Artisanat : « L’aide régionale TP’up me permet d’exporter à l’international »

Ses plaids et ses coussins imitent la fourrure des plus beaux animaux de notre planète. Évelyne Prélonge, artisane travaillant la fourrure synthétique à Paris, a pu développer son activité à l’international avec l'aide de la Région. Interview.

Pourquoi avoir choisi de travailler la fausse fourrure ?
Évelyne Prélonge : Après 20 années de recherche autour de l’innovation textile dans la haute couture, la fourrure synthétique m’est apparue comme une évidence. J’étais attirée par cette matière qui présente un réel intérêt pour une styliste, séduite également à l’idée de préserver les animaux. J'ai donc créé ma société en 2008 et mes premières collections de plaids, coussins, couvre-lits et d’accessoires (sacs, écharpes). L’idée était d’insuffler un esprit haute couture aux intérieurs, d’inviter cette matière propre à la mode dans la maison.

La qualité « made in France » est le principal atout de notre marque.

Les Journées européennes des métiers d’art, avec pour thématique « Métiers d’art, signatures des territoires », entendent valoriser le génie français actuel incarné par les métiers d’art. La fausse fourrure entre-t-elle dans cette tendance ?
É. P. : Oui, c’est le cas, notamment la fausse fourrure pour la décoration d’intérieur haut de gamme. C’est une matière très exigeante, nécessitant une haute technicité. Il faut trouver le juste équilibre entre le tissage acrylique et polyester, le grammage et la teinture. Nous utilisons les savoir-faire des stylistes et modélistes. Les objets de notre marque doivent être très jolis, agréables au toucher, les finitions, très bien travaillées, l’imitation de la fourrure doit être parfaite, et la précision dans la coupe, exemplaire. Au final, la qualité « made in France » est le principal atout de notre marque.

Île-de-France, creuset des métiers d’art
Creuset historique des métiers d’art avec une activité intense aux XVIIIe et XIXe siècles, la région Île-de-France concentre le plus grand nombre d’entreprises métiers d’art en France (20%). Elle représente 5 000 entreprises artisanales, un ensemble de formations diversifiées, des entreprises du luxe d’exception et les salons professionnels les plus représentatifs du secteur.
Découvrez-les à l'occasion des Journées européennes des métiers d'art, du 1er au 7 avril 2019.

Pour quelles raisons avez-vous fait appel au soutien de la Région avec TP’up ?
É. P. : Je souhaitais développer ma TPE, agrandir mes ateliers basés à Paris et en régions pour exporter à l’étranger et répondre aux exigences des grands acheteurs. Mais le développement international supposait une logistique bien rodée, une gestion des stocks en temps réel ainsi que de nombreux critères à obtenir comme les codes-barres, les références packaging... L’aide régionale TP’up me permet maintenant d’exporter vers la Suisse, l’Allemagne et le Royaume-Uni, ainsi que de mettre en place une nouvelle logistique avec les bons outils pour pouvoir m’agrandir encore à l'avenir !

Plus d'infos sur les créations d'Évelyne Prélonge.

Photo : Évelyne Prélonge © DR

Un soutien fort à la filière des métiers d’art
Dans sa stratégie régionale en faveur de l’artisanat et du commerce 2018-2021, la Région affiche clairement son soutien aux métiers d’art, révélateurs de l’attractivité et du rayonnement international de l’Île-de-France. La branche bénéficiera tout au long du programme d’un accompagnement à l’emploi et à la formation professionnelle, d’un soutien aux événements et à l’innovation, et d’une intégration dans les parcours touristiques de la Région.