La rédaction

Grève dans les transports : des solutions alternatives pour alléger la galère des Franciliens

Covoiturage gratuit, lignes de bus, tram et Noctilien renforcées, carte des lieux de coworking, calcul d'itinéraires à vélo : découvrez les solutions alternatives que la Région propose pour faciliter ou limiter les déplacements des Franciliens lors des grèves annoncées à partir du 3 avril à la SNCF.

Les syndicats de la SNCF ont appelé à une grève « deux jours sur cinq » du 3 avril au 28 juin (voir tableau ci-dessous). Pour tenter de limiter au maximum les difficultés que rencontreront des millions de Franciliens qui se rendent au travail ou se déplacent chaque jour, la Région, via Île-de-France Mobilités, propose des solutions alternatives telles que le covoiturage ou encore le coworking. Valérie Pécresse, présidente de la Région, a par ailleurs appelé la SNCF à mettre en place un service minimum.

 

Le covoiturage gratuit pendant les jours de grève

À la demande de Valérie Pécresse, également présidente d'Île-de-France Mobilités, l'autorité organisatrice des transports en Île-de-France offrira le covoiturage pendant tous les jours de grève avec préavis. Que vous soyez conducteur ou passager, il suffit de vous inscrire sur l'application ou le site ViaNavigo. Les conducteurs enregistrés sur l'une des huit plateformes partenaires de l'opération seront dédommagés à hauteur de 10 centimes par kilomètres. « Je lance un appel à la solidarité et au civisme des automobilistes d’Île-de-France pour qu’ils ne voyagent pas seul dans leur voiture et qu’ils s’inscrivent sur l’une des plateformes de covoiturage de nos partenaires. Il faut qu’ils ouvrent leurs portières aux Franciliens qui seront dans la galère pendant la grève. Pour les y inciter, Île-de-France Mobilités couvrira les frais de déplacement des conducteurs et rend gratuit le trajet pour les passagers », explique Valérie Pécresse. Au-delà, il s'agit également de faire découvrir les avantages du covoiturage et permettre ainsi de faire baisser la pollution en Île-de-France.

Lors du mouvement de grève du 22 mars, ce sont 2 à 4 fois plus de trajets qui ont été réalisés en covoiturage en Île-de-France par rapport à la semaine précédente, selon Île-de-France Mobilités, qui s’est appuyé sur 8 applications partenaires : Karos,  KlaxitIDVROOM,  BlaBlaLinesOuihopRoulez MalinCovoit'iciClem'. Karos, par exemple, affiche 1.000 covoiturages dans la journée, soit une hausse de 90% du nombre de trajets par rapport aux autres jours. L'application Klaxit de son côté a vu ses inscriptions multipliées par 4.

 

Des lignes de bus, tram et Noctilien renforcées

Près de 50 lignes de bus, trams (ligne T2 et T5) et de Noctilien seront renforcées pendant les jours de grève annoncés. L’objectif est de permettre à un maximum de Franciliens concernés par les perturbations de pouvoir emprunter les lignes de métro et de tramway en circulation. Attention, ces services supplémentaires seront en nombre limités et sont des solutions de secours pendant les grèves SNCF.
 

Le coworking pour travailler près de chez vous

Le télétravail se développe dans de nombreuses entreprises. Par ailleurs, il existe de plus en plus d'espaces de coworking ou autres tiers-lieux pour travailler à distance avec tout le confort nécessaire. Afin de les rendre visibles, la Région Île-de-France, qui soutient financièrement la création de ces espaces, a mis en ligne une carte regroupant les 440 lieux disponibles en Île-de-France afin que chacun puisse trouver l'espace le plus proche de chez lui. Il existe en outre près de 70 espaces de micro-working dans les gares franciliennes.

 

Où trouver un espace de télétravail en Île-de-France ?

Cliquez ici pour voir la carte en plein écran

Le vélo

Pour se déplacer sur des courtes et moyennes distances, autre alternative : le vélo. Pour trouver votre itinéraire, des outils existent comme ViaNavigo ou Géovélo.

La Région encourage la pratique du vélo et s'est fixé pour objectif de tripler son usage pour en faire un mode de transport au quotidien et non plus seulement une activité de loisirs. Pour cela, elle a adopté le Plan vélo en mai 2017. Depuis 2016, ce sont ainsi 43 M€ qui ont été investis pour réaliser des places de stationnement, pour renforcer le réseau cyclable autour des gares et résorber des coupures urbaines.

Photo : © William Dupuy/Picturetank