, cinéma, vidéo et musique.

Candidatures FoRTE 2021-2022 

Le 5e appel à candidatures FoRTE est ouvert jusqu'au 22 décembre 2021 à midi.

Chaque artiste dont le projet a été retenu reçoit, pour le réaliser, une bourse mensuelle pouvant aller jusqu'à 2.500 euros pendant 10 mois et est accompagné durant tout ce temps par une structure professionnelle, artistique et culturelle.

Exposition de 8 jeunes artistes lauréats

En 2020, dans le cadre de FoRTE#3, 52 projets artistiques dont 7 en arts visuels ont été sélectionnés par un jury de professionnels (le 8e artiste exposé est lauréat dans la catégorie cinéma).

Du 4 au 18 décembre 2021, une exposition gratuite et accessible à tous présentera leurs œuvres dans le cadre des 24H de la création FoRTE à la Chaufferie - Fondation Fiminco à Romainville (93).

Passant librement de la sculpture à la vidéo, de la tapisserie aux installations immersives, elle donne à voir une jeune création qui interroge des sujets tels que le genre et l'identité, la vieillesse et l'isolement, l'urbanisation et les bouleversements écologiques, pour en livrer sa propre vision.

► Substrat

Installation de design de Nicolas Verschaeve - avec It’s Great Design (75)

Un projet de recherche sur l’extrusion de terre crue, d’ordinaire mise en œuvre pour la fabrication de briques. En travaillant en collaboration avec une manufacture et à partir d’un gisement d’argile attenant à la briqueterie, Nicolas Verschaeve cherche à « explorer le potentiel formel » de ce matériau. L’enjeu ? Définir un répertoire d’objets qui s’éloigne du système de production normé que suivent les fabriques dans la construction architecturale, en valorisant l’intervention manuelle au sein d’un processus mécanisé et proposant de nouvelles perspectives pour un savoir-faire en déclin. 

 

 

Oeuvre
©Nicolas Verschaeve

 ► Le plus court chemin

Installation contemporaine de Jeanne Berbinau Aubry - avec la Fondation Fiminco (93)

Un projet de recherche portant sur la dynamique des fluides, et plus spécifiquement, sur le déplacement spontané de la matière, comme l’eau ou le courant électrique. En réutilisant de la verrerie de laboratoire issue de l’ancien site pharmaceutique de la fondation Fiminco à Romainville, Jeanne Berbinau Aubry nous rappelle la vocation passée de ce bâtiment tout en détournant les techniques traditionnelles du néon d’enseigne. 

Des sculptures aux formes translucides, hybrides de ballons, fioles et erlenmeyers, laissent ainsi apparaitre le comportement instable de la matière.

 

 

oeuvre
©Jeanne Berbinau Aubry

 ► Toutes les fenêtres de ma maison

Installation graphique de Araks Sahakyan - avec YGREC – Plateforme de l’ENSAPC (93)

Une installation qui mêle la grande histoire à la petite, celle des récits personnels, et révèle au passage la violence des enjeux économiques, culturels et identitaires des populations en déplacement. Inspirée des techniques de la reliure et de la fabrication des tapis, l’exposition évoque les notions de territoire et de frontière tout en questionnant notre rapport à la crise migratoire. 

En reprenant des motifs floraux et géométriques issus des arts décoratifs et de l’art du tapis, les dessins aux feutres aux couleurs intenses créent une mémoire commune. S’y entremêlent des bribes d’histoire provenant des 4 coins du monde. 

 

 

oeuvre
©Araks Sahakyan

► Tales from Jennat Mikka

Installation multimédia et sculptures de Ismail Alaoui Fdili - avec la Fondation Fiminco (93)

Un court-métrage documentaire qui donne la parole aux personnes souffrant du « syndrome de Diogène ». Ismail Alaoui Fdili filme des espaces anciennement occupés par des personnes souffrant de ce trouble du comportement, qui touche principalement les personnes âgées, et les pousse à accumuler compulsivement des objets hors d'usage et des déchets jusqu’à saturer leur lieu de vie. 

Ce film s’inscrit plus largement dans une démarche où Ismail Alaoui Fdili interroge la place de l’objet usé (ou à usage unique), au sein d’une société habitée par la peur du manque.

