Service Presse

Publication des résultats de l’enquête « Victimation et sentiment d’insécurité en Île-de-France » de 2017 Une nette diminution du sentiment d’insécurité en Île-de-France

L’enquête « Victimation et sentiment d’insécurité », menée par l’IAU îdF et financée par la Région Île-de-France, est reconduite tous les deux ans depuis 2001. Elle vise à mesurer le sentiment d’insécurité et les atteintes dont la population francilienne est victime et à en suivre les évolutions au fil du temps. Elle complète ainsi les statistiques officielles de la délinquance enregistrée par les services de police et de gendarmerie nationales.

Pour la neuvième fois en 2017, les Franciliens ont été questionnés sur l’insécurité, réelle ou ressentie, à laquelle ils sont confrontés. Menée auprès de 10 500 habitants âgés de 15 ans et plus, elle est une source particulièrement riche d’informations.

 

Les principaux résultats de 2017 :

• Les Franciliens se sentent plus en sécurité, même si les transports en commun demeurent des espaces où la crainte d’être agressé ou volé est forte.

• L’inquiétude des Franciliens à l’égard de la menace terroriste est bien palpable début 2017, ils sont plus de trois sur cinq (62,6 %) à désigner le risque d’attentat comme étant le problème le plus préoccupant pour la société française en cette année.

• La victimation des Franciliens est en baisse. Cela concerne surtout les agressions tout venant et les atteintes envers les véhicules. Il s’agit d’ailleurs, pour ces dernières, du plus bas niveau enregistré depuis 2001.

 

Des progrès restent à faire :

 L’inégale répartition de l’insécurité à laquelle sont confrontés les Franciliens interpelle toujours et nécessite d’être prise en compte par les acteurs publics et privés concernés. Les constats suivants sont assez révélateurs :

· Les vols sans violence et les vols de deux-roues concernent plus les habitants de Paris et de sa petite couronne.

Toujours pour ce qui est des atteintes subies, il s’avère que les femmes sont plus exposées, même si la part d’entre elles victimes a globalement diminué. Et ce sont les principales victimes d’agressions sexuelles.

 

· En matière de peur, les habitants du parc social se différentient par une crainte d’être seul dans leur quartier le soir plus répandue. Une appréhension plus forte ressort aussi plus parmi les Franciliens qui résident dans les territoires urbanisés et denses de la région. C’est également le cas pour les femmes. L’écart entre les sexes est d’ailleurs particulièrement frappant pour ce qui est du sentiment d’insécurité (35,1 % des hommes, contre 64,6 % des femmes).

 

L’enquête fournit des informations d’autre nature qui peuvent se révéler utiles, comme par exemple concernant la perception qu’ont les Franciliens de leur quartier, y compris en matière de présence policière. À ce propos, des variations s’observent, notamment selon les territoires : la police est plus souvent perçue comme absente dans les secteurs plus ruraux, ou dans le parc social.

Toutes ces indications peuvent permettre d’améliorer les réponses aux attentes des Franciliens en matière de sécurité et, plus globalement, de leurs conditions de vie.

 

A l’occasion de cette présentation, Frédéric Péchenard, Vice-président de la Région Île-de-France chargé de la Sécurité et de l’Aide aux victimes a également apporté des éléments de bilan sur le bouclier de sécurité mis en place par la Région. Il s’agit d’un ensemble de mesures très concrètes, destinées à assurer une meilleure protection des Franciliens au quotidien.

 

 

 

Ainsi, depuis janvier 2016, le soutien à l’équipement des polices municipales a permis de soutenir 93 communes et EPCI pour un montant de 820 196 € (Ex : 163 véhicules, 415 gilets pare-balles, 372 bâtons de défense, 224 radios, 342 caméras piétons et embarquées, 17 scooters, …).

 

La Région a également soutenu l’équipement en vidéoprotection  de 127 communes et EPCI pour un montant de 9 964 796 €. Enfin, elle a assuré la sécurisation de 465 lycées publics et privés pour un montant de 23,03 M€.

 

 

Contact presse

IAU idf : Sandrine Kocki 01 77 49 75 78 /06 07 05 92 20

Région Île-de-France : Amélie Ghersinick 01 53 85 73 11 / 06 75 89 44 50