La rédaction

Les mesures pour renforcer la sécurité dans les transports

Déploiement de gendarmes réservistes dans les gares, brigades de cyno-détection, recrutement d'agents de sécurité, vidéoprotection dans les gares routières, les trains et les bus, lutte contre le harcèlement... La sécurité dans les transports, préoccupation majeure des voyageurs, est une priorité de la Région depuis 2016 et cela se voit.

Depuis 2016, la Région et Île-de-France Mobilités (IDFM), l'autorité organisatrice des transports, ont mis en place plusieurs mesures concrètes pour améliorer la sécurité dans les transports. Revue de détail.
 

La sécurité dans les transports en chiffres
130 M€ versés chaque année par Île-de-France Mobilités aux opérateurs pour assurer une présence humaine de sûreté et médiation dans les transports (Suge, GPSR, médiateurs SNCF, Optile et bus de nuit RATP).
3.500 agents déployés sur les réseaux, dont 1.300 agents de la sous-direction régionale de la police des Ttansports (SDRPT).
66.000 caméras de vidéosurveillance opérationnelles dans les transports en Île-de-France (métros, trains, trams, stations, gares…).
100% des stations de métro, gares ferroviaires et tramways sont vidéoprotégés et 100% des bus de grande couronne le seront d’ici fin 2018.
100% des trains et RER seront également équipés de caméras de vidéoprotection d'ici 2021

Une présence humaine renforcée

La Région et Île-de-France Mobilités vont financer le recrutement de plus de 700 agents de sécurité et de médiation dont 200 agents pour les lignes de bus de grande couronne pour un montant de 10M€. Une centaine ont déjà été déployés en Essonne et dans le Val-de-Marne.

Île-de-France Mobilités finance également environ 520 agents de médiation pour 70 réseaux, dont 520 supplémentaires depuis 2016. Ces médiateurs assurent une présence rassurante, leur travail est apprécié tant par les opérateurs que par les voyageurs.

La gratuité des transports a été étendue à tous les fonctionnaires de police du territoire. Depuis l'été 2018, les 12.000 policiers des Yvelines, de Seine-et-Marne, de l'Essonne et du Val-d’Oise qui n’étaient pas encore concernés par la gratuité des transports bénéficient de la « carte de circulation Police », équivalente au passe Navigo annuel, au même titre que les 30.000 policiers de Paris et de la petite couronne. L'objectif est double : faciliter la circulation en Île-de-France des membres des forces de l'ordre et accélérer les interventions dans les transports.

 

Des gendarmes réservistes dans les gares de grande couronne

Des patrouilles composées de 3 gendarmes réservistes et d'un gendarme d'active vont être déployées dans et aux abords des gares et gares routières de la grande couronne, qui ne bénéficient pas de la présence des effectifs de la sûreté de la SNCF ou de la RATP. Les premières patrouilles seront menées dans le Val-d'Oise et la Seine-et-Marne à partir d'avril 2019. L'objectif est d'atteindre 1.000 patrouilles d'ici une année.
 

Déploiement d'équipages de cyno-détection

40 brigades de cyno-détection ont été déployées en 2017 (20 SNCF) et 2018 (20 RATP).  Ces équipes permettent de réduire les délais d’intervention suite aux alertes aux colis abandonnés, la « levée de doute » peut se faire ainsi en une quinzaine de minutes au lieu d’une heure. Sur le réseau SNCF, on compte une hausse de 122% de sacs oubliés, soit plus de 150 interventions par an depuis 2014. Elles participent également à l’augmentation globale des services de sécurité et libèrent une partie d’entre eux de la vérification des bagages oubliés dans les rames pour se consacrer à leurs autres missions.

 

Expérimentation de l'arrêt à la demande dans les bus à partir de 22h

La descente entre 2 arrêts, au plus près de sa destination, est testée sur 11 lignes de bus du 77 et du 93 depuis le mis de mars 2018. Objectif : améliorer la sécurité des femmes en particulier et des voyageurs en général, lors des trajets à partir de 22h. Une réponse au sentiment d'insécurité dans les transports, notamment chez les femmes. La phase se déroule sur 7 lignes du réseau Mélibus, qui dessert la Seine-et-Marne et 4 lignes du réseau TRA en Seine-Saint-Denis.

 

31 17, numéro d'alerte unique

Le numéro d'urgence gratuit 31 17, destiné à signaler des situations à risque sur le réseau SNCF depuis 2015, a été étendu au réseau RATP. Les voyageurs disposent également du canal SMS 31 177 pour contacter ce numéro d'alerte ainsi que d'une appli disponible gratuitement sur iPhone et Android.

En parallèle, le centre de coordination opérationnel de sûreté (CCOS) placé sous l'autorité du préfet de police regroupe sur un même site les correspondants de l'ensemble des opérateurs de transport et devrait voir le jour en 2019. La Région participera à son financement.

Dans le cadre de leur engagement dans la lutte contre le harcèlement sexuel dans les transports, la Région Île-de-France, Île-de-France Mobilités, la RATP et SNCF Transilien ont relancé une vaste campagne de communication à partir du 21 janvier 2019.

Photo : © Jean-François Mauboussin/RATP

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