Corentin Le Cam

Que mangent les Franciliens en 2019 ?

Résultats de l’étude du CRÉDOC pour la Région Île-de-France

 

Que mangent les Franciliens en 2019 ? Pour répondre à cette question, et aux attentes des habitants, la Région Île-de-France a confié la réalisation d’une étude[1] inédite et approfondie au CRÉDOC (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie). Cette étude a été présentée lors des Assises de l’alimentation francilienne le 28 février au Salon International de l’Agriculture, dans le cadre du Pacte agricole que la Région a signé avec les agriculteurs franciliens. Voici les principaux enseignements de cette enquête qui nourriront le futur Plan régional pour l’alimentation francilienne auquel chacun est appelé à contribuer et qui sera présenté en séance plénière du Conseil régional à la fin de l’année 2019.

 

Fait maison, produits locaux et circuits de proximité à l’honneur

Si les Français sont réputés pour leur amour de la cuisine, les Franciliens ne font pas exception. Loin de là même, puisque la moitié d’entre eux plébiscite le « fait maison ». En effet, au sein de la population active et durant la semaine, ils sont 25% à déjeuner chez eux et 25% sur leur lieu de travail, en y apportant leur propre repas, préparé à domicile.

Parmi leurs critères de choix lors de leurs achats alimentaires, plus de la moitié des Franciliens opte pour des produits locaux d’Île-de-France : 18% en achètent au moins une fois par semaine et 33% au moins une fois par mois, ce qui montre que ce critère est aussi important qu’ailleurs en France. Les motivations ? Tout d’abord, la qualité gustative pour 57% mais aussi le fait de soutenir l’agriculture et l’économie régionales pour 28%.

Au-delà, environ 80% des Franciliens déclarent acheter des produits bio, AOP/IGP, Label Rouge ou locaux d’Île-de-France.

Quant aux points de vente que les Franciliens préfèrent pour faire leurs courses au quotidien, ils s’avèrent multiples, mais la tendance se montre favorable aux circuits de proximité :

marchés (75%), artisans spécialisés (73%), magasins de surgelés (71%), magasins bio (57%) et circuits courts (28%). A noter, qu’en parallèle, 40% des Franciliens se font aussi livrer des repas tout prêts et 27% des courses alimentaires.

 

L’implication de tout un territoire pour imaginer l’alimentation de demain

Riches d’enseignements, les résultats de cette étude du CRÉDOC ont servi de base à la réflexion lancée avec les premières Assises de l’alimentation francilienne.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du Pacte agricole, initié par la Région Île-de-France, visant à projeter tout un territoire à l’horizon 2030. Ces Assises ont pour ambition de mieux connaître les besoins et les attentes des 12 millions de consommateurs franciliens pour permettre aux agriculteurs, aux entreprises agroalimentaires et aux commerces franciliens de mieux y répondre et de lancer des projets porteurs en faveur d’une alimentation toujours plus locale, durable et de qualité, bénéfique à tous.

Aussi, pour valoriser les produits du territoire francilien, la Région a soutenu récemment la création de différentes marques, comme « Produit en Île-de-France / Made in Paris Region », décliné avec  « Agneau des Bergers d’Île-de-France » et « Nos bovins d’Île-de-France ». Fruit de la filière blé-farine-pain francilienne, la « baguette des Franciliens », présentée lors de cette édition 2019 du Salon International de l’Agriculture, participe de ce même esprit.

Des initiatives qui se multiplient avec l’idée de toujours mettre en lumière la richesse de la terre francilienne et une philosophie : manger bien, manger sain, manger francilien.

 

Contacts presse

Région Île-de-France : 01 53 85 63 14 – servicepresseatiledefrance [dot] fr

CERVIA : 01 47 57 85 62 – aleoniatvfcrp [dot] fr | 01 47 57 83 55 – vlangloisatvfcrp [dot] fr

 

[1] Méthodologie : enquête réalisée en ligne par le CRÉDOC pour la Région Île-de-France en février 2019 auprès d’un échantillon de 1 011 personnes, âgées de 18 ou plus et résidant en Île-de-France, selon la méthode des quotas.