5 septembre 2018

Une sécurité dans les transports accrue : 200 agents déployés dans les bus de grande couronne

Garantir la sécurité dans les transports est une mission cruciale pour ces 200 nouveaux agents de sûreté, déployés dans les bus de grande couronne.

La sécurité dans les transports est une priorité majeure de la Région Île-de-France et d'Île-de-France Mobilités (IDFM). En 2017, Valérie Pécresse, la présidente de la Région Île-de-France et d'IDFM, s'était engagée à déployer des moyens humains supplémentaires dans les transports de grande couronne avec notamment la mise en place de nouveaux agents de sûreté dans les bus. 60 des 200 agents prévus sont d'ores et déjà opérationnels. Le coût de ce nouveau dispositif financé par IDFM est estimé à 10 millions d'euros. 

 

La sécurité dans les transports en chiffres :
130 millions d’euros
versés chaque année par IDFM aux opérateurs pour assurer une présence humaine de sûreté et médiation dans les transports (SUGE, GPSR, médiateurs SNCF, Optile et bus de nuit RATP). 
3 500 agents déployés sur les réseaux (dont 1 300 agents de la Sous-Direction Régionale de la Police des Transports (SDRPT)). 
700 personnels supplémentaires depuis 2016 financés par IDFM, pour renforcer la présence humaine sur le réseau. 
66 000 caméras de vidéosurveillance actuellement opérationnelles dans les transports en Île-de-France (métros, trains, trams, stations, gares ). 
100 % des stations de métro, gares ferroviaires et tramways sont vidéo-protégés et 100 % des bus de grande couronne le seront d’ici fin 2018. 
100 % des trains et RER seront également équipés de caméras de vidéoprotection d'ici 2021. 
40 équipes de cyno-détection (deux fois plus qu’en 2017) interviennent sur les objets abandonnés. 
31 17 : le numéro d’urgence unique disponible 7j/7 et 24h/24 (et par SMS au 31 177) et une application dédiée pour signaler tout acte de délinquance, situation à risque ou atteinte à caractère sexuel. 
Expérimentation de l'arrêt à la demande pour les passagers des bus à partir de 22 heures en test dans le 77 et le 93, pour les rapprocher de leur destination et raccourcir le trajet à pied. 

Comment est assurée la sécurité dans les transports ?

Si les médiateurs effectuent un travail de prévention et assurent déjà une présence rassurante, ils ne sont pas formés, ni équipés pour faire des patrouilles dissuasives ou accompagner les contrôleurs. Les nouveaux agents de sûreté ont donc été recrutés et formés pour :

  • Intervenir en cas d’incivilités,
  • Effectuer un îlotage rassurant et dissuasif,
  • Assurer l'accompagnement du contrôle,
  • Veiller à la sécurité des voyageurs et des conducteurs

Où sont déployés les agents de sûreté ?

Depuis le 1er janvier 2018, 60 agents sont déployés en grande couronne, notamment 29 dans 480 bus qui transportent 76.000 passagers par jour sur les 5 réseaux suivants :

  • CEAT réseau Génovebus (secteur Sainte-Geneviève-des-Bois 91)
  • CEAT/SETRA réseau SITUS (secteur Haut Val-de-Marne 94)
  • STRAV réseau Marne et Seine (secteur Plaine Centrale du Val-de-Marne 94)
  • STRAV réseau Val d’Yerres (secteur Nord Est du 91)
  • Albatrans

Sécurité dans les transports : déjà une baisse des incidents

Depuis janvier 2018, les agents de sûreté ont assuré 203 interventions. Les résultats sont au rendez-vous avec une baisse de 42 % des incidents observée au 1er semestre 2018 par rapport à la même période de 2017, ce qui montre que ce dispositif préventif joue pleinement un rôle de dissuasion. Cette diminution des incidents concerne principalement les menaces ou intimidations, les injures et entraves à la circulation.

Une enquête, menée du 30 août au 3 septembre auprès de 157 clients et de 121 conducteurs, montre que ce dispositif, complémentaire aux arrêts de bus à la demande, est apprécié :

  • 83 % des clients trouvent la présence des agents de sécurité rassurante et 88 % estiment qu’ils méritent d’être déployé sur d’autres lignes de transport
  • 76 % des conducteurs constatent des changements (ambiance, comportement) à bord des bus depuis leur arrivée et 93 % estiment que les agents sont suffisamment visibles sur les réseaux.