2 juin 2017

Dispositif Olympe : ingénieur, une carrière ouverte aussi aux filles !

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Crédit photo : Conseil régional Ile-de-France

En 2016, dans le cadre de sa politique en faveur de l'égalité femmes-hommes, la Région lançait le dispositif Olympe, qui vise à favoriser la réussite scolaire des filles, et notamment leur accès aux carrières scientifiques et techniques. Reportage au lycée Marcelin-Berthelot de Pantin, lors d’une rencontre organisée entre des élèves de première S et une ingénieure.

« Qui parmi vous souhaiterait devenir ingénieur ? »

Laëtitia Bakang-Brunon est une jeune ingénieure créatrice de son entreprise 3D Nova, spécialisée en thermique du bâtiment. « Un métier varié et passionnant » dont elle est venue parler devant une classe de première S du lycée Marcelin-Berthelot de Pantin (93), à l’initiative de la Fondation CGénial, qui promeut les métiers scientifiques auprès des jeunes, dans le cadre du dispositif Olympe.

Découverte d'un métier créatif de terrain

Pendant près d’une heure, devant des élèves attentifs, elle décrit son parcours universitaire, comment elle a découvert les métiers liés aux énergies renouvelables et à l’environnement lors d’un stage en Chine. Des métiers qui correspondaient à son envie de mettre ses compétences au service des autres, pour finalement créer sa propre entreprise. « Mon métier nécessite rigueur et créativité, et permet de travailler dans des bureaux d’études, des ateliers d’architectes, des bailleurs sociaux… J’aime avant tout le terrain, rencontrer des gens, trouver des solutions à leurs problématiques, prendre des mesures… » Laëtitia fait circuler parmi les élèves ses différents instruments de mesures, dont une caméra thermique et un anémomètre.

Le bâtiment : un secteur d'avenir pour les femmes 

« Dans mon métier, il y a une parité 50-50 entre hommes et femmes, précise-t-elle aux lycéennes assises au premier rang. Le monde du bâtiment est très masculin, mais il est aussi en attente de changements que peut apporter la vision des femmes. » Maîtrise de l’anglais, nécessité de se former en permanence, salaire… Pour ces lycéens qui devront décider très bientôt de leur orientation future, les informations et retours d’expérience de la jeune ingénieure sont précieux. Les questions fusent : « – Quelle est la différence entre ingénieur du bâtiment et génie civil ?, – Quel niveau aviez-vous au lycée ?, – Quels obstacles avez-vous rencontrés ?... » Laëtitia Bakang-Brunon répond méthodiquement à chacune, avant de conclure : « Je travaille dans un secteur d’avenir très porteur, on est souvent embauché à l’issue de son stage de fin d’année, et il n’y a quasiment pas de chômage. »

La part des filles en terminales scientifiques n’est que de 42 % et seuls 29 % des titulaires d’un diplôme d’ingénieur sont des femmes.

Qu'est-ce que le dispositif Olympe?

Lancé en 2016, le dispositif Olympe a pour objectif de favoriser la réussite scolaire des filles, afin qu’elles soient sensibilisées aux carrières scientifiques et techniques. Au rythme de la progression actuelle, il faudrait attendre 2075 pour atteindre la parité. Dans le cadre de sa politique pour l'égalité femmes-hommes, la Région s’est donc engagée à renforcer son soutien à la réussite scolaire des filles, notamment issues de milieu modeste et dans les quartiers populaires. Elle vise également à rétablir l’égalité entre filles et garçons dans les filières scientifiques et technologiques, et les parcours d’excellence. Ce dispositif régional soutient des actions mises en œuvre par les associations franciliennes qui contribuent à l’élargissement des parcours de formation et des choix professionnels des lycéennes. 

391.000 euros investis par la Région pour Olympe depuis 2016

► En 2016-2017, la Région a consacré près de 160.000 euros à son dispositif Olympe, en faveur de 2.977 élèves dans 91 lycées.  
► En 2017-2018, 105.000 euros d’aides régionales ont été accordées pour faciliter la réussite scolaire des filles. 51 lycées en ont bénéficié, soit 1.276 élèves.
► Pour l’année scolaire 2018-2019, 4 subventions ont déjà été accordées par la Région pour un montant total de  126.000 euros, au profit des structures suivantes  : 

Télémaque : programme expérimenté depuis 2005 sur la base du double tutorat auprès d’un jeune (un tuteur du monde de l’entreprise et un référent du milieu éducatif).
Rev'elles : des programmes d'aide à l'orientation innovants, à destination des jeunes femmes de milieux populaires.
Capital Filles : créé en 2012, Capital Filles accompagne les jeunes filles des quartiers populaires et des zones rurales grâce à l’engagement de « marraines », entreprises partenaires et enseignants.
C'Génial : créée en 2006, la Fondation CGénial a pour mission la promotion des sciences, les technologies, et les métiers associés, en rapprochant les mondes de l’entreprise et de l’éducation. Elle vise notamment à susciter des vocations scientifiques, chez les filles et chez les garçons.