6 avril 2018

Les quatre piliers de l'action régionale pour la santé des Franciliens

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Crédit photo : MYOP

Lutte contre les déserts médicaux, santé des jeunes, lutte contre le VIH et formations sanitaires et sociales : voici les quatre piliers de l'action régionale pour la santé.

La lutte contre les déserts médicaux, dispositif phare de l'action régionale pour la santé

L'action régionale pour la santé est guidée par d'amers constats. L’Île-de-France est la région française qui a connu la plus forte baisse de médecins entre 2007 et 2015 : - 6 %, soit 1 835 praticiens en moins. Avec une commune sur deux sans médecin généraliste, l’Île-de-France est le premier désert médical français. Plus de 650 petites communes franciliennes n’ont pas de médecin généraliste, soit 430 000 Franciliens impactés.

Les aides régionales pour lutter contre les déserts médicaux

Parce que les professionnels paramédicaux jouent un rôle clé auprès des habitants, la Région accorde une bourse régionale de 8.400 euros par an pendant leurs deux dernières années de formations aux étudiants masseurs-kinésithérapeutes et sages-femmes, en contrepartie d’une installation de trois ans minimum dans les territoires en manque de médecins. 
La Région veut jouer son rôle : cette action régionale pour la santé repose sur le maintien d’une médecine de proximité et le développement de la prévention. Pour réduire les fractures territoriales en matière de santé, elle s’est lancée dans un plan de lutte contre les déserts médicaux : celui-ci implique le financement des maisons de santé et l'aide à l’installation de médecins et de professionnels paramédicaux (kinésithérapeutes, infirmiers) pour maintenir une offre de santé dans les zones rurales ou les quartiers populaires. Le succès de ce dispositif a incité les élus régionaux à augmenter pour 2018 le fonds régional de résorption des déserts médicaux, porté à 4 millions d'euros

La carte des centres de soin en Île-de-France

La Région s'engage pour la santé des jeunes 

En 2017-2018, la Région a doublé l'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé pour les étudiants boursiers âgés de 16 à 28 ans inclus, inscrits dans un établissement d'enseignement supérieur ou dans un institut de formation sanitaire et sociale francilien : au lieu de participer à hauteur de 100 euros comme l'an dernier au financement de la mutuelle de leur choix, elle porte son aide à 200 euros pour l'année universitaire ou scolaire, dès lors que le contrat est souscrit chez Harmonie Mutuelle.

Certains jeunes souffrent en silence et se replient dans l’isolement ou les addictions. Grâce au Fonds de prévention santé jeunes et au travail du Centre régional d’information et de prévention du sida et pour la santé des jeunes (Crips), la Région porte des actions de prévention auprès des jeunes sur les drogues, les IST, les conduites à risques et sur l’ensemble des questions de bien-être. A travers l’iPass contraception, la Région offre aux jeunes une plateforme en ligne qui leur permet de géolocaliser ce dont ils ont besoin : une pharmacie, un centre du planning familial, des informations sur la contraception. 

La lutte contre le VIH se poursuit 

En 2017, plus de 1,5 million d'euros ont été consacrés par la Région à la prévention et à la lutte contre le VIH. L'action régionale pour la santé est résolue : la Région a décidé, en 2016, de se mobiliser « Pour une Île-de-France sans sida » avec le soutien du  Crips, dont la Région soutient le fonctionnement chaque année. Cet organisme est en pointe sur les nouveaux modes de prévention et de dépistage qui se sont développés ces dernières années.  Le dépistage est la clé de voûte de la réussite du plan Île-de-France sans sida. Dans une situation où près de 20 % des Franciliens touchés par le VIH l’ignorent, il est indispensable de faciliter l’accès à ces nouveaux modes de dépistage rapides, et ce sur tous les territoires d’Île-de-France. La Région s'est engagée à fournir 10 000 autotests au Crips et participe au financement de mini-bus aménagés pour le test rapide d’orientation et de diagnostic (TROD).

Les formations sanitaires et sociales, une priorité pour la Région 

Autre priorité de l'action régionale pour la santé : les formations sanitaires et sociales, un secteur en croissance et pourvoyeur d’emplois sur tout le territoire. La Région finance les établissements (23 centres et 108 écoles) et les bourses de leurs stagiaires.