Le domaine régional de Villarceaux, avec ses deux châteaux du XIIIe et du XVIIIe siècle, s’étend dans un parc de 70 hectares aux jardins Renaissance et aux nombreuses eaux. Classé monument historique, il allie patrimoine, nature et histoire au cœur de l’Île-de-France.

Niché au cœur d’un parc de 70 hectares clos de murs, le domaine de Villarceaux réunit deux châteaux emblématiques : un manoir du XIIIe siècle et un élégant édifice du XVIIIe siècle. Classé monument historique depuis 1941, ce site exceptionnel séduit par ses jardins Renaissance, ses nombreuses pièces d’eau alimentées par 32 sources et ses paysages vallonnés. Aujourd’hui éco-géré, il témoigne d’un riche passé, marqué notamment par l’histoire de Louis de Mornay et de Ninon de Lenclos, tout en incarnant un patrimoine naturel et architectural unique en Île-de-France.

Découvrez l'histoire du domaine de Villarceaux au fil des siècles

L'histoire du domaine de Villarceaux : de la maison forte du XVe siècle à nos jours

XIVe-XVe siècles

Attestée dès 1410, la seigneurie de Villarceaux constitue une importante propriété agricole regroupant un manoir, plusieurs fermes, un moulin, des viviers, des vignes et des jardins. Située à proximité du prieuré Sainte-Marie-Madeleine, elle partage avec celui-ci une ressource essentielle : les nombreuses sources naturelles qui alimentent le site. 

XVIe siècle

Le domaine connaît au XVIe siècle une importante transformation : le manoir d’origine est agrandi et élevé au rang de château. Cette évolution due à la famille de Mornay s’accompagne d’un réaménagement des abords selon le goût de la Renaissance, marqué par l’influence italienne. Les jardins et les plans d’eau adoptent une composition plus ornementale : les anciennes douves sont converties en bassins d’agrément, et les nombreuses sources naturelles sont mises à profit pour alimenter de nouveaux jeux d’eau. 

XVIIe siècle

Villarceaux abrite les amours de Louis de Mornay, marquis de Villarceaux, et de Ninon de Lenclos, célèbre courtisane et femme de lettres. Le manoir de Ninon a conservé des décors intérieurs peints de cette époque ainsi qu’un portrait de Françoise Scarron, future Madame de Maintenon. 

XVIIIe siècle

Charles-Jean-Baptiste du Tillet, marquis de la Bussière et petit-neveu du marquis de Villarceaux, hérite du domaine au début du XVIIIᵉ siècle. Il fait construire le château du Haut, élégante demeure dominant le vallon et le parc, puis fait démanteler l’ancien château. 

XIXe siècle

Le domaine demeure une vaste propriété agricole et une résidence secondaire, les nouveaux propriétaires font construire des pavillons de chaque côté de la grille d’honneur et une orangerie à proximité du château. Le moulin est transformé en scierie tandis que la ferme et les vestiges du château « du bas » sont délaissés.

XXe-XXIe siècles

Le domaine est classé au titre des monuments historiques à la fin de la première moitié du XXe siècle.

En 1989, la Région Île-de-France s’engage à assurer :

  • Sa restauration,
  • Son entretien,
  • Sa promotion,
  • Son ouverture au public.

Le tout, dans le cadre d'un bail emphytéotique (99 ans) signé avec la Fondation Charles Léopold Mayer.

À partir des années 1990, le domaine accueille ses premiers visiteurs. L’Agence régionale des espaces verts de la Région (devenue Île-de-France Nature) s’engage dans la restauration d’une grande partie des jardins.

En 2004, le parc reçoit le label « Jardin remarquable ».

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