11 février 2016

Valérie Pécresse : « Je veux relancer l’apprentissage en Île-de-France »

Après avoir décerné en janvier les prix des meilleurs apprentis de l’École des Métiers de la Table, du Tourisme et de l’Hôtellerie, la présidente de la Région Île-de-France, rencontrait, avec le vice-président Jérôme Chartier, ce jeudi 11 février 2016, les directeurs de CFA et d’établissements d'apprentissage. L’occasion de rappeler que c’est l’une des priorités de son mandat.

Un nouveau souffle pour l'apprentissage en Île-de-France

Compétence parmi les plus importantes de la Région, l'apprentissage constitue la meilleure voie d'accès des jeunes à l'emploi. Mais il a besoin de retrouver un nouveau souffle en Île-de-France. Raison pour laquelle, la présidente de la Région a réuni, ce 11 février 2016 à l'hémicycle, les directeurs de centres de formation d'apprentis (CFA) et d’établissements d'apprentissage franciliens.

« Pour relancer l'apprentissage, je veux agir sur tous les leviers et essayer quelques pistes nouvelles », a déclaré Valérie Pécresse, après avoir déploré le désengagement chronique de la majorité régionale précédente en matière d’apprentissage. Depuis 2012, le nombre d’apprentis en Île-de-France a baissé de 6 % ces trois dernières années, avec une baisse encore plus préoccupante de 18,2 % pour les niveaux bac et infra-bac.

Différentes pistes d'actions envisagées

Avec à ses côtés, Jérôme Chartier, le premier vice-président chargé de l’économie et de l’emploi, Valérie Pécresse a annoncé vouloir faire de l’apprentissage une priorité du service public régional de l’orientation et a évoqué les différentes pistes d’actions possibles :

  • Moderniser les relations de la Région avec les CFA grâce à des contrats de performance et par l’amélioration du taux d’occupation des places en CFA.
     
  • Réviser la carte des formations pour mieux prendre en compte les besoins des entreprises et leur répartition géographique.
     
  • Mutualiser les moyens avec les lycées professionnels via la création de « campus professionnels » qui regrouperaient des filières de lycées professionnels et de CFA avec, à terme, plus de visibilité et des économies de loyer.
     
  • Améliorer l’outil d’orientation des élèves de 3e – AFFELNET – qui est encore trop peu renseigné et insuffisamment lisible.
     
  • Accompagner les jeunes pendant leur période d’apprentissage, par des étudiants qui viendraient « tutorer » les apprentis, notamment sur des savoirs de base.
     
  • Revaloriser le statut de l’apprenti pour en faire un véritable étudiant, avec tous les avantages afférents : accès au logement, accès au Resto U, etc.
     
  • Financer l’enseignement du Code de la route dans les CFA pour augmenter l’employabilité des apprentis.
     
  • Créer un « contrat d'apprentissage senior » pour les plus de 25 ans, pour que les demandeurs d’emploi puissent profiter de la formation en apprentissage dans les entreprises franciliennes. 
     
  • Simplification administrative à travers un « chèque apprenti » sur le modèle du CESU (chèque emploi service universel) et accélération du versement des primes versées aux employeurs d’apprentis pour développer l’apprentissage dans les TPE et PME.

Dans l’hémicycle, les différents responsables ont pu soumettre leurs idées et propositions. Les directeurs de CFA des métiers de La Poste, du Cnam ou de Sup 2000 ont notamment insisté sur la nécessité d’adapter la carte des formations aux nouveaux métiers, de faciliter l’aide à l’embauche d’apprentis, ou encore de simplifier les échanges avec les différents interlocuteurs administratifs.

Enfin, Valérie Pécresse a tenu à rappeler son attachement à associer les directeurs des CFA aux décisions de la région en matière d'apprentissage, avec des réunions et des consultations régulières, car ils sont à la fois en contact avec les jeunes, l’Éducation nationale, leurs financeurs et les entreprises.