STAGE [Stage de recherche M2] Impact de l’agriculture sur la qualité de l’air en France : vers une meilleure description de la dynamique des émissions de fertilisants

Date de mise à jour de l’offre

Université Paris-Est Créteil / Laboratoire LISA :

Etablissement d'enseignement supérieur et de recherche

Description de la mission

Depuis plusieurs décennies, les activités agricoles sont mises en cause pour leurs contributions à la pollution des eaux (engrais, pesticides) et au changement climatique (émissions de protoxyde d’azote). En revanche, la prise en compte de leur impact sur la pollution atmosphérique est, elle, plus récente et fait suite, en France notamment, à plusieurs épisodes printaniers de pollution particulaire dans lesquels les épandages d’engrais ont été incriminés (e.g. Mars 2014). En effet, l’ammoniac dont la principale source est l’agriculture (fertilisation, bétail) est un précurseur de l’aérosol inorganique secondaire et contribue ainsi à la formation de particules secondaires de petites tailles (PM2.5) impliquées dans les épisodes printaniers. A ce jour, les émissions d’ammoniac restent incertaines et parmi les moins réglementées des émissions anthropiques. Leur suivi et la représentation de leur variabilité spatiale et temporelle dans les modèles de prévision de la qualité de l’air sont difficiles, notamment pour la contribution de la fertilisation des sols, car elle est ponctuelle et très dépendante de l’ensemble des conditions agropédoclimatiques qui définissent les périodes les plus favorables à l’épandage d’engrais. Peu d’observations de surface sont en général disponibles pour contraindre notre connaissance de ces émissions.
Depuis quelques années, deux instruments satellitaires, l’instrument français IASI et l’instrument américain CrIS, permettent de mesurer les colonnes atmosphériques d’ammoniac ouvrant ainsi le potentiel à une surveillance des émissions d’ammoniac à haute résolution spatiale et temporelle.
L’objectif du stage proposé est de comparer les inventaires NH3SAT et CADASTRE-NH3 pour 2016-2017 et d’utiliser les mesures de surface pour les valider. Des améliorations pourront être apportées et testées pour les deux méthodes et le gain à coupler les deux approches sera évalué. Le stage impliquera le LISA (G. Dufour), le LSCE (A. Fortems-Cheiney) pour la partie NH3SAT et l’UMR INRAE AgroParisTEch Université Paris Saclay Ecosys (J.-M. Gilliot, S. Génermont). Le stage bénéficiera également des collaborations développées avec l’INERIS et l’IMT Lille Douai dans le cadre du projet Amp’Air.

Profil recherché

Etudiant(e) M2 physico-chimie de l'atmosphère

Niveau de qualification requis

Bac + 4/5 et +
  • Employeur
    Université Paris-Est Créteil / Laboratoire LISA
  • Secteur d’activité de la structure
    Enseignement - Formation - Recherche
  • Effectif de la structure
    Plus de 250 salariés
  • Site internet de la structure
    http://www.lisa.u-pec.fr
  • Type de stage ou contrat
    Stage pour lycéens et étudiants en formation initiale
  • Date prévisionnelle de démarrage
  • Durée du stage ou contrat
    Plus de 4 mois et jusqu'à 6 mois
  • Le stage est-il rémunéré ?
    Oui
  • Niveau de qualification requis

    Bac + 4/5 et +
  • Lieu du stage
    Laboratoire LISA
    Avenue du Général de Gaulle
    94000 CRETEIL
  • Accès et transports
    Métro ligne 8 (Créteil-Université)