17 juin 2016

Un nouveau plan de prévention santé pour l'Île-de-France

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Crédit photo : Getty Images

Prévention santé pour les jeunes, création d’un portail iPass contraception, Île-de-France sans sida, fonds d’urgence pour les écoles et instituts de formation sanitaire... Les élus régionaux ont adopté, ce 17 juin en séance plénière, le plan de prévention santé pour les Franciliens proposé par la présidente de la Région, Valérie Pécresse.

Les jeunes, priorité du nouveau plan de prévention santé francilien

C’est tout d’abord en direction des jeunes que se focalisent les priorités régionales en matière de santé. Partant d’une situation préoccupante, avec des chiffres inquiétants sur la consommation de tabac, l’obésité ou encore les cas de détresse psychologique, le plan de prévention santé de la Région cible les grandes problématiques de santé des jeunes :

  • hygiène de vie
  • nutrition et troubles alimentaires
  • vie sexuelle et affective
  • souffrance psychique et risques suicidaires
  • conduites addictives


Le rôle du Centre régional d'information et de prévention du sida et pour la santé des jeunes (Crips) va évoluer

D’ici la fin de l’année 2016, un plan régional de prévention à destination des jeunes sera élaboré, ciblant en priorité les adolescentes, mais aussi leurs parents, après un vaste travail, dès cet été, avec les différents acteurs de la prévention sanitaire franciliens. Un travail qui permettra de mettre en place un comité d’orientation avec toutes les parties prenantes de la santé des jeunes : l’Agence régionale de santé (ARS), mais aussi les rectorats, associations et experts. Dans ce cadre, les missions du Crips vont évoluer : le centre régional d’information et de prévention sida, qui sensibilise chaque année plus de 20 000 jeunes sur la vie affective et sexuelle et les conduites à risques, sera chargé de toute la prévention santé des jeunes, au-delà du VIH/Sida.

 

Un iPass contraception, outil d’information

Le plan de prévention santé cible également les problématiques liées à la contraception. Après l’échec du Pass contraception créé en 2011 mais quasiment abandonné depuis deux ans, la Région a souhaité mettre en place un nouveau dispositif pour accompagner les jeunes. En effet, les chiffres franciliens sont inquiétants en matière de grossesses précoces et de recours à l’IVG : 56 % des jeunes Franciliennes ont par exemple recours à la contraception d’urgence, contre 38 % au niveau national. La création de l’iPass contraception, dès septembre 2016, viendra en appui des mesures prises au niveau national : en effet, à partir du 1er juillet, le parcours de contraception (consultation, examens et contraceptifs) devient gratuit et confidentiel pour les mineures. L’iPass contraception, un site Internet et une application mobile, recensera toutes les informations pratiques, toutes les adresses et une cartographie précise de toutes les ressources à la disposition des jeunes (lieux des distributeurs de préservatifs, gynécologues, plannings familiaux…).

 

Pour une région Île-de-France sans sida

À l’instar de la Ville de Paris, la Région se lance le défi d’une Île-de-France sans sida, et fait siens les objectifs de l’ONUSIDA à atteindre d’ici 2020 : 90% de la population vivant avec le VIH connaissant son statut ; 90% des personnes vivant avec le VIH et connaissant leur statut recevant un traitement ; et 90% des personnes sous traitement ayant une charge virale supprimée, avec, à terme, l’éradication de l’épidémie. Deux ambassadeurs vont être nommés, Jean Spiri, actuel président du Crips, et son prédécesseur, Jean-Luc Romero-Michel (lire leur interview croisée sur notre site), pour mettre au point un plan régional d’actions qui facilitera l’accès au dépistage, à la prévention et aux soins.

 

Un fonds d’urgence pour les centres de formation sanitaire

La Région va également faire voter un fonds d’urgence pour rénover les écoles et instituts de formation sanitaire. Elle entame dès maintenant un audit sur le bâti de ces centres de formation, afin de lancer dès que possible un programme de rénovation. Un fonds d’urgence de 300 000 euros est mis en place pour répondre aux besoins les plus immédiats dans des établissements d’ores et déjà identifiés, comme à Rueil-Malmaison (92), Versailles (78) ou encore Fontainebleau (77).