Développement économique et innovation

Infographie développement économique et innovation de l'Ile-de-France

Un leader mondial incontesté

Premier bassin d’emploi en Europe, l’Île-de-France pèse à elle seule 4% du produit intérieur brut européen, devant le Grand Londres et la Lombardie. Sur la période 2006-2010, la région est sur le podium mondial au regard des investissements internationaux, derrière Shanghai et Londres. Son hub aérien a vu se croiser en 2014 plus de 92 millions de passagers. C’est le plus important en Europe. Et avec ses 70 ports et ses 500 km de voies fluviales, l’Île-de-France est la deuxième plate-forme fluviale du continent.
Première destination touristique mondiale, elle est la métropole européenne accueillant le plus d’exposants, attirés par des foires et salons professionnels : en 2013, près de 1.000 congrès se sont tenus en Île-de-France, générant 1,2 milliard d’euros de retombées économiques.

Une tradition industrielle menacée

C’est l’une des caractéristiques de l’Île-de-France par rapport aux autres métropoles mondiales comparables : la région-capitale dispose d’une force industrielle, avec de nombreux sièges sociaux et un tissu dense de PME-PMI. Mais cette tradition traverse une crise profonde : en 20 ans, l’emploi salarié dans l’industrie a été divisé par deux dans la région. Les industries liées au textile ont été lourdement frappées par cette érosion de l’emploi. Quant aux industries franciliennes de construction automobile, elles fabriquaient en 2000 environ 1 million de voitures, contre 500.000 en 2008.

Aujourd’hui, l’Île-de-France lutte pour la réindustrialisation, par le biais, notamment, des comités stratégiques de filières ou le soutien aux pôles de compétitivité.

Sept pôles de compétitivité

Occupant le 5e rang mondial pour les dépenses consacrées à la recherche et au développement et rassemblant plus de 153.000 personnes travaillant pour la recherche publique et privée, l’Île-de-France compte 7 pôles de compétitivité, dans les industries culturelles et le multimédia, les biotechnologies et la santé, les logiciels et les systèmes complexes, l’automobile et les transports collectifs, la ville, l’habitat et la mobilité des personnes, l’aéronautique et l’espace, et enfin l’innovation financière. Ces pôles fédèrent des partenaires dans une logique de projet.

Par ailleurs, cinq des huit centres nationaux thématiques de recherche et de soins sont dans la région, montrant le savoir-faire et la qualité des travaux conduits en Île-de-France sur les maladies oculaires, les maladies génétiques, la santé mentale, la grossesse et la prématurité, ainsi que la transplantation.
Autre illustration de cette capacité régionale en matière d’innovation : en 2011, 4.615 demandes de brevets ont été publiées en Île-de-France, sur les 14.547 enregistrées par l’Institut national de la propriété industriel dans tout le pays. Un bémol toutefois : ce résultat repose avant tout sur la mobilisation de grandes structures publiques ou privées, comme PSA Peugeot Citroën, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, l’Oréal, ou encore le CNRS.

Une métropole toujours plus créative

Puisant sa force dans son histoire et dans son rayonnement culturel, l’Île-de-France compte plus de 365.000 personnes employées dans les industries de la création qui regroupe aussi bien la mode que le numérique, l’architecture que le cinéma, le design que le jeu vidéo, l’artisanat d’art que la publicité. Comme d’autres clusters mondiaux – Londres, New York, Tokyo, Los Angeles –, l’Île-de-France mise sur ces secteurs stratégiques fondés sur le savoir et la connaissance, faisant appel à une main-d’œuvre hautement qualifiée.