Publié le 1 juin 2020

Prix littéraire des lycéens 2019-2020 : et les lauréats sont...

Crédit photo : Région Île-de-France

Le Prix littéraire des lycéens, apprentis et stagiaires de la formation professionnelle franciliens est décerné à 9 lauréats pour 2019-2020. C'est-à-dire 8, autant que de départements en Île-de-France, plus 1 ex aequo. Découvrez le palmarès et les réactions des auteurs primés en vidéo.

Les lycéens-jurés récompensés

9.000 chèques-lire de 12 euros seront distribués par la Région aux élèves ayant participé au Prix littéraire. À utiliser dans une librairie près de chez eux.

Les noms des lauréats du Prix littéraire des lycéens, apprentis et stagiaires de la formation professionnelle 2019-2020 auraient dû être dévoilés lors du salon Livre Paris, le 20 mars 2020, devant tous les élèves et enseignants  participants. L'événement ayant été annulé pour cause de Covid-19, l'annonce des résultats s'est faite à distance.

Les écrivains lauréats 2019-2020 témoignent

Aussitôt informés du palmarès 2019-2020 (voir plus bas), les écrivains lauréats se sont adressés aux lycéens-jurés en vidéo :

Les lauréats du Prix littéraire des lycéens 2019-2020

40 livres en compétition pour le Prix littéraire des lycéens

Bien avant cette remise virtuelle de prix, 5 ouvrages étaient en compétition dans chacun des 8 départements d'Île-de-France pour le Prix littéraire des lycéens, apprentis et stagiaires de la formation professionnelle 2018-2019. Soit une sélection de 40 livres au total, que les jeunes ont reçus à la rentrée. Retrouvez la liste complète.

Au final, les lauréats 2019-2020 sont au nombre de 9, soit 8 (autant que de départements en Île-de-France) plus 1 ex aequo :

Lauréat de Paris (75) du Prix littéraire des lycéens

La Plus Précieuse des marchandises, de Jean-Claude Grumberg (Le Seuil)

Jean-Claude Grumberg est l'auteur d'une vingtaine de pièces de théâtre, dont Demain une fenêtre sur rue, Rixe, En r'venant d'Expo, Rêver peut-être. Avec Dreyfus (1974), L'Atelier (1979) et Zone libre (1990), il compose une trilogie sur le thème de l'Occupation et du génocide. Il est aussi scénariste de télévision et de cinéma. Grand prix de l'Académie française 1991, Grand prix de la SACD 1999, Grand prix SGDL de littérature 2019 pour l'ensemble de son œuvre et Molière du meilleur auteur dramatique 1991 et 1999.

La plus précieuse des marchandises

 

 

Lauréat de Seine-et-Marne (77) du Prix littéraire des lycéens 

Simone Veil : l’immortelle, de Pascal Bresson, scénariste et Hervé Duphot, dessinateur (Marabout)

Dessinateur et scénariste, Pascal Bresson a publié plus de 40 BD et livres pour la jeunesse et a été récompensé par plusieurs prix dont le Grand Prix Public BD Européenne des médias 2015 pour Plus fort que la haine (Glénat).

Hervé Duphot, dessinateur et scénariste, partage son temps entre l'enseignement des arts graphiques et la BD. Il est notamment l'auteur du Tour d'écrou (2009) et du Jardin de Rose (2020) aux éditions chez Delcourt.

Simone Weil, L'immortelle

 

 

Lauréat des Yvelines (78) du Prix littéraire des lycéens 

De mémoire, de Yamina Benahmed Daho (L'Arbalète Gallimard)

ElleYamina Benahmed Daho a reçu le Prix littéraire des lycéens, apprentis et stagiaires de la formation professionnelle du Val-de-Marne en 2016 et le Prix littéraire des lycéens des Pays de Loire, 2016 pour Poule D, paru aux éditions L'Arbalète Gallimard (2014). Elle a aussi signé un conte pour la jeunesse, Rien de plus précieux que le repos aux éditions Hélium (2011). Poule D.

De mémoire

 

 

Lauréat de l'Essonne (91) du Prix littéraire des lycéens 

Le Nom du père, de Michèle Gazier pour (Le Chemin de fer)

En plus d'être l'auteure d'une trentaine de romans (Histoire d'une femme sans histoire, Le goût de la lecture, Nathalie Sarraute l'après-midi, La fille, Silencieuse...), Michèle Gazier est critique littéraire et traductrice. Elle a fait découvrir de nombreux auteurs espagnols comme Manuel Vázquez Montalbán. En 2010, elle a fondé, avec Marie-Claude Char, les éditions des Busclats.

Le Nom du père

 

 

Lauréat des Hauts-de-Seine (92) du Prix littéraire des lycéens 

À la ligne : feuillets d'usine, de Joseph Ponthus (La Table Ronde)

Après avoir étudié le travail social à Nancy, Joseph Ponthus a exercé plus de 10 ans comme éducateur spécialisé en Île-de-France, où il a notamment dirigé et publié le livre collectif  Nous... La Cité en 2012. À la ligne, son premier roman, a déjà reçu 6 prix dont le Grand Prix RTL/Lire, le Prix du premier roman des lecteurs de la Ville de Paris et le Prix Régine-DeforgesContent

À la ligne : feuillets d'usine

 

 

Lauréat de Seine-Saint-Denis (93) du Prix littéraire des lycéens 

Des mirages plein les poches, de Gilles Marchand (Aux Forges de Vulcain)

Après un premier roman coécrit avec Éric Bonnargent en 2015, Le Roman de Bolaño, aux éditions du Sonneur, Gilles Marchand a publié en solo 2 romans chez Aux forges de Vulcain : Une bouche sans personne (2016) et Un funambule sur le sable (2017). Des mirages plein les poches a déjà reçu le Prix du premier recueil de nouvelles SGDL 2018. Gilles Marchand est par ailleurs, batteur dans un groupe de rock.

Des mirages plein les poches

 

Lauréat du Val-de-Marne (94) du Prix littéraire des lycéens 

Là où les chiens aboient par la queue, d'Estelle-Sarah Bulle (Liana Levi)

Premier roman, Là où les chiens aboient par la queue a été salué par la critique et récompensé par de nombreux prix (Prix Stanislas, meilleur premier roman de la rentrée littéraire 2018, Prix Eugène Dabit du roman populiste 2018, Prix Millepages 2018, Prix Libraires en Seine 2019, Prix des lecteurs de l'Hôpital Tenon 2019...). Estelle-Sarah Bulle est actuellement en résidence, dans le cadre du programme régional des résidences d'écrivains, au lycée Fernand-et Nadia-Léger à Argenteuil (95).

Là où les chiens aboient par la queue

 

Lauréat du Val-d'Oise (95) du Prix littéraire des lycéens 

Trois fois la fin du monde, de Sophie Divry (Noir sur Blanc « Notabilia »)

Après La Côte 400, son premier roman, traduit en 5 langues, Sophie Divry signe plusieurs ouvrages chez Notabilia ; Journal d'un recommencement, La Condition pavillonnaire (mention spéciale du Prix Wepler) et Quand le diable sortit de la salle de bain. Elle a en outre publié un premier essai, Rouvrir le roman, en 2017. Trois fois la fin du monde a également reçu le prix de la page 111 en 2018.

Trois fois la fin du monde

 

Malaterre, de Pierre-Henry Gomont (Dargaud) – ex aequo

Pierre-Henry Gomont a débuté dans la BD en 2010 dans un album collectif avant d'enchaîner en 2011 avec Kirkenes (Les Enfants rouges). Après 3 albums en co-écriture, il signe, en 2015, ses premières BD en solo chez Sarbacane : Les Nuits de Saturne, puis Pereira prétend (Grand Prix RTL de la BD, Prix de la BD historique des Rendez-vous de l'Histoire de Blois). En 2018, Malaterre a reçu le Grand Prix RTL de la BD.

Malaterre