La rédaction

Violences faites aux femmes : les citoyennes et les citoyens ont la parole

La plateforme citoyenne Make.org lance, en partenariat avec la Région, une grande consultation sur les violences faites aux femmes ouverte jusqu’à fin janvier 2018. Objectif : recueillir les propositions des citoyens pour élaborer des actions concrètes.

La lutte contre les violences faites aux femmes est la Grande Cause régionale 2017 pour la Région Île-de-France. Elle l’est également pour la plateforme d’expression civique et citoyenne Make.org, qui lance une grande consultation pour recenser des propositions concrètes des citoyens sur ce sujet, en partenariat avec la Région. « Stop aux violences faites aux femmes #Stopvff » est d’ailleurs la toute première grande cause lancée par la plateforme. « Pour nous, ça a été rapidement une évidence, même avant l’affaire Weinstein, de consacrer notre première grande cause à ce fléau. Car il sévit dans tous les milieux, dans tous les villages, et il y a urgence à mobiliser tous les acteurs de la société civile et éveiller les consciences », explique Estelle Colas, directrice grandes causes chez Make.org.

 

Proposer des solutions et soutenir celles des autres

Jusqu’au 31 janvier 2018, des personnalités du monde du cinéma, du sport, des médias ou encore de l’entreprise, et tous les citoyennes et citoyens désireux de participer à cette consultation peuvent y poster leurs propositions ou soutenir celles des autres participants.

De Jeanne, retraitée de 63 ans, au judoka Teddy Riner, 28 ans, d’Enzo, étudiant de 18 ans, à Natoo, Youtubeuse de 32 ans, ce sont des femmes et des hommes de tous horizons et de tout âge qui s’engagent.

« Cette campagne arrive à point nommé : la libération de la parole était essentielle. Cette énergie positive nourrie par le courage des femmes partout dans le pays ne doit pas retomber. Nous voulons maintenant agir et trouver des solutions réconciliatrices pour ne pas tomber dans un clivage femmes contre hommes », ajoute Estelle Colas.

De nombreuses idées sont d'ores et déja soumises aux votes des internautes via la consultation : sensibilisation des enfants dès l’école, charte éthique sur l’image de la femme dans la publicité, intensification des sanctions pénales envers les auteurs de violences…

« Dès le mois de février, nous nous mettrons autour de la table avec les associations, les partenaires, les entreprises, les citoyens volontaires pour analyser les propositions les plus concrètes, les plus réalistes et les plus engageantes. Nous en sélectionnerons 50, à partir desquelles nous développerons 10 actions concrètes sur les 2 années suivantes, médiatisées et régulièrement évaluées », annonce Estelle Colas. À partir du 8 mars 2018, Journée internationale des droits des femmes, Make.org annoncera les actions concrètes avec ses partenaires. « Nous voulons faire des propositions en parallèle de celles des pouvoirs publics, aider les associations qui luttent depuis des années contre les violences faites aux femmes à mettre en œuvre leurs actions, via le crowdfunding par exemple. Il est essentiel que contre ce fléau la société civile s’engage. »

Visuel : © Make.org

 

La Région Île-de-France, partenaire de cette initiative, va diffuser la campagne auprès des lycées, via l’espace de mise en lien enseignants-parents-élèves de monlycée.net, le réseau social éducatif des lycées franciliens. « L’idée est de susciter des discussions entre lycéens, enseignants et parents, et surtout d’inciter les jeunes à participer et à poster leurs propositions », explique Estelle Colas.

La grande cause Stop aux violences faites aux femmes de Make.org sera également diffusée sur les écrans des trains Franciliens.


 
« Le digital nous permet de mettre en œuvre ce réveil citoyen. Grâce aux réseaux sociaux, nous espérons atteindre 10 millions de personnes, faire participer 500.000 contributeurs pour 10.000 propositions et parvenir à 5 millions de votes. »
Estelle Colas, directrice grandes causes pour Make.org