 

oeuvre
©Ismail Alaoui Fdili

 ► The art of losing (Love Scene)

Installation multimédia de Tarek Lakhrissi - avec la Maison Populaire (93)

Cette œuvre provient d’une fiction que Tarek Lakhrissi s’apprête à finaliser en 2022. Ce film d’anticipation raconte les péripéties d’un jeune fugitif, dénommé Jahid, qui se réfugie dans un musée pour fuir la police militarisée. Là, dans l’enceinte du bâtiment, Jahid fait la rencontre de créatures imaginaires, de fantômes et de monstres. Quant à la séquence en 3D intitulée Love Scene, elle se focalise sur un moment de fusion amoureuse entre notre héros… et un gogo-danseur à la tête de dinosaure ! 

Cette vidéo se veut aussi bien un hommage à la science-fiction et aux cultures populaires, qu’à des œuvres théoriques et littéraires queer défendant l’émancipation des individus et les identités multiples.

 

 

oeuvre
©Tarek Lakhrissi

 ► En dessous, la forêt

Installation contemporaine de Feda Wardak - avec l'Ateliers Médicis (93)

En dessous, la forêt vise à édifier au cœur de la forêt de Bondy (93) une œuvre architecturale monumentale en bois, comme support d’une création chorégraphique. Cette installation présente une immense façade qui s’élance au milieu d’une futaie de sapins, faite d’horizontales et de verticales répétées, calquées sur la trame orthonormée des grands ensembles de Clichy-sous-Bois (93) et de Montfermeil (93).

L’œuvre chorégraphique mise en scène avec le danseur Jean-Yves Phuong raconte l’histoire d’un chantier en cours et « la manière dont les altérations structurelles et spatiales impactent nos corps et nos déplacements ». Elle tente de traiter nos relations à l’environnement pas uniquement à travers le prisme du paysage, mais également en convoquant des écologies sociales et politiques.

 

 

oeuvre
©Feda Wardak

 ► Caresser l'histoire

Installation contemporaine de Jade Tang - avec L’ahah (75)

Un projet pluridisciplinaire initié dans le cadre de la résidence « Art et Territoires » du Syndicat Potentiel, où Jade Tang arpente les chantiers d’aménagement de la ville de Strasbourg et les fouilles d’archéologie préventive qui s’y déroulent.

Les résidus de végétaux et les vestiges de vie qu’elles exhument, s’entremêlent aux racines des arbres vivants. Jade Tang présente à partir de là une collection de graines carbonisées dans des fioles, des émulsions photographiques à base de chlorophylle, et des sculptures en volume composées de verre et d’images. Ces éléments naturels témoignent à leur manière de notre relation à l’environnement et « racontent comment nous l’habitons, le modifions et le cultivons ».

 

 

oeuvre
©Jade Tang

 ► La Rue a des Yeux

Installation multimedia de Samuel Lepoil - avec Le Centquatre Paris (75)

Une promenade en réalité augmentée dans le monde du street art, aux abords du Canal de l’Ourcq dans les rues du 19e arrondissement. Cette expérience plonge l’utilisateur dans un univers fantastique où l’utilisation du smartphone permet de se familiariser avec cette expression artistique en interagissant directement avec les graffitis présents sur l’écran de son portable. 

Ces graffitis qui paraissent anodins à première vue recèlent une part de mystère. Apparaissant puis disparaissant d'une nuit à l’autre, ils sont la preuve qu’il existe un monde parallèle où règne une créature fantastique : l’esprit de la ville de Paris. Le visiteur est alors entrainé dans un véritable jeu de piste où il se voit confier, sous la houlette de la journaliste Rose Mariarty, la mission d’enquêter sur ce drôle de phénomène haut en couleur. Au rythme de sa balade, le spectateur se prend au jeu de la photographie oscillant entre légende urbaine et phénomène paranormal.

 

 

oeuvre
©Samuel Lepoil

3 soirées au Centre Pompidou dans le cadre des 24H de la création

Dans le cadre des 24H de la création 2021, 3 soirées au Centre Pompidou à Paris (4e) s'ajoutaient à l’exposition à Romainville (93). L'occasion de dévoiler le travail de création, pour les arts de la scène, la musique, le cinéma et l'audiovisuel aux professionnels et au public.

    Seine-Saint-Denis (93)

    Informations pratiques

    Adresse

    La Chaufferie - Fondation Fiminco

    43, rue de la Commune-de-Paris
    93230 Romainville
    France

    Accès

    Métro 5 (Bobigny - Pantin - Raymond Queneau) 

    Tarification

    Gratuit

    FoRTE #3 : expo de 8 jeunes artistes soutenus par la Région