Production ciné-TV soutenue : « 120 Battements par minute » sur France 3

lundi 30 novembre 2020

Le film-témoignage des actions menées par Act Up-Paris au début des années 1990, alors que le sida tuait dans l'indifférence est diffusé en clair à la veille de la Journée mondiale de lutte contre le sida. Une œuvre soutenue par la Région.

100 productions ciné-TV aidées chaque année

La Région soutient 100 productions par an, dans tous les genres : 

  • Fiction,
  • Documentaire,
  • Animation.

Pour le cinéma, au stade de la production ou de la post-production

Pour l'audiovisuel, sur des productions unitaires et des séries, destinées à la télévision ou aux plateformes de streaming.

Dans tous les cas, cette aide est remboursable dès que la production bénéficiaire est rentabilisée.

120 Battements par minute

Récit des actions d'éclat menées au début des années 1990 par Act Up-Paris pour lutter contre l'indifférence générale face à l'épidémie de sida, 120 Battements par minute, de Robin Campillo, est diffusé pour la première fois en clair sur France 3 ce 30 novembre.

C'est-à-dire à la veille de la Journée mondiale de lutte contre le sida.

Ce film bénéficiaire du Fonds de soutien Cinéma de la Région a obtenu un succès public et critique à sa sortie, en 2017, puis la consécration, début 2018, en se voyant décerner 6 Césars.

Le rythme de la house music, musique à la fois festive et inquiète

Les « 120 battements par minute » du titre, ou plutôt 124, ce sont en fait ceux de la house music, une musique que le réalisateur affectionnait dans les années 1990 « Une musique à la fois festive et inquiète, explique-t-il, comme la situation vécue par la communauté gay à l’époque. »

Les mêmes « 120 battements » reflètent aussi toute l'urgence au cœur du film : urgence des militants d'Act Up et de toutes les personnes infectées par le VIH, en attente d'un traitement efficace, urgence d'un cinéaste qui entend raconter une histoire qui risque d'être bientôt oubliée, urgence de se souvenir de ceux, le plus souvent très jeunes, qui sont morts et qui ont été aimés intensément quand l'épidémie faisait des ravages. 

Le film, qui réunit acteurs professionnels (dont Adèle Haenel) et amateurs. oscille entre le portrait de groupe et l'évocation d'une relation intense et passionnelle entre 2 personnages, l'un séropositif, Sean (Nahuel Perez Biscayart), l'autre non, Nathan (Arnaud Valois). Il réserve aussi des mouvements de balancier entre le politique et le personnel, et entre le présent et le passé. À un rythme endiablé.

La Région mobilisée pour une  « Île-de-France sans sida » en 2030

S'étant fixé en 2017 l'objectif d'une « Île-de-France sans sida » en 2030, la Région mise sur l'information et la prévention.

Le tout, à travers plusieurs actions :

  • Elle compte, tout d'abord, sur Île-de-France Prévention Santé Sida, son organisme de prévention auprès de jeunes. L'ex-Crips multiplie les actions de prévention de toutes les conduites à risque, sexuelles y compris, auprès des jeunes. Il leur distribue aussi des autotests, ainsi qu'aux associations.
     
  • Au-delà de l'association Solidarité Sida, organisatrice du festival Solidays dont elle est le principal financeur, la Région soutient des acteurs associatifs qui œuvrent notamment pour l'accompagnement des jeunes franciliens et des seniors séropositifs.

    À leurs côtés, elle lutte aussi activement contre les discriminations, à commencer par l'homophobie et la sérophobie, et pour l'égalité femmes-hommes.
     
  • La Région soutient, enfin, les équipes de recherche qui travaillent sur le VIH, à travers 2 Domaines d'intérêt majeur (groupements de laboratoires, d'universités et d'entreprises) : « One Health » et « Thérapie génique »

Plus d'infos dans notre dossier.

 

Informations pratiques

Adresse

Sur France 3

France

Aide régionale (Fonds de soutien) : 300.000 euros (aux Films de Pierre)

Durée : 2h23

Tarification

Gratuit