La rédaction

Voies sur berge : la Région propose un scénario de piétionnisation progressive

Après l’annulation par le Tribunal administratif de Paris de la fermeture à la circulation des voies sur berge rive droite, la Région appelle la Ville de Paris à engager une véritable concertation sur la piétonnisation et propose un calendrier crédible de mesures alternatives et compensatoires.

Dès sa mise en œuvre à l'été 2016, la Région avait contesté une décision unilatérale et avait appelé à plus de concertation. Des scénarios alternatifs de piétonnisation douce avaient d'ailleurs été soumis à la consultation des Franciliens ainsi que toute une série de mesures compensatoires et d’accompagnement nécessaires à ce type de projet, parmi lesquelles la création de parkings relais aux portes de Paris, l’organisation de transports en commun supplémentaires ou la mise en place de carrefours intelligents sur les voiries alentours afin de mieux réguler la circulation.

Désireuse de trouver des solutions pour le bien de tous, la Région Île-de-France propose un calendrier détaillé des différentes mesures qu'elle préconise pour à la fois piétonniser une partie des quais et offrir des alternatives et des mesures compensatoires aux automobilistes.

 

« Je ne suis pas engagée dans une bataille juridique. Je suis dans une logique de construction pour faire aboutir un projet commun entre Paris et sa banlieue », a rappelé Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France dans un entretien accordé au Figaro du 5 mars.

Par sa décision d'annuler l'arrêté de fermeture, le juge administratif a estimé, comme l’autorité environnementale et la commission d’enquête publique avant lui, que l’étude d’impact du projet comportait des inexactitudes, des omissions et des insuffisances concernant l’effet du projet sur la circulation automobile, la pollution atmosphérique et les nuisances sonores, et qu’il avait ainsi été adopté sur le fondement d’une procédure irrégulière.

La Région Île-de-France l’avait souligné à de multiples reprises : les conséquences négatives de cette décision sur l’environnement, la pollution atmosphérique des autres axes de circulation, les nuisances sonores, les embouteillages et la santé des Franciliens ont été considérablement sous-estimés par la Ville de Paris, l’enquête publique ayant porté sur un périmètre beaucoup trop restreint pour correctement les appréhender correctement.

La Ville de Paris est désormais contrainte de reprendre toute la procédure avec une nouvelle enquête publique en établissant une étude d’impact complète afin d’apprécier les effets du projet d’aménagement envisagé au regard de son importance et de ses enjeux sur l’ensemble de Paris et de la région.

Photo : © Magali Delporte/Picturetank