7 novembre 2019

Une journée consacrée à la lutte contre les dépôts sauvages en Île-de-France

Crédit photo : Hugues-Marie Duclos

Bilan d’étape et confrontation d’expériences étaient au programme de la 1re édition de la Journée régionale de lutte contre les dépôts sauvages, ce 7 novembre. Y ont participé les représentants de près de 200 collectivités franciliennes.

130 millions d'euros

C'est le coût des dépôts sauvages chaque année  aux Franciliens.

La question des dépôts sauvages touche toute l’Île-de-France. Sur des terrains privés ou sur l’espace public, ils peuvent prendre la forme de dépôts diffus régulièrement observés dans les villes, jusqu’aux mers de déchets de plusieurs hectares dans des champs. Sans oublier le fléau des dépôts en forêt. Leur augmentation annonce une catastrophe programmée si l’on ne réagit pas. 

Un plan d'actions pour réduire durablement les dépôts sauvages

Face à ce problème et à ses conséquences pour les territoires, un plan régional d’actions baptisé « Île-de-France propre » a été lancé en 2016. Il vise à mobiliser et accompagner les collectivités territoriales et l’ensemble des acteurs franciliens concernés afin de réduire durablement ces dépôts.

Ce plan s'appuie pour cela sur 4 axes :

  • Mise en place d’un fonds propreté,
  • Renforcer le maillage des points de collecte des déchets,
  • Mobiliser et responsabiliser les professionnels,
  • Renforcer les sanctions contre les mauvaises pratiques.

Dans le cadre de son Fonds propreté, la Région a soutenu, depuis 2016, 120 projets pour 7,6 millions d’euros afin de lutter contre les dépôts sauvages. Des projets ayant pour but d'enlever des déchets, de rechercher des solutions ou de bloquer l’accès à des sites.

Partager des expériences menées sur l'ensemble du territoire francilien

Le 7 novembre 2019, la Région a organisé la 1re Journée régionale de lutte contre les dépôts sauvages. Ouvert aux maires, présidents d’intercommunalité ou d’agglomération et aux acteurs associatifs et institutionnels, ce rendez-vous a été l’occasion de réaliser un bilan d’étape et surtout de mettre en avant plusieurs expériences menées en Île-de-France en lien avec la dynamique régionale liée au plan « Île-de-France propre ».

Un projet de loi anti-gaspillage et économie circulaire

Ce rendez-vous a également été marqué par un débat sur le projet de loi anti-gaspillage et économie circulaire, qui sera présenté à l’Assemblée nationale fin 2019/début 2020, mené par la sénatrice rapporteur de ce projet de loi au Sénat et cinq députés franciliens.

Ce plan permet principalement l’acquisition de véhicules de collecte, la mise en œuvre de moyens de protection de zones sensibles, le développement de caméras de vidéosurveillance et de pièges photographiques ou encore l’installation de panneaux de sensibilisation et d’information. Il a aussi été utilisé pour créer AC Déchets, une application Web de signalement des dépôts sauvages expérimentée à Saint-Germain-en-Laye (78) en lien avec l’Office national des forêts (ONF).

En 2018, 2 nouvelles modalités ont été mises en place pour répondre aux situations particulières des dépôts d’ampleur exceptionnelle et sur les terres agricoles.

Sensibiliser pour prévenir les dépôts sauvages

De plus, outre l’accompagnement de projets, la Région met à la disposition des acteurs de la lutte contre les dépôts sauvages des vidéos, des Web conférences et une boîte à outils afin de mettre en place des actions de sensibilisation du public, mais aussi une cartographie des dépôts avec leur impact financier. Elle organise également des groupes de travail et des ateliers pour réfléchir et échanger sur la manière de traiter ces problèmes.

100.000 euros pour résorber une « mer de déchets » dans les Yvelines

La Région se mobilise aux côtés des collectivités pour trouver une solution pérenne à la décharge à ciel ouvert de 40 ha dans la plaine de Chanteloup/Carrières-sous-Poissy (78). Une subvention sera soumise au vote cet automne, afin de réaliser les études préalables et lancer un appel à manifestation d’intérêts pour le réaménagement de ces terrains. Avec un objectif concret : qu’une première opération de nettoyage soit effectuée début 2020.