15 décembre 2016

Une nouvelle politique internationale pour la Région Île-de-France

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Crédit photo : Conseil régional Ile-de-France

Le nouvel exécutif a décidé de redéfinir la politique internationale de la Région Île-de-France. Objectif : mettre en place une stratégie plus cohérente au service des Franciliens et du développement de notre territoire. Décryptage.

La Région précise sa politique internationale


Au 1er janvier 2016, la Région était engagée dans 14 coopérations internationales différentes. Le bilan de cette politique internationale laisse apparaître un sentiment de saupoudrage de financements et de conduites d’actions ponctuelles, à la portée limitée, sans réelle hiérarchisation des géographies ou des domaines d’intervention. Néanmoins certaines coopérations, en nombre trop limité cependant, ont permis d’atteindre des résultats intéressants.

L’audit réalisé par le cabinet Ernst & Young au 1er semestre 2016 sur la période 2013 et 2014 a d’ailleurs mis en lumière tant la faiblesse des montants et la dispersion des aides (79 % des subventions examinées sont inférieures à 30 000 euros) que le manque de suivi des projets soutenus. Le cabinet recommande ainsi de recentrer ces aides régionales sur un nombre plus limité de projets afin d’en améliorer le suivi.

Des objectifs clairement redéfinis

Forte de ce constat, la Région entend fonder sa nouvelle stratégie sur trois objectifs clairs :

  1. Renforcer la position de l’Île-de-France sur la scène internationale en capitalisant sur les liens forts qui unissent de nombreux Franciliens à leur pays d’origine. La coopération avec les pays du Maghreb sera particulièrement prioritaire. Un premier accord a été signé avec la région de Casablanca au Maroc et un partenariat va être mis en place avec la Wilaya d’Alger (Algérie).
     
  2. Mettre l’accent sur le développement économique. Il convient de faciliter l’inscription de l’Île-de-France et de ses entreprises dans les nouveaux courants d’échanges mondiaux tout en contribuant à l’attractivité du territoire. Parmi les pays prioritaires figurent notamment la Corée du Sud, la Chine, le Vietnam, le Canada et le Brésil.
     
  3. Préserver une capacité d’action en matière de solidarité internationale. L’aide au développement demeurera un pilier de l’action régionale, tout comme le soutient aux ONG. La mise en place d’un fonds d’intervention d’urgence permettra à la Région d’apporter une réponse humanitaire et de contribuer aux premiers secours en faveur des populations victimes de conflits ou de catastrophes environnementales. La Région a ainsi pu aider Haïti à hauteur de 50 000 euros suite à l’ouragan Matthew qui a frappé l’île en octobre 2016.