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Zone à basse émission : la Région Île-de-France demande à l'État l'instauration d'une prime à la casse incitative

La Région Île-de-France est en pointe dans la lutte contre la pollution de l'air qui est un enjeu majeur de santé publique et de qualité de vie pour tous les Franciliens.

Le plan régional pour la qualité de l'air, intitulé Changeons d'air en Île-de-France, a été adopté en séance plénière du Conseil régional en juin 2016. La création du fonds air-bois pour aider les Franciliens à remplacer leurs anciens équipements de chauffage individuel par des équipements modernes moins émetteurs de polluants atmosphériques, doté de 3 M€, et les investissements massifs de 24 milliards d'euros pour des transports plus écologiques, sont la traduction concrète de la volonté politique forte de la Région et d'Île-de-France Mobilités d'avancer sur ce sujet.

La qualité de l'air en Île-de-France s'est améliorée en 2017 mais demeure insatisfaisante. La Région intensifie son action et accélère le déploiement de ses dispositifs : extension de l'aide à l'acquisition de véhicules propres aux taxis, aux deux et trois roues ainsi qu'aux quadricycles électriques, extension du fonds air-bois à l'ensemble de la grande couronne, appel à projets le plus important d'Europe de 1000 bus électriques, plan régional fret, développement du covoiturage, etc.

Il est avancé l'idée d'une extension jusqu'à l'A86 de la zone à basse émission (ZBE) - mise en œuvre aujourd'hui uniquement à Paris - pour apporter une diminution significative et rapide des émissions en restreignant le nombre des véhicules les plus polluants. Les études sur l'extension de la ZBE sont encore en cours et doivent impérativement associer l'IAU Île-de-France compte-tenu de l'impact régional de cette mesure.

Jean-Philippe Dugoin-Clément, Vice-président chargé de l'Écologie et du Développement durable, a affirmé lors du Conseil d'administration d'Airparif que la Région était favorable à avancer avec les autres collectivités sur cette idée à condition toutefois qu'elle ne créé pas de fracture sociale au sein de l'Île-de-France et qu'elle soit, par conséquent, accompagnée de mesures de compensation fortes.

La Région demande donc à l'État, dont c'est la responsabilité, la mise en place d'une prime à la casse, pour ne pas pénaliser les Franciliens qui sont obligés de prendre leur voiture, faute d'un accès suffisant aux transports en commun.

Une telle mesure d'accompagnement est d'autant plus incontournable que le Gouvernement a acté le retard du Grand Paris Express alors même que ces lignes de banlieue à banlieue auraient favorisé le report modal vers les transports en commun de nombreux Franciliens.

 

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