« Un projet qui va au-delà de l’architecture »

Membre du cabinet d’architecture Auer Weber Assoziierte, sélectionné à l’issue d’un concours international lancé par la Région Île-de-France, Markus Hennig définit la philosophie du projet et l’expression de sa mise en oeuvre.

Quel esprit souhaitiez-vous donner à l’aménagement de l’île de loisirs ?

Ce projet dépasse totalement la dimension architecturale, puisque nous avons créé un concept d’intégration totale du bâti dans ce site paysager remarquable. Nous qualifions ainsi notre démarche de « Landarch », contrac­tion du mot « land » (« terre » en anglais), et de « arch », abréviation d’« architecture ». L’objec­tif est clair : répondre à la demande de loi­sirs du grand public, tout en satisfaisant les exigences d’excellence des sportifs de haut niveau, notamment en termes d’équipe­ments. Les fédérations de canoë-kayak et d’aviron s’y établiront donc pour entraîner leurs athlètes et organiser leurs compétitions internationales.


Quel est le périmètre de votre mission ?

Nous sommes chargés de la conception des bâtiments neufs, de la rénovation des structures existantes, de la réalisation de 1 000 mètres de rivières artificielles ainsi que de la conception de ponts routiers ou paysa­gers.
Notre réflexion s’est articulée autour de trois éléments majeurs de l’île : le lac, le stade d’eau vive et le plateau vif, zone qui accueillera les nouveaux bâtiments, dont les toits paysagers représenteront pour le grand public autant de lieux de promenades.

Comment répondre aux besoins d’un public très hétérogène ?

Le grand public sera accueilli sur une nouvelle base au sud de l’île, permettant de rejoindre le lac et le stade d’eau vive. Les athlètes, quant à eux, bénéficieront du plan d’eau du lac pour leurs compétitions d’aviron, ainsi que du stade d’eau vive pour celles de canoë-kayak.

Quels sont pour vous les éléments inédits de ce projet ?

Ce projet est unique, à la fois par la grande diversité de proportions des bâtiments construits, mais également par l’hétérogé­néité de la nature dans laquelle s’inscrivent les constructions.