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Débat d’orientations budgétaires 2018 : poursuite des économies et de l’investissement dans un contexte difficile

Le débat d’orientations budgétaires pour 2018 se déroule dans un contexte très contraint pour les finances régionales. La Région Île-de-France est confrontée à une baisse de ses recettes de l’ordre de 100 M€, soit -2,4 %, avec notamment la disparition, contraire aux engagements de l’Etat, du fonds de transition pour le développement économique et l’innovation doté de 55,1 M€ pour l’Ile-de-France.

La Région fait le choix de continuer à privilégier l’investissement au fonctionnement comme elle l’a fait ces deux dernières années. Cela passera par la poursuite de l’amaigrissement des dépenses de fonctionnement dans la ligne des années précédentes, avec - 2 % en 2018 (après deux années de baisse successives). Ces trois années de baisse des dépenses de fonctionnement permettront d’engager, entre 2015 et 2018, 290 M€ de dépenses de fonctionnement en moins. C'est au total plus de 700 M€ d'économies en cumulé en trois ans, soit près de 120 € par ménage Francilien.

La Région poursuit ses dépenses d’investissement avec une stabilisation à 1,9 Md€, après une année record en 2017 qui a dépassé le pic d'investissement de 2011. Cela représente un surcroît d’investissement cumulé de près de 600 M€ par rapport à 2015, principalement dans les domaines suivants :

- Transition écologique (transports, qualité de l’air, efficacité énergétique…)

- Emploi, formation (lycées, apprentissage…)

- Réduction des fractures territoriales (logement, politique de la ville…)

Ainsi, au bout de trois ans, la Région a rééquilibré son budget pour redevenir une collectivité d'investissement : la part de l'investissement dans les autorisations budgétaires passera à 47 % en 2018 alors qu’elle n’était que de 40% en 2015.

L’emprunt d’équilibre reste stable et la capacité de désendettement de la Région est inférieure à 8.

Par ailleurs, la Région va augmenter le temps de travail des agents de son siège pour se mettre en conformité avec la durée légale, ce qui se traduit par 5 jours de congés en moins par an. La baisse des effectifs du siège sera de 50 postes en moins en 2018, dans la ligne du plan annoncé en 2016,  soit une baisse de 100 salariés en deux ans et 150 à la fin 2018, via le non remplacement des départs à la retraite au siège et la sanctuarisation des effectifs des lycées. La Cour des comptes a d’ailleurs reconnu que l’Île-de-France est l’une des deux régions françaises qui a abaissé sa masse salariale entre 2015 et 2016.

Ces efforts de saine gestion ont été reconnus par les agences de notation et la Cour des comptes. En octobre 2017, Moodys note ainsi la Région Aa2, tout comme l’Etat, et souligne une « bonne performance opérationnelle, des pratiques saines de la gestion de la dette, une baisse des dépenses de fonctionnement, la poursuite d’une politique de maîtrise des dépenses de fonctionnement et une stratégie budgétaire prudente affichant des objectifs budgétaires crédibles à long terme ». Standard  & Poors soulignait en mai 2017 « une forte maitrise des charges de fonctionnement », également mise en évidence par le rapport de la Cour des comptes d’octobre 2017. En effet, la Région Île-de-France est une des cinq régions françaises qui a réduit ses charges de fonctionnement entre 2015 et 2016.

 

